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BERTRAND GUAY / AFP
L’ex-otage de l’Iran Benjamin Brière, ici à Paris le 25 septembre 2025, avait dénoncé l’« abandon » de l’État français à son retour en France en 2023.
Après trois ans de prison en Iran, Benjamin Brière avait dénoncé « l’abandon » de l’État français. À son retour dans l’Hexagone en mai 2023, l’ex-otage, accusé d’« espionnage » et de « propagande » par la République islamique, s’était vu reprocher par un service des impôts français de ne pas avoir déclaré ses revenus. La Direction générale des Finances publiques dit « regretter », ce dimanche 12 avril, le traitement reçu par l’ancien voyageur arrêté en Iran à bord de son van.
« On m’a demandé pourquoi je n’avais rien déclaré depuis quatre ans. J’ai expliqué que j’étais en prison, que je n’avais pas pu le faire. Ce à quoi l’agente des impôts me dit que même en prison, on fait sa déclaration… Oui enfin moi j’étais dans une prison iranienne. “Dans ce cas, votre famille aurait pu le faire”, m’a-t-on répondu », avait raconté Benjamin Brière, âgé de 40 ans, dans les colonnes du Journal du Net.
Alors qu’il n’avait pu appeler sa famille « que dix minutes tous les trois mois » pendant les 1079 jours d’enfermement dans les geôles iraniennes, cette remarque acerbe de l’agente avait bouleversé Benjamin Brière.
Un « défaut d’accompagnement »
« Je n’existais plus aux yeux de la Sécurité sociale et de France Travail », déplorait également Benjamin Brière. Pour toucher les huit mois d’indemnités chômage auxquelles il avait droit, l’ex-otage de l’Iran avait dû contacter un député, qui avait lui-même parlé de son cas au ministère du Travail, rapporte Le Parisien.
Un parcours du combattant qui lui vaut aujourd’hui un « mea culpa » de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). « M. Brière a notamment fait un état d’un premier contact anormal avec une agente dans un service des impôts qui n’a pas perçu la gravité de sa situation. La réponse qui lui a été apportée est inacceptable », écrit l’organisme, dans un long message publié sur son compte X. Et d’assurer que sa « situation a été rapidement régularisée, avec tout le soin que méritait ce cas hors norme. »
« Ce défaut d’accompagnement est tout à fait contraire à nos valeurs », insiste la DGFiP, qui assure que « tout a été mis en œuvre pour s’assurer que ce type de situation ne puisse pas se reproduire. »
Dans une lettre ouverte adressée en janvier 2026 à Emmanuel Macron, Benjamin Brière, et quelque 80 anciens otages, avaient réclamé un accompagnement plus fort de l’État français et l’instauration de « droits clairs » et « opposables ».
À leur retour, le ministère des Affaires étrangères leur délivre une attestation établissant ce qu’ils ont vécu, avec des « conséquences déterminantes » sur la reconnaissance du préjudice subi, disent-ils. Certains se voient qualifiés d’« otage » ou de « victimes d’enlèvement », sans qu’ils ne sachent jamais sur quels critères. Benjamin Brière est considéré comme « détenu arbitraire ». D’autres, comme Camilo Castro, professeur de yoga libéré en novembre 2025 après cinq mois de détention au Venezuela, sont qualifiés de simples « détenus ». Comme « un vulgaire criminel », dénoncent ses proches.
L’Abandon de l’État : Quand Benjamin Brière se heurte à l’Administration
Après trois ans de détention en Iran, Benjamin Brière découvre que l’administration française a des priorités bien plus pressantes que son statut d’ex-otage.
Benjamin Brière, ex-otage de l’Iran, a dénoncé l’« abandon » de l’État français à son retour en mai 2023. Accusé d’« espionnage » et de « propagande » par la République islamique, il s’est vu reprocher par les impôts français de ne pas avoir déclaré ses revenus durant son incarcération. La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a exprimé son « regret » concernant le traitement réservé à cet ancien voyageur, mais le mal est fait.
Ce qui se passe réellement
Après trois ans à croupir dans une prison iranienne, Brière a été accueilli par un service des impôts qui lui a demandé pourquoi il n’avait rien déclaré depuis quatre ans. « J’étais en prison », a-t-il répondu. La réaction de l’agente des impôts ? « Même en prison, on fait sa déclaration… » Oui, mais pas dans une prison iranienne, où il ne pouvait appeler sa famille que « dix minutes tous les trois mois ». Une belle ironie, n’est-ce pas ?
Un « défaut d’accompagnement »
« Je n’existais plus aux yeux de la Sécurité sociale et de France Travail », a déploré Brière. Pour toucher ses huit mois d’indemnités chômage, il a dû faire appel à un député. Ce parcours du combattant a finalement valu un « mea culpa » de la DGFiP, qui a reconnu que la réponse reçue par Brière était « inacceptable ». Mais qui a vraiment besoin d’un accompagnement quand on a un État qui se soucie davantage des chiffres que des vies humaines ?
Pourquoi cela dérange
Cette situation met en lumière les incohérences d’un système qui prétend protéger ses citoyens tout en les abandonnant. Comment un ex-otage peut-il être traité comme un fraudeur fiscal ? Cela soulève des questions sur la manière dont l’État gère ses responsabilités envers ceux qui ont subi des injustices à l’étranger.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont graves : des anciens otages se retrouvent à la merci d’une bureaucratie déshumanisée, où les cases à cocher semblent plus importantes que les vies vécues. L’absence de soutien adéquat peut avoir des répercussions durables sur leur réintégration dans la société.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment l’État français, qui se vante de défendre les droits de l’homme à l’international, se retrouve à faire preuve d’une telle inhumanité envers ses propres citoyens. La promesse d’un soutien inconditionnel s’est transformée en une farce administrative. Loin des discours enflammés sur la protection des droits, la réalité est que les bureaucrates semblent plus préoccupés par les chiffres que par les vies humaines.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires observées dans d’autres pays, où les gouvernements se concentrent sur le contrôle et la répression plutôt que sur le soutien et la réhabilitation. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont également leurs propres histoires d’abandon des citoyens, mais il semble que la France ne soit pas en reste.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une augmentation des cas similaires, où les anciens otages se retrouvent piégés dans un système qui ne les reconnaît pas. La nécessité d’une réforme est plus urgente que jamais.
Sources
Source : www.huffingtonpost.fr





