Soupçonnée d’avoir participé à l’enlèvement, la torture et la disparition de dissidents pendant la dictature militaire du général Augusto Pinochet (1973-1990), Adriana Rivas a perdu son combat juridique contre son extradition depuis l’Australie, où elle s’était installée depuis 1978. Aujourd’hui âgée de 72 ans, cette ex-agente de la Dina – police politique qui a opéré durant les années les plus sanglantes de la dictature en comptant jusqu’à 60 000 employés – était réclamée par la justice de son pays depuis 2014.
Table Of Content
La nouvelle, annoncée ce lundi, a notamment été saluée sur X par le Parti communiste chilien (PCC), qui a réclamé la « fin de l’impunité (pour qu’elle) réponde de ses crimes devant la justice ». Adriana Rivas se voit notamment reprochée d’avoir directement participé à la séquestration de Victor Diaz, ex-dirigeant national de la Centrale unitaire des travailleurs et sous-secrétaire du PCC, de Reinalda Pereira, une militante communiste enceinte au moment des faits, ainsi que de cinq autres militants.
Être le journal de la paix, notre défi quotidien
Depuis Jaurès, la défense de la paix est dans notre ADN.
- Qui informe encore aujourd’hui sur les actions des pacifistes pour le désarmement ?
- Combien de médias rappellent que les combats de décolonisation ont encore cours, et qu’ils doivent être soutenus ?
- Combien valorisent les solidarités internationales, et s’engagent sans ambiguïté aux côtés des exilés ?
Nos valeurs n’ont pas de frontières.
Aidez-nous à soutenir le droit à l’autodétermination et l’option de la paix.
Je veux en savoir plus !
La Tortionnaire de Pinochet : Retour à la Maison, mais Pas de Répit pour l’Impunité
Adriana Rivas, ex-agente de la Dina, perd son combat contre l’extradition. Une victoire pour la justice chilienne ou un nouveau chapitre de l’impunité ?
Il y a des nouvelles qui font plus de bruit qu’un coup de feu dans une salle de torture. Ce lundi, la justice australienne a décidé d’extrader Adriana Rivas, 72 ans, ex-agente de la police politique de Pinochet, vers le Chili. Une décision qui, pour certains, sonne comme une victoire, mais pour d’autres, elle est simplement un rappel que l’impunité a encore de beaux jours devant elle.
Ce qui se passe réellement
Soupçonnée d’avoir participé à l’enlèvement, la torture et la disparition de dissidents pendant la dictature militaire du général Augusto Pinochet (1973-1990), Rivas a été réclamée par la justice chilienne depuis 2014. L’ex-agente de la Dina, qui a opéré durant les années les plus sombres de la dictature, a perdu son combat juridique contre son extradition depuis l’Australie, où elle s’était installée depuis 1978. Le Parti communiste chilien (PCC) a salué cette décision, appelant à la « fin de l’impunité » pour que Rivas puisse enfin répondre de ses crimes.
Pourquoi cela dérange
La question qui se pose est : pourquoi tant de temps pour traduire en justice une femme qui a été au cœur d’un système de terreur ? Rivas, accusée d’avoir participé à la séquestration de Victor Diaz, ex-dirigeant national de la Centrale unitaire des travailleurs, et de Reinalda Pereira, militante enceinte, incarne une impunité qui semble s’étendre comme une ombre sur le Chili. Pendant que les victimes attendent justice, les bourreaux continuent de vivre paisiblement, loin des conséquences de leurs actes.
Ce que cela implique concrètement
Cette extradition pourrait-elle marquer le début d’une nouvelle ère pour la justice chilienne ? Ou est-ce simplement un coup de communication pour apaiser les esprits tout en laissant les véritables responsables de la terreur impunis ? Les promesses de justice se heurtent à la réalité d’un système qui peine à juger ceux qui ont orchestré des atrocités.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir comment les discours politiques se contredisent. D’un côté, on nous promet que la justice sera faite, que les victimes seront entendues. De l’autre, on laisse des criminels comme Rivas vivre tranquillement pendant des décennies. C’est un peu comme si on disait à un enfant qu’il peut manger des bonbons, mais seulement après avoir fini ses légumes, tout en lui laissant le pot de bonbons à portée de main.
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire des parallèles avec d’autres régimes autoritaires. Les États-Unis, avec leur soutien à des dictatures à travers le monde, ou la Russie, qui continue de réprimer toute dissidence, montrent que l’impunité n’est pas l’apanage du Chili. La question reste : quand les puissants seront-ils enfin tenus responsables de leurs actes ?
À quoi s’attendre
Si l’on se fie aux tendances actuelles, il est probable que cette extradition ne soit qu’un coup d’épée dans l’eau. Les promesses de justice risquent de se heurter à la réalité d’un système judiciaire qui, comme un vieux moteur, peine à démarrer. Les victimes, elles, continueront d’attendre.
Sources




