La Suisse : un pays de vieux, où les jeunes sont en voie de disparition

Pour la première fois, la population de 65 ans et plus dépasse celle des moins de 20 ans. Une tendance inquiétante qui soulève des questions sur l’avenir du pays.

INTRODUCTION : La Suisse, ce havre de paix, se retrouve face à un paradoxe démographique. Pour la première fois, la population résidante permanente de 65 ans ou plus est plus nombreuse que celle de moins de 20 ans. Une situation qui pourrait faire sourire les partisans de l’âge d’or, mais qui soulève des interrogations sur l’avenir du pays.

Ce qui se passe réellement

Fin 2025, la Suisse comptera 9 124 300 résidents permanents, une hausse de 0,8% par rapport à l’année précédente, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS). Cependant, cet accroissement est inférieur à celui de 2024. La population a augmenté dans tous les cantons, avec une croissance notable à Schaffhouse (+1,6%), Bâle-Ville (+1,4%) et en Valais (+1,3%). En revanche, Glaris et le Tessin sont à la traîne (+0,2%).

Pour la première fois, le nombre de personnes âgées (1 811 000) dépasse celui des jeunes (1 802 000). Chacun de ces groupes représente environ 20% de la population totale. L’espérance de vie atteint 86,3 ans pour les femmes et 82,7 ans pour les hommes en 2025.

Les naissances baissent, les décès stagnent

Les naissances continuent de baisser, mais à un rythme plus lent (-0,5% en 2025). Le nombre moyen d’enfants par femme est de 1,28. Une diminution est observée dans 18 des 26 cantons, tandis que quelques cantons comme Genève et Vaud affichent une légère hausse.

Le nombre de décès s’élève à 71 700, légèrement inférieur à 2024. Environ 35 000 mariages ont eu lieu, mille de moins que l’année précédente, et les divorces ont également diminué. Selon l’OFS, près de deux mariages sur cinq pourraient se terminer par un divorce.

Les immigrations des Suisses ont augmenté (+2,5%), tandis que celles des étrangers ont diminué (-4,5%). En 2025, le total d’immigration est de 204 600, un recul de 3,8% par rapport à l’année précédente.

Pourquoi cela dérange

Cette inversion démographique soulève des questions sur la pérennité des politiques sociales et économiques. Comment un pays peut-il prospérer avec une population vieillissante et un nombre de jeunes en déclin ? Les promesses de croissance et de dynamisme semblent s’effriter face à cette réalité.

Ce que cela implique concrètement

Une population vieillissante pourrait signifier une pression accrue sur les systèmes de santé et de retraite. Qui va financer les retraites des baby-boomers si les jeunes ne sont pas là pour contribuer ? Les conséquences pourraient être désastreuses pour l’économie suisse.

Lecture satirique

Les discours politiques sur la nécessité de « protéger notre mode de vie » prennent une tournure ironique. Alors que le gouvernement se préoccupe de l’immigration, il semble oublier que la vraie crise démographique se joue à l’intérieur de ses frontières. Peut-être que les jeunes fuient non pas à cause des étrangers, mais à cause des politiques qui les ignorent ?

Effet miroir international

En regardant au-delà des Alpes, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec des pays comme les États-Unis ou la Russie, où les discours nationalistes et anti-immigration dominent. Les conséquences sont similaires : une population vieillissante, des tensions sociales et une incapacité à attirer les jeunes talents. La Suisse, en suivant cette voie, pourrait bien se retrouver dans une situation similaire.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, la Suisse pourrait devenir un pays de retraités, où les jeunes sont de plus en plus rares. Une situation qui pourrait transformer le paysage politique et social du pays dans les années à venir.

Sources

Source : www.letemps.ch

Visuel — Source : www.letemps.ch
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