La Suisse pourrait abandonner l’achat du système de défense antiaérienne Patriot

La Suisse, ce bastion de la neutralité, envisage de renoncer à son système de défense Patriot, tout cela à cause de retards de livraison. Qui aurait cru que la ponctualité serait une question de sécurité nationale ?

INTRODUCTION : La situation devient cocasse. La Suisse, célèbre pour ses horlogers, se retrouve à jongler avec des délais de livraison qui feraient rougir un vendeur de montres. Le ministre de la défense, Martin Pfister, a déclaré que « l’abandon est toujours une option en cas de retard ». Comme si la défense nationale pouvait se résumer à un simple bon de commande en souffrance.

Ce qui se passe réellement

La Suisse pourrait abandonner l’achat du système de défense antiaérienne Patriot, à la suite de retards de livraison. « Un abandon est toujours une option en cas de retard », a annoncé mercredi le ministre de la défense, Martin Pfister, à l’agence de presse Keystone-ATS, après la confirmation un peu plus tôt par le département fédéral de la défense de la suspension des paiements « jusqu’à ce que les Etats-Unis aient annoncé fermement les nouvelles dates de livraison et échéances de paiement ».

Cette suspension avait été décidée à l’automne 2025 après que Washington eut annoncé que la livraison du système Patriot serait retardée en raison de son soutien à l’Ukraine. « Nous partons encore du principe que nous serons livrés mais nous ne savons pas quand », a poursuivi M. Pfister, précisant évaluer les différentes options avec les Etats-Unis. « Un éventuel abandon en fait partie mais nous n’en connaissons pas les conditions », a-t-il ajouté.

La semaine dernière, le Conseil fédéral (le gouvernement suisse) avait fait savoir que les Etats-Unis contournaient ce gel des paiements, en transférant les paiements suisses destinés aux avions de combat F-35 vers le compte du système de défense antiaérienne Patriot. Une manœuvre autorisée, a affirmé aux médias suisses Urs Loher, le directeur général de l’armement pour le département fédéral.

Toutefois, « si la liquidité du fonds descend en dessous d’un seuil critique, des projets peuvent être suspendus, voire abandonnés en cas de nouvelle baisse », a précisé le département fédéral de la défense, soulignant que « cela pourrait non seulement concerner l’acquisition du système Patriot, mais aussi l’ensemble du portefeuille suisse dans le cadre du programme FMS (Foreign Military Sales) avec les Etats-Unis ».

Washington a déclaré qu’il informerait la Suisse ces prochaines semaines de la suite des opérations, des délais de livraison ainsi que des coûts et des conséquences d’une éventuelle interruption, a encore noté le département fédéral de la défense, qui a précisé qu’une recommandation sur ce dossier serait transmise « d’ici à la fin de juin 2026 » au Conseil fédéral.

Début mars, le gouvernement avait annoncé sa volonté d’examiner l’acquisition d’un système de défense sol-air de longue portée supplémentaire, de préférence produit en Europe. Ce système s’ajouterait au Patriot, dont l’achat avait été décidé en 2021 et dont le retard de livraison avait été évalué en mars par Berne à une durée de quatre à cinq ans.

Le mois dernier, la Suisse avait aussi estimé ne pouvoir acquérir que 30 avions de combat américains F-35A, au lieu de 36, en raison des surcoûts liés notamment à l’inflation et à l’évolution des prix des matières premières.

Pourquoi cela dérange

Il est fascinant de voir comment la Suisse, ce modèle de rigueur et d’efficacité, se retrouve à la merci de retards de livraison. L’absurdité de la situation est telle qu’on pourrait presque croire que les États-Unis ont décidé de jouer à cache-cache avec les Suisses, tout en leur faisant miroiter un système de défense qui semble aussi fiable qu’un train en retard.

Ce que cela implique concrètement

Si la Suisse abandonne le système Patriot, cela pourrait avoir des répercussions sur sa sécurité nationale. Mais qui a besoin de défense quand on peut simplement attendre que les États-Unis se décident à livrer ?

Lecture satirique

Le discours politique est un véritable festival de contradictions. D’un côté, on nous promet une défense moderne et efficace, de l’autre, on se retrouve à jongler avec des délais de livraison qui feraient passer un rendez-vous chez le dentiste pour une promenade de santé. La réalité semble bien éloignée des promesses, et la neutralité suisse se transforme en une danse maladroite entre attentes et désillusions.

Effet miroir international

Dans un monde où les politiques autoritaires et ultraconservatrices semblent prendre le pas sur la raison, la Suisse, avec ses hésitations, fait presque figure de clown triste. Pendant que d’autres nations s’armement à tour de bras, la Suisse se demande si elle doit vraiment investir dans un système de défense qui, au final, pourrait ne jamais arriver.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, la Suisse pourrait bien se retrouver à la croisée des chemins : abandonner un système de défense qu’elle a déjà payé, ou continuer à espérer que les États-Unis se réveillent un jour avec un calendrier de livraison. Un dilemme qui, à l’échelle nationale, pourrait avoir des conséquences bien plus graves qu’un simple retard de livraison.

Sources

Source : www.lemonde.fr

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