La Striure Brune du Manioc : Une Maladie Qui Fait Plus de Mal que les Discours Politique

La maladie de la striure brune du manioc, un virus qui ronge les racines, menace de s’étendre en Afrique de l’Ouest, tandis que les promesses politiques s’effritent comme les tubercules malades.

Il semblerait que le manioc, ce héros méconnu de l’alimentation africaine, soit à nouveau en danger. Selon un rapport de l’East African Journal of Science, Technology and Innovation, la striure brune, qui a longtemps fait des ravages en Afrique centrale et de l’Est, pourrait bien s’inviter à la fête en Afrique de l’Ouest. Un véritable coup de théâtre, n’est-ce pas ? Pendant que certains se battent pour des voix, d’autres luttent pour des tubercules.

Ce qui se passe réellement

La striure brune du manioc, une maladie virale qui attaque les tubercules, provoque des nécroses aux racines, rendant ces dernières impropres à la consommation. Cette maladie existe depuis plus de 50 ans et pourrait resurgir dans des foyers habituels de propagation comme la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi. Ces pays, après avoir subi des pertes de récoltes, réussissent aujourd’hui à contrôler la maladie. Au Rwanda, par exemple, l’usine de transformation de manioc de Kinazi a failli fermer à cause de l’insuffisance de la matière première. Mais, miracle ! Le pays a réussi à contenir le virus, et l’excédent est même exporté vers des pays voisins. Mais la menace n’est pas complètement écartée.

Comment le Rwanda a-t-il réussi à maîtriser cette maladie ? Quelles mesures ont été mises en place pour éviter de nouvelles propagations ?

À consulter : le rapport de l’East African Journal of Science, Technology and Innovation

Invités :

  • Micheline Inamahoro, directrice de la recherche à l’ISABU, l’institut des sciences agronomiques du Burundi
  • Athanase Nduwumuremyi, docteur en sciences agronomiques et spécialiste des cultures racines et tubercules, coordinateur du programme de recherche sur les racines et tubercules au Rwanda.

Radio partenaire : Radio communautaire Pangi Maendeleo en RDC.

Pourquoi cela dérange

Il est fascinant de constater que pendant que certains gouvernements se battent pour des élections, d’autres se battent pour la survie de leur alimentation de base. La striure brune du manioc ne fait pas que menacer les récoltes ; elle met également en lumière l’inefficacité des politiques agricoles dans des régions où la sécurité alimentaire devrait être une priorité. Les promesses de prospérité agricole semblent souvent aussi creuses que les tubercules malades.

Ce que cela implique concrètement

La résurgence de cette maladie pourrait entraîner des pénuries alimentaires, augmentant ainsi la dépendance à l’aide internationale. Pendant que les dirigeants se congratulent pour leurs « réformes », les paysans se battent contre un virus qui ne connaît ni frontières ni promesses politiques.

Lecture satirique

Les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité. Pendant que les politiciens se pavanent sur des scènes internationales, le manioc, ce modeste tubercule, se retrouve en première ligne d’une bataille pour la survie. Ironiquement, alors que certains prônent la souveraineté alimentaire, d’autres semblent plus préoccupés par la souveraineté électorale.

Effet miroir international

Si l’on regarde au-delà des frontières, les politiques autoritaires aux États-Unis et en Russie, qui ignorent les besoins fondamentaux de leur population, trouvent un écho dans cette crise. La striure brune du manioc pourrait bien être le symbole d’une lutte plus vaste contre l’indifférence des élites face aux réalités du terrain.

À quoi s’attendre

Si les mesures de contrôle ne sont pas renforcées, la striure brune pourrait bien s’étendre, transformant une crise agricole en une catastrophe humanitaire. Les promesses politiques doivent être accompagnées d’actions concrètes, sinon le manioc ne sera pas le seul à souffrir.

Sources

Source : www.rfi.fr

Visuel — Source : www.rfi.fr
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