Table Of Content
- 7 % des personnes vivant sous le seuil de pauvreté ne sont pas couvertes par une complémentaire santé en 2023
- Une non-couverture en légère baisse depuis 2010
- Une non-couverture qui s’explique souvent par des raisons financières
- Une absence de couverture plus fréquente chez les ménages modestes et les chômeurs
- Un mode de souscription à la complémentaire santé qui varie en fonction du statut socioprofessionnel
- Des souscripteurs moins satisfaits en Île-de-France
- Pour en savoir plus
- Ce qui se passe réellement
- 7 % des personnes vivant sous le seuil de pauvreté ne sont pas couvertes par une complémentaire santé en 2023
- Une non-couverture en légère baisse depuis 2010
- Une non-couverture qui s’explique souvent par des raisons financières
- Une absence de couverture plus fréquente chez les ménages modestes et les chômeurs
- Un mode de souscription qui varie en fonction du statut socioprofessionnel
- Des souscripteurs moins satisfaits en Île-de-France
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
Cette étude s’appuie sur l’enquête de l’Insee Statistiques sur les Ressources et les Conditions de vie (SRCV). En 2023, 20 000 ménages ont été interrogés sur leur situation financière, leur bien-être et leur couverture par une complémentaire santé.
7 % des personnes vivant sous le seuil de pauvreté ne sont pas couvertes par une complémentaire santé en 2023
En 2023, l’absence de couverture par une complémentaire santé concerne 3,4 % de la population en France hors Mayotte. Si cette part s’est considérablement réduite depuis 25 ans, elle est relativement stable voire en légère baisse, depuis 2010 et demeure toujours plus élevée chez les plus modestes : 7 % des personnes vivant sous le seuil de pauvreté ne sont pas couvertes en 2023 (graphique).
Graphique – Part de la population sans couverture complémentaire, de 1996 à 2023
Lecture > En 2023, 3,4% de la population française hors Mayotte n’est pas couverte par une complémentaire santé.
Champ > France hors Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire.
Source > Pierre (2022) ; Irdes, ESPS ; Insee, SRCV ; Drees, EHIS.
Une non-couverture en légère baisse depuis 2010
Dans les années 2000, la mise en place de dispositifs publics à destination des plus modestes (CMU-C et ACS, aujourd’hui remplacés par la complémentaire santé solidaire) augmente la couverture de la population par une complémentaire santé. La généralisation en 2016 de la complémentaire santé d’entreprise contribue, dans une moindre mesure, à l’extension de la couverture, et réduit les inégalités au sein des salariés du secteur privé. L’extension de ce dispositif aux salariés de la fonction publique à partir du 1er janvier 2025 pourrait permettre une nouvelle baisse de la non-couverture ; la baisse devrait cependant être faible car les agents publics disposaient déjà très majoritairement d’une couverture avant l’extension du dispositif.
Une non-couverture qui s’explique souvent par des raisons financières
L’absence de couverture s’explique d’abord par des raisons financières : une personne non-couverte sur trois déclare ainsi ne pas avoir les moyens de souscrire à une complémentaire santé. Par ailleurs, 15 % des personnes non-couvertes déclarent ne pas en avoir besoin, 12 % être en cours d’adhésion, et 10 % ne pas penser ou avoir le temps de souscrire à une complémentaire santé.
Une absence de couverture plus fréquente chez les ménages modestes et les chômeurs
7 % des personnes vivant sous le seuil de pauvreté ne sont pas couvertes par une complémentaire santé, malgré l’existence de la complémentaire santé solidaire (C2S) en faveur des plus modestes. Les chômeurs et les étrangers présentent des taux de non-couverture élevés, proches de 10 %. C’est aussi le cas, dans une moindre mesure, des ménages monoparentaux (5 %). Parmi les personnes vivant seules, les hommes sont plus souvent non-couverts que les femmes (6 % contre 2 %) alors qu’ils sont pourtant plus aisés. Concernant les personnes reconnues en affection de longue durée (ALD), celles-ci ne renoncent pas davantage à la complémentaire que les autres, malgré un meilleur remboursement par l’assurance maladie obligatoire des dépenses liées à leur maladie.
Un mode de souscription à la complémentaire santé qui varie en fonction du statut socioprofessionnel
Lorsqu’elles sont couvertes, les personnes bénéficient de contrats très différents selon leur situation professionnelle. En 2023, 44 % de la population est couverte par un contrat d’entreprise ou de la fonction publique (74 % parmi les salariés), 42 % par un contrat individuel (91 % parmi les retraités), 11 % par la C2S (40 % parmi les chômeurs).
Des souscripteurs moins satisfaits en Île-de-France
Parmi les souscripteurs, la satisfaction vis-à-vis des remboursements des complémentaires santé varie fortement d’un type de contrat à l’autre. Les souscripteurs de la C2S sont les plus satisfaits, tandis que les souscripteurs d’une complémentaire individuelle sont les moins satisfaits. De fait, la C2S protège ses bénéficiaires des restes à charge, notamment via l’exonération des dépassements d’honoraires, tandis que les contrats d’entreprise présentent en moyenne de meilleures garanties que les contrats individuels. La satisfaction vis-à-vis des remboursements varie aussi selon la région de résidence. Elle est généralement plus faible en Île-de-France, ce qui pourrait s’expliquer en partie par des pratiques de dépassements plus fréquentes dans cette région.
Pour en savoir plus
• Fouquet, M. (2020, octobre). Une hausse modérée de la couverture de la population après la généralisation de la complémentaire santé d’entreprise. Drees, Études et résultats, 1166.
• Lapinte, A., Pollak, C., Solotareff, R. (dir.) (2024, juillet). La complémentaire santé : acteurs, bénéficiaires, garanties – Édition 2024. Paris, France : Drees, coll. Panoramas de la Drees-Santé.
La Santé, un Luxe pour les Pauvres : 7 % des Plus Modestes à la Rue des Complémentaires
En 2023, 7 % des personnes vivant sous le seuil de pauvreté en France n’ont pas de complémentaire santé. Une situation qui soulève des questions sur l’efficacité des politiques publiques.
Alors que les discours politiques s’enflamment autour de la nécessité d’une couverture santé universelle, la réalité est plus cruelle : 7 % des personnes vivant sous le seuil de pauvreté ne sont pas couvertes par une complémentaire santé. Oui, vous avez bien lu, en 2023, alors que les promesses de protection sociale résonnent encore dans les couloirs du pouvoir, une partie de la population se retrouve à la merci des frais médicaux. Ironique, n’est-ce pas ?
Ce qui se passe réellement
Cette étude s’appuie sur l’enquête de l’Insee Statistiques sur les Ressources et les Conditions de vie (SRCV). En 2023, 20 000 ménages ont été interrogés sur leur situation financière, leur bien-être et leur couverture par une complémentaire santé.
7 % des personnes vivant sous le seuil de pauvreté ne sont pas couvertes par une complémentaire santé en 2023
En 2023, l’absence de couverture par une complémentaire santé concerne 3,4 % de la population en France hors Mayotte. Si cette part s’est considérablement réduite depuis 25 ans, elle est relativement stable voire en légère baisse depuis 2010 et demeure toujours plus élevée chez les plus modestes : 7 % des personnes vivant sous le seuil de pauvreté ne sont pas couvertes en 2023.
Une non-couverture en légère baisse depuis 2010
Dans les années 2000, la mise en place de dispositifs publics à destination des plus modestes (CMU-C et ACS, aujourd’hui remplacés par la complémentaire santé solidaire) a augmenté la couverture de la population. Mais la généralisation en 2016 de la complémentaire santé d’entreprise n’a pas été la panacée. L’extension de ce dispositif aux salariés de la fonction publique à partir du 1er janvier 2025 pourrait permettre une nouvelle baisse de la non-couverture, mais ne nous faisons pas d’illusions : les agents publics étaient déjà majoritairement couverts.
Une non-couverture qui s’explique souvent par des raisons financières
Une personne non-couverte sur trois déclare ne pas avoir les moyens de souscrire à une complémentaire santé. Voilà un bel exemple de la façon dont les politiques publiques semblent ignorer la réalité économique des plus démunis. 15 % des personnes non-couvertes affirment ne pas en avoir besoin, tandis que 12 % sont en cours d’adhésion. Mais qui a le temps de s’occuper de ça quand on lutte pour joindre les deux bouts ?
Une absence de couverture plus fréquente chez les ménages modestes et les chômeurs
Les chômeurs et les étrangers présentent des taux de non-couverture élevés, proches de 10 %. C’est aussi le cas, dans une moindre mesure, des ménages monoparentaux (5 %). Les hommes vivant seuls sont plus souvent non-couverts que les femmes, malgré des revenus plus élevés. Une belle ironie, n’est-ce pas ?
Un mode de souscription qui varie en fonction du statut socioprofessionnel
En 2023, 44 % de la population est couverte par un contrat d’entreprise ou de la fonction publique, tandis que 42 % sont couverts par un contrat individuel. Les chômeurs, eux, se contentent de la C2S à hauteur de 11 %. Une hiérarchie des soins qui en dit long sur notre société.
Des souscripteurs moins satisfaits en Île-de-France
La satisfaction vis-à-vis des remboursements varie fortement d’un type de contrat à l’autre. Les souscripteurs de la C2S sont les plus satisfaits, tandis que ceux d’une complémentaire individuelle sont les moins satisfaits. En Île-de-France, la satisfaction est généralement plus faible, ce qui pourrait s’expliquer par des pratiques de dépassements plus fréquentes.
Pourquoi cela dérange
Les incohérences sont flagrantes : alors que l’État se vante de ses dispositifs de couverture, une part non négligeable de la population reste à l’écart. Les promesses de protection sociale semblent s’évaporer face à la réalité des chiffres.
Ce que cela implique concrètement
Pour les 7 % de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, cela signifie des choix déchirants entre se soigner ou se nourrir. Une situation qui devrait faire réfléchir les décideurs, mais qui semble plutôt les laisser indifférents.
Lecture satirique
Les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité. Pendant que certains se battent pour des réformes qui ne touchent que les plus nantis, les plus vulnérables continuent de souffrir en silence. Une belle illustration de la fracture sociale qui se creuse chaque jour un peu plus.
Effet miroir international
En observant les politiques de santé aux États-Unis ou en Russie, on constate que les dérives autoritaires et ultraconservatrices ne sont pas l’apanage d’un seul pays. La santé devient un privilège, un luxe, et non un droit fondamental. Un parallèle inquiétant à ne pas ignorer.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, nous pourrions assister à une aggravation de la situation. Les inégalités en matière de santé ne feront que se creuser, et les plus modestes continueront d’être laissés pour compte.
Sources
Source : drees.solidarites-sante.gouv.fr



