La Santé au Somaliland : Entre Promesses et Réalités

Dans un pays où la mortalité infantile atteint des sommets, le centre de santé de Habaas Weyn se veut un phare d’espoir. Mais à quel prix ?

À 40 kilomètres de Hargeisa, la capitale du Somaliland, le centre de santé de Habaas Weyn se dresse comme un mirage dans l’immensité aride. Une structure qui, malgré ses trois ans d’existence, peine à faire face à un taux de mortalité infantile qui ferait frémir n’importe quel pays civilisé : 106 enfants sur 1 000 meurent avant l’âge de cinq ans, un triste record mondial, juste derrière le Niger.

Ce qui se passe réellement

Le centre de santé, baptisé Hiil Hooyo, est la seule lueur d’espoir pour environ 8 000 personnes, principalement des éleveurs semi-nomades. Les sages-femmes, comme Nimco Abdi, témoignent des défis quotidiens : « Les femmes accouchent chez elles, car elles n’ont ni voiture ni argent pour se rendre à la clinique ». Une réalité qui souligne l’ironie d’un système de santé qui se veut accessible mais qui, en réalité, reste inatteignable pour les plus vulnérables.

Pourquoi cela dérange

Les chiffres sont accablants, mais ils ne semblent pas émouvoir les décideurs. Edna Adan, figure emblématique de la lutte pour la santé des femmes au Somaliland, dénonce le manque de moyens alloués par les Nations Unies, trop préoccupées par le gouvernement de Mogadiscio. « À l’époque, nous n’avions que 13 médecins au Somaliland », rappelle-t-elle, un constat qui fait écho à l’absence de soutien international.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette négligence sont tragiques. Les infections et les complications liées à l’excision, pratiquée sur 99 % des femmes somalilandaises, exacerbent la mortalité maternelle. Edna Adan, après des décennies de combat, commence à voir des résultats, mais le chemin reste semé d’embûches.

Lecture satirique

La promesse d’un avenir meilleur pour les femmes et les enfants du Somaliland semble être un discours creux, une belle déclaration qui ne se traduit pas dans la réalité. Pendant que les dirigeants se congratulent sur les avancées, les femmes continuent de mourir en silence, accouchant dans des conditions précaires, sans accès aux soins nécessaires.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires et les politiques ultraconservatrices à l’échelle mondiale. Pendant que certains pays se battent pour des droits fondamentaux, d’autres, comme le Somaliland, restent à la traîne, piégés dans un cycle de négligence et d’inefficacité.

À quoi s’attendre

Les efforts d’Edna Adan et de ses collègues pourraient, à terme, porter leurs fruits. Mais tant que les promesses politiques ne se traduisent pas en actions concrètes, la situation ne fera qu’empirer. Les femmes et les enfants du Somaliland méritent mieux qu’un discours vide de sens.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Visuel — Source : www.lemonde.fr
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