Kemer perzh en darvoud-mañ gant un tamm a follentez en ur vont treuzwisket, niverus, gant sonerezh… Se zo plijadur ar Redadeg. Koulskoude eo ret da bep hini soursial ouzh ar surentez ivez.

An heuliadeg

Evit ar re a gemero perzh evit ar wech kentañ, setu penaos e vo an heuliadeg :

Heuliadeg / Convoi

An oto kentañ a dremeno a-raok ar c’harr-samm buheziñ hag ar youlidi a zo enni a roio deoc’h an all titouroù ho po ezhomm evit redek ho km. Int :

  • a ditouro ac’hanoc’h e-pelec’h ‘mañ erruet ar c’harr-samm buheziñ (dale pe lañs)
  • a wirieka m’ho peus ho tosar niverennet (m’ho peus c’hoant da gaout meur a hini e c’halloc’h ivez moullañ ha livañ lod all. (Moullit ho tosar). Un digarez a-feson da bediñ ho mignoned, ho familhoù ha ho kenlabourerien da redek ganeoc’h evit lidañ hoc’h engouestl evit ar brezhoneg !

    An hini nemetañ/nemeti a vioc’h o tougen ar vazh-test ofisiel a raio an 2226 km eus Lannuon da Naoned. Gellout a rit pediñ ar re a zeuio ganeoc’h da sevel o bazh-test dezho : Savit ho pazh-test. Ul labour-dorn brav dudius ha pedagogel da ginnig d’ho pugale ha bugale vihan ivez !

Kemer ar vazh

panell km214 - 2021 panell kmMar plij bezit war al lec’h ur c’hardeur a-raok an eur tremen e-kichen ho panell (Sellit ouzh ar gartenn enlinenn evit kaout lec’h resis ho panell km ha klikit war ar c’hlogorennoù livet a zo a-hed an hent).

  • E-pad an devezh, chomit pell eus ar c’harr-samm buheziñ mar plij, 10 metrad hent etre c’hwi hag ar c’harr-samm eo mat.
  • E-pad an noz, na zisoñjit ket ho jiletenn velen hag ho lampoù chakod pe lampoù-tal ha chomit pell eus ar c’harr-samm buheziñ mar plij, 5 metrad hent etre c’hwi hag ar c’harr-samm eo mat.

Dav eo d’ar c’harr-samm heuliañ ho lusk ha n’eo ket ar c’hontrol !

Savit uhel ar vazh-test… evit ar foto !

Evezhiañs

Tudenn mamm-gozhBrav e vo an aergelc’h sur a-walc’h met chomit war evezh pa baouezit da redek. Chomit war du dehoù an hent ha diwallit evit treuziñ an hent ha bale war bord an hent da c’houde. Touellet e c’hellfec’h bezañ gant an otoioù : forzh peur e c’hell c’hoarvezout traoù dic’hortoz.

Atebegezh

Na laoskit ket ur bugel redek betek pell diskrog, chom a rit atebek deusoutañ/deusouti. Ne c’hello ket tud ar redadeg ambroug anezhañ/anezhi.

Ma laoskit ho pugel bras (dindan 18 vloaz) da redek diskrog, leugnit mar plij ar folenn aotreañ goulennet gant ar prefetioù. Roet e vo da garr kentañ an heuliadeg. (amañ evit pellgargañ).

Mall zo warnomp gwelout ac’hanoc’h war hentoù Breizh. Prientit ho potoù-sport, ho mousc’hoarzh brav-kaer, al loc’hañ zo tost !

Betek an trec’h !

La Redadeg : un marathon linguistique ou une course à la survie ?

La Redadeg, événement festif et linguistique, se transforme en un parcours d’obstacles pour les participants. Entre joie et vigilance, la question se pose : est-ce vraiment une célébration de la culture bretonne ou un simple prétexte pour ignorer les véritables enjeux de la langue ?

Ce qui se passe réellement

La Redadeg, c’est un événement qui attire des milliers de participants pour une course de relais à travers la Bretagne, promouvant la langue bretonne. Cette année, le parcours s’étend sur 2226 km, de Lannuon à Naoned, avec un appel à la mobilisation pour la langue bretonne. Les participants doivent respecter des consignes strictes, comme garder une distance de sécurité par rapport aux véhicules de soutien et s’assurer de porter des équipements de sécurité.

Les organisateurs insistent sur l’importance de la sécurité, tout en encourageant les coureurs à se rassembler et à célébrer la culture bretonne. Mais derrière cette façade de convivialité, une question se pose : la Redadeg est-elle vraiment une réponse efficace aux menaces qui pèsent sur la langue bretonne ?

Pourquoi cela dérange

La Redadeg, bien qu’elle semble être une belle initiative, soulève des incohérences. D’un côté, on célèbre la langue bretonne avec enthousiasme, mais de l’autre, les politiques linguistiques restent souvent en deçà des attentes. Les promesses de soutien à la langue bretonne se heurtent à la réalité d’un manque de ressources et d’engagements concrets de la part des autorités.

Il est ironique de voir des participants courir pour défendre une langue qui peine à trouver sa place dans les institutions officielles. La Redadeg devient alors un symbole de cette lutte, mais aussi un moyen de détourner l’attention des véritables problèmes auxquels la langue est confrontée.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette situation sont claires : la langue bretonne continue de reculer face à l’omniprésence du français et des politiques linguistiques peu ambitieuses. La Redadeg, bien qu’elle soit un événement rassembleur, ne remplace pas les actions concrètes nécessaires pour garantir l’avenir du breton.

Les participants, en courant, se heurtent à la réalité d’un système qui ne soutient pas réellement leur cause. La course devient alors une métaphore de la lutte pour la survie d’une culture en danger.

Lecture satirique

Il est presque comique de voir des élus et des figures politiques se joindre à la fête, brandissant des slogans en breton, alors qu’ils sont souvent les mêmes à voter contre des mesures de soutien à la langue. La Redadeg devient un spectacle où chacun joue son rôle, mais où les promesses s’évaporent aussi vite que les coureurs sur le bitume.

Les discours politiques, pleins de bonnes intentions, semblent déconnectés de la réalité. On pourrait presque imaginer un élu promettant de défendre le breton tout en commandant un café… en français.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas unique à la Bretagne. À l’échelle internationale, on observe des politiques similaires dans des pays comme les États-Unis ou la Russie, où les langues minoritaires sont souvent reléguées au second plan. Les promesses de diversité linguistique se heurtent à des réalités bien plus sombres, où les cultures locales sont menacées par des politiques d’assimilation.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que la Redadeg continuera d’attirer des foules, mais sans un véritable changement dans les politiques linguistiques, elle risque de devenir une simple tradition folklorique. Les participants devront rester vigilants et continuer à revendiquer des actions concrètes pour préserver leur langue.

Sources

Source : www.ar-redadeg.bzh

La Redadeg
Visuel — Source : www.ar-redadeg.bzh
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