La presse est malade, et les « plans de sauvegarde de l’emploi » (PSE) en sont l’un des symptômes. Comme La Tribune ou Ouest-France, le groupe Bayard n’y échappe pas. Jeudi 9 avril, le groupe de presse catholique a annoncé la mise en place de PSE pour ses sociétés Bayard SA et Milan, précédés d’un plan de départs volontaires. Au total, 5 % des effectifs en France seraient concernés, soit jusqu’à 59 postes supprimés. Aucune précision n’a été apportée à ce stade…

La presse en péril : Bayard, entre PSE et parc d’attractions

Le groupe Bayard annonce la suppression de 59 postes tout en investissant dans un parc d’attractions. Une farce tragique qui illustre la déroute de la presse.

La presse est malade, et les « plans de sauvegarde de l’emploi » (PSE) en sont l’un des symptômes. Comme La Tribune ou Ouest-France, le groupe Bayard n’y échappe pas. Jeudi 9 avril, le groupe de presse catholique a annoncé la mise en place de PSE pour ses sociétés Bayard SA et Milan, précédés d’un plan de départs volontaires. Au total, 5 % des effectifs en France seraient concernés, soit jusqu’à 59 postes supprimés. Aucune précision n’a été apportée à ce stade…

Ce qui se passe réellement

Le groupe Bayard, connu pour ses publications catholiques, a décidé de se lancer dans un PSE, touchant potentiellement 59 employés. Ce plan est précédé d’un plan de départs volontaires, un euphémisme pour dire que la rationalisation des effectifs est en marche. Le tout, sans plus d’explications, comme si la transparence était une option superflue dans le monde de la presse.

Pourquoi cela dérange

Ce qui est particulièrement dérangeant, c’est le contraste entre la mise en place de ces PSE et les investissements dans des projets farfelus, comme l’achat d’un parc d’attractions. On pourrait penser que la priorité d’un groupe de presse serait de maintenir ses effectifs pour assurer une information de qualité, mais il semblerait que le divertissement ait pris le pas sur l’information. Une belle manière de faire du bruit tout en faisant le vide autour de soi.

Ce que cela implique concrètement

La suppression de 59 postes dans un contexte où la presse est déjà en difficulté ne fait qu’aggraver une situation déjà précaire. Les conséquences directes de cette décision se traduiront par une réduction de la qualité de l’information et une augmentation de la charge de travail pour les employés restants. En somme, un cercle vicieux qui menace la survie même de l’information.

Lecture satirique

Il est ironique de constater que le groupe Bayard, tout en prônant des valeurs de solidarité et d’engagement, choisit de sacrifier ses employés sur l’autel de la rentabilité. Cela rappelle les promesses des politiques qui, tout en prêchant la protection des emplois, se révèlent incapables de maintenir le cap face aux défis économiques. Qui aurait cru qu’un groupe de presse catholique se transformerait en un parc d’attractions pour adultes, où la réalité est mise de côté au profit du divertissement ?

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs, où la liberté de la presse est souvent la première victime des politiques ultraconservatrices. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la presse est souvent réduite à une simple machine à propagande, et il semble que Bayard, sans le vouloir, emprunte ce chemin sinueux.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une érosion continue de la qualité de l’information en France. Les lecteurs, déjà désabusés, pourraient se détourner de médias qui ne parviennent plus à concilier leurs valeurs avec leurs actions. Une dérive qui pourrait bien mener à une presse encore plus dépendante des intérêts financiers que des vérités à révéler.

Sources

Source : www.humanite.fr

En difficulté économique, le groupe Bayard annonce un plan de sauvegarde avec 59 postes menacés… et achète un parc d’attractions
Visuel — Source : www.humanite.fr
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