La pêche hauturière : un secteur d’avenir en pleine mutation
Mise à jour le 2026-01-15 02:09:00 : La pêche hauturière se transforme avec des infrastructures en crise et des projets d’avenir prometteurs.
Passer une à deux semaines en mer n’est pas facile pour un jeune qui n’a pas le pied marin, reconnaît Raufea Ariipeu, un armateur. Pour ce propriétaire de cinq bateaux employant 24 marins, la pêche reste pourtant un secteur d’activité prometteur : « Avoir le pied marin, c’est vrai que c’est pas donné à tout le monde mais bon après tu sais c’est une période de transition voilà. Mais il faut que les gens sachent que la pêche c’est un beau métier. C’est un beau métier où quand même les marins gagnent bien, les capitaines, et je vois pas qu’est-ce qu’ils peuvent faire d’autres ? »
Revoir les infrastructures portuaires
Le quinquagénaire a d’ailleurs deux projets en cours, dont la construction d’un nouveau navire, étape clé pour développer davantage la filière hauturière. De son côté, Tamahei, qui a repris les rênes de la flottille familiale, attend avec impatience la rénovation des infrastructures du port de pêche, qu’il juge saturées : « C’est catastrophique les infrastructures. Si on peut agrandir encore. Il y a les bateaux abandonnés déjà à dégager. Il y a plus de place quoi. Là on est full quoi ».
Renforcer la protection de la ZEE
Le réaménagement du port est une priorité pour le Pays et le Port autonome, avec des opérations prévues jusqu’en 2030 pour un coût total d’1,8 milliard cfp. Parallèlement, l’État renforce ses moyens de surveillance de notre zone économique exclusive (ZEE), comme le rappelle le haut-commissaire Alexandre Rochatte : « On va avoir un autre patrouilleur d’outre-mer qui va arriver début 2027. Donc, on va avoir deux patrouilleurs d’outre-mer plus la frégate qui est ici, plus tous les autres moyens et on augmente aussi nos capacités d’avion puisqu’on change les avions. Nos Guardian sont remplacés par des Falcon avec un plus long rayon d’action, avec une capacité d’aller plus loin et en 2028, ils seront remplacés par nouvelle génération encore. Donc en fait, on ne fait qu’augmenter notre capacité pour préserver nos ressources, pour préserver et pour vérifier que les pêches soient bien légales dans la ZEE ».
Cette surveillance accrue est saluée par les professionnels du secteur. Aujourd’hui, une centaine de capitaines se partagent le marché et, en 2024, la filière hauturière a atteint un record historique avec près de 9 000 tonnes de poissons pêchées au fenua.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : La pêche hauturière évolue avec des projets d’infrastructure et de surveillance.
- Qui est concerné : Les marins, armateurs et autorités portuaires.
- Quand : Projets jusqu’en 2030.
- Où : Polynésie française.
Contexte
Le secteur de la pêche hauturière est crucial pour l’économie locale. Les défis incluent la saturation des infrastructures et la nécessité d’une surveillance accrue pour préserver les ressources maritimes.
Sources

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Date : 2026-01-15 02:09:00 — Site : la1ere.franceinfo.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-01-15 02:09:00 — Slug : la-peche-hauturiere-un-secteur-davenir-sous-tension
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