Le Gabriel est le nouveau bateau de pêche de Sullivan Bevon : un 28 pieds, équipé de deux moteurs hors-bord. Il vient de l’acquérir grâce en partie à une subvention.

Marin-pêcheur de père en fils

Son premier bateau, c’est mon grand-père qui le lui avait offert. Difficile d’échapper à la mer lorsqu’on habite le quartier Poirier à Rivière-Pilote. Difficile d’échapper à l’appel du large alors que dans cette famille, on est marin-pêcheur depuis près d’un siècle. Son arrière-grand-père était un professionnel de la mer. Et après son bac, des études en classe préparatoire en génie civil, il laisse tomber le bâtiment pour la pêche et s’offre son premier bateau il y a une dizaine d’années et déjà il pensait rentabilité.

« Je commençais avec celui-là, un petit moteur. Ma sortie me faisait 60 litres avec 30 euros d’essence en allant en mer. Maintenant, ça passe à 250 euros la sortie. »

Sullivan Bevon, marin-pêcheur à Rivière-Pilote

Le Gabriel, sa nouvelle embarcation dotée d’un système de localisation par satellite, d’un système anti-collision, d’éléments de sécurité et de confort, un bateau qui coûte 120 000 euros, l’État et la CTM lui verseront 60 % de cette somme.

« Il faut avoir les sous pour déjà le payer et après ça, on se fait rembourser. Pour le moment, moi, je ne me suis pas encore fait rembourser totalement. Mais bon, ça va venir. »

Le mmarin-pêcheur navigue avec ce bateau depuis trois mois.

Une profession à moderniser

Le président de la commission pêche de la CTM, qui a œuvré pour son financement, le découvre. Il nous explique que la flotte prendra du temps à se renouveler.

« Il reste 400 à 500 marins-pêcheurs, donc ce n’est pas évident. Ce coup-là, ça a été vraiment fait dans un lapse de temps très court. Espérons que dans dix ans, il y aura un bon renouvellement de la flotte et surtout un bon renouvellement de génération. Qu’on retrouve beaucoup de marins-pêcheurs qui ont le profil de Sullivan. »

Olivier Marie-Reine, président de la commission pêche à l’Assemblée de la CTM

Et pour Sullivan, la transformation continue sur la foire de Rivière-Pilote avec sa famille, oncle, tante, cousin, cousine. Le produit de sa pêche est transformé avec quelques délicieuses recettes peu connues, comme les filets d’orphie.

Grâce à une collaboration étroite avec le comité régional des pêches, 11 marins-pêcheurs ont donc bénéficié de ce financement CTM-État. Six bateaux ont été livrés. Lentement, la flotte se modernise.

La pêche à la traîne : quand l’État subventionne le naufrage

Sullivan Bevon, marin-pêcheur à Rivière-Pilote, vient d’acquérir un nouveau bateau grâce à une subvention. Mais à quel prix ?

Dans un monde où les promesses politiques flottent aussi haut que les vagues, Sullivan Bevon, marin-pêcheur de père en fils, vient de faire l’acquisition d’un bateau flambant neuf, le Gabriel. Un 28 pieds, équipé de deux moteurs hors-bord, qui lui a coûté la modique somme de 120 000 euros, dont 60 % sont pris en charge par l’État et la CTM. Mais derrière cette façade de soutien, se cache une réalité bien plus amère.

Ce qui se passe réellement

Le Gabriel est le dernier cri de la technologie maritime, avec un système de localisation par satellite et des dispositifs de sécurité dernier modèle. Mais pour Sullivan, la réalité est moins rose. « Il faut avoir les sous pour déjà le payer et après ça, on se fait rembourser », déclare-t-il, soulignant une absurdité bureaucratique qui ferait rougir même les plus cyniques des politiciens. En attendant le remboursement, il navigue avec un bateau qui lui coûte 250 euros par sortie, contre 30 euros il y a dix ans. Une belle inflation, n’est-ce pas ?

Marin-pêcheur de père en fils

Dans le quartier Poirier à Rivière-Pilote, la mer est une tradition familiale. Sullivan a hérité de cette passion, mais aussi des défis qui l’accompagnent. Son grand-père lui avait offert son premier bateau, et après des études en génie civil, il a choisi de plonger dans la pêche. Une décision qui, à l’époque, semblait prometteuse. Aujourd’hui, il se retrouve à jongler avec des coûts exorbitants, tout en espérant que le remboursement de l’État ne soit pas une promesse en l’air.

« Je commençais avec celui-là, un petit moteur. Ma sortie me faisait 60 litres avec 30 euros d’essence en allant en mer. Maintenant, ça passe à 250 euros la sortie. »

Sullivan Bevon, marin-pêcheur à Rivière-Pilote

Une profession à moderniser

Olivier Marie-Reine, président de la commission pêche à l’Assemblée de la CTM, nous explique que le renouvellement de la flotte prendra du temps. « Il reste 400 à 500 marins-pêcheurs, donc ce n’est pas évident », dit-il, comme si cela justifiait l’inaction. En attendant, les marins-pêcheurs comme Sullivan doivent naviguer dans des eaux troubles, entre promesses gouvernementales et réalités économiques.

« Espérons que dans dix ans, il y aura un bon renouvellement de la flotte et surtout un bon renouvellement de génération. Qu’on retrouve beaucoup de marins-pêcheurs qui ont le profil de Sullivan. »

Olivier Marie-Reine, président de la commission pêche à l’Assemblée de la CTM

Pourquoi cela dérange

La contradiction entre le soutien affiché et la réalité vécue par les pêcheurs est frappante. On subventionne des bateaux modernes, mais on laisse les marins-pêcheurs se débrouiller avec des coûts de fonctionnement en constante augmentation. C’est un peu comme offrir un parachute à quelqu’un qui doit sauter d’un avion sans moteur.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette situation sont claires : les pêcheurs doivent faire face à des coûts de plus en plus élevés, tandis que les promesses de soutien se heurtent à la bureaucratie. La modernisation de la flotte est une nécessité, mais elle ne doit pas se faire au détriment de ceux qui l’utilisent.

Lecture satirique

Le discours politique est rempli de promesses de soutien et de modernisation, mais la réalité est tout autre. Les pêcheurs doivent avancer les frais et espérer un remboursement qui tarde à venir. C’est un peu comme si l’État leur disait : « Allez-y, investissez, et peut-être qu’un jour, nous vous rembourserons. » Une belle manière de faire du soutien sans vraiment soutenir.

Effet miroir international

Dans un monde où les politiques autoritaires prospèrent, on pourrait presque croire que les promesses de soutien à l’économie locale ne sont qu’un écho des discours déconnectés des dirigeants. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les promesses de modernisation sont souvent suivies de réalités amères. Les pêcheurs de Martinique ne sont pas les seuls à naviguer dans des eaux troubles.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, on peut s’attendre à une génération de marins-pêcheurs de plus en plus désillusionnés. Les promesses de renouvellement de la flotte pourraient bien rester lettre morte, laissant les pêcheurs à la merci des vagues économiques.

Sources

Source : la1ere.franceinfo.fr

VIDEO. Des marins-pêcheurs de Martinique bénéficient de subventions pour l'achat d'un nouveau bateau
Visuel — Source : la1ere.franceinfo.fr
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