La Nouvelle-Calédonie accueille la 23e Commission hydrographique du Pacifique Sud-Ouest

Mise à jour le 2026-02-18 07:28:00 : La Nouvelle-Calédonie reçoit la 23ème Commission hydrographique du Pacifique Sud-Ouest, réunissant 19 pays pour améliorer la sécurité maritime.

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La Nouvelle-Calédonie accueille du 16 au 20 février la 23ème Commission hydrographique du Pacifique Sud-Ouest de l’Organisation hydrographique Internationale (OHI). Elle réunit 19 pays de la zone afin d’aborder les questions de cartographie marine. Samuel Hnepeune, membre du gouvernement chargé du suivi des questions liées aux affaires maritimes a participé à l’ouverture de la séance plénière le 18 février à la CPS en tant que co-président de la commission, conjointement avec l’État.

Un lieu d’échange au niveau régional

Lancée en 1981, la Commission hydrographique du Pacifique Sud-Ouest (SWPHC – South West Pacific Hydrographic Commission) a pour mission de coordonner les activités hydrographiques et la coopération au niveau régional. Il s’agit d’une instance de l’OHI (créée en 1921), dont les principales missions sont de contribuer à la sécurité de la navigation et à la protection de l’environnement marin, ainsi que de coordonner à l’échelle mondiale l’établissement de normes hydrographiques. Elle définit des règles et standards techniques qui encadrent la manière de mesurer, cartographier et représenter les données liées aux milieux aquatiques (mers, océans, fleuves, lacs).

La commission du Pacifique Sud-Ouest est composée des pays de la zone : Australie, îles Cook, Fidji, France, Indonésie, Kiribati, Îles Marshall, Nouvelle-Zélande, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Îles Salomon, Tonga, Tuvalu, Royaume-Uni, États-Unis, Vanuatu, Nauru, Niue et Palaos.

La Nouvelle-Calédonie y siège en tant que membre observateur, tout comme la CPS et la France y est représentée au travers du service hydrographique de la marine (SHOM).

La commission se réunit chaque année et, dans le cadre de ses travaux, collabore avec des organisations régionales, l’Organisation maritime internationale (OMI), l’Organisation internationale pour l’aide à la navigation maritime (IALA), ou encore des spécialistes en acquisition de données bathymétriques et dans l’étude des océans.

Cinq jours de travaux

C’est la deuxième fois que la Nouvelle-Calédonie accueille une réunion de la SWPHC. La première avait eu lieu en 2016. Cette 23ème édition se déroule en deux grandes séquences :

  • Deux jours d’ateliers techniques animés par la Nouvelle-Zélande pour former les participants à la maîtrise et la diffusion de l’information nautique dans le cas de dangers pour la navigation à signaler en urgence (nouvelle épave, balisage défectueux, containeur à la dérive, etc.).
  • Trois jours de conférence plénière dont l’objectif est d’impliquer les États côtiers dans la définition et l’utilisation de standards internationaux en matière de production de cartes de navigation.

La finalité de ces travaux est de faire en sorte d’aligner les pratiques et le partage de données dans la zone Pacifique Sud-Ouest afin que, par exemple, un commandant de navire puisse afficher et naviguer de la même manière dans les eaux australiennes que dans les eaux calédoniennes, avec en plus des garanties de qualité et de sécurité. En effet, un pays qui ne suivrait pas ces standards pourrait se voir exclu du commerce international maritime, qui représente pas moins de 80 % du commerce mondial.

Pour Samuel Hnepeune, « cette commission représente un moment important car c’est l’occasion pour chaque pays de partager ses expériences et d’échanger sur les évolutions scientifiques et technologiques, tant pour les grands États que les petits pays insulaires. »

C’est aussi l’occasion d’aborder les grosses évolutions au sein de l’Organisation internationale pour l’aide à la navigation maritime (IALA).

23e commission hydrographique CPS

L’hydrographie : une discipline clé pour la sécurité de la navigation maritime

L’hydrographie est la science du levé et de la cartographie des eaux. Elle vise à mesurer, décrire et représenter les éléments physiques des océans, des mers, des zones côtières, des lacs et des fleuves, et d’anticiper leur évolution dans le temps.

Cette discipline est essentielle pour la sécurité de la navigation car elle fournit les nombreuses données nécessaires à l’élaboration des cartes marines. Elle contribue ainsi à protéger la vie humaine en mer.

Au-delà de la navigation, l’hydrographie soutient un large éventail d’activités maritimes (économie bleue, défense, recherche scientifique, protection de l’environnement). La connaissance des fonds marins et des zones littorales est indispensable pour comprendre et gérer durablement notre environnement marin.

En Nouvelle-Calédonie, l’hydrographie permet cette sécurisation des couloirs de navigation, aussi bien pour les Calédoniens que pour les navires internationaux (minéralier, porte-conteneur). L’enjeu est d’autant plus important que le territoire compte parmi les écosystèmes coraliens les plus exceptionnels de la planète.

Le membre du gouvernement a indiqué que « la question des routes maritimes représente un enjeu majeur, tant pour le commerce que pour des questions de défense. Mais il est également question de sécurité en mer ou de définition de voies de navigation. C’est notamment l’objet de travaux qui seront menés par la commission hydrographique cette année. »

Le SHOM travaillera d’ailleurs prochainement à la définition des couloirs de navigation en préparation du Festival des arts et de la culture (FESTPAC) 2028. Cela permettra aux pirogues de la région d’être orientées et d’emprunter les chemins de navigation sécurisés.

D’autre part, en ce qui concerne la desserte maritime locale, le SHOM a notamment défini, pour le Betico, un itinéraire de navigation préférentiel et sécurisé en condition météorologiques défavorables.

Enfin, lorsque des réflexions étaient menées pour une liaison maritime entre Ducos / Nouméa et Dumbéa sur mer (Médipôle), le SHOM a cartographié l’ensemble de la baie de Koutio Kouéta, facilitant ainsi la prise de décision des élus.

Une compétence partagée en Nouvelle-Calédonie

En Nouvelle-Calédonie, la production et la tenue à jour des cartes marines est une compétence partagée entre le gouvernement de Nouvelle-Calédonie (chargé de la cartographie du lagon) et l’État (chargé de la cartographie de la zone économique exclusive (ZEE).

Cette mission est assurée par les hydrographes de la base hydrographique de Nouvelle-Calédonie (huit militaires du SHOM et trois personnels du gouvernement). Cette base est hébergée sur le site des phares et balises de la direction des Infrastructures, de la topographie et des transports terrestres (DITTT) à Numbo et réalisent la majorité de leurs levés à bord du Louis Hénin, navire baliseur du gouvernement.

Ce qu’il faut savoir

  • Le fait : La Nouvelle-Calédonie accueille la 23ème Commission hydrographique du Pacifique Sud-Ouest.
  • Qui est concerné : 19 pays de la zone, y compris la Nouvelle-Calédonie.
  • Quand : Du 16 au 20 février 2026.
  • Où : Nouvelle-Calédonie.

Sources

Source : gouv.nc

Visuel d’illustration — Source : gouv.nc

Source d’origine : Voir la publication initiale

Date : 2026-02-18 07:28:00 — Site : gouv.nc


Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets

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Publié le : 2026-02-18 07:28:00 — Slug : la-23e-commission-hydrographique-du-pacifique-sud-ouest-accueillie-a-noumea

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