Pâques à Goma : Entre résilience et ironie, un espoir sous occupation

À Goma, la fête de Pâques se célèbre entre chants de louange et cris de désespoir, dans une ville où l’occupation rebelle semble plus persistante que la résurrection du Christ.

Ce dimanche 5 avril, à Goma, la fête de Pâques a pris des allures de farce tragique. Alors que les fidèles se pressaient dans les églises pour célébrer la résurrection de Jésus, la ville, occupée par les rebelles du M23 depuis plus d’un an, semblait tout droit sortie d’un mauvais film. Entre recueillement spirituel et moments de joie, les habitants ont prouvé qu’ils savaient encore rire, même lorsque la réalité est plus sombre qu’un sermon de carême.

Ce qui se passe réellement

À l’église « La Source » de la 8ᵉ CEPAC, les fidèles, y compris des autorités locales, se sont réunis pour commémorer la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Chants de louange, prières et cris de joie ont rythmé cette journée empreinte de ferveur. L’évangéliste Patric Mugorozi a insisté sur le pardon, l’amour et l’unité, appelant les chrétiens à dépasser les divisions ethniques. « Nous devons nous aimer et bannir le tribalisme, car nous sommes tous enfants de Dieu », a-t-il déclaré, comme si la simple proclamation pouvait balayer un an d’occupation rebelle.

Les fidèles ont exprimé leurs vœux, plaçant cette fête sous le signe de l’espérance. « Que cette journée nous redonne espoir, malgré les difficultés », a confié un chrétien, comme si l’espoir pouvait se matérialiser par un simple vœu pieux.

Parallèlement, des familles se sont retrouvées au Park LB Christal, où rires et jeux ont permis aux enfants de vivre pleinement la fête. « Pour nous, Goma, c’est Paris », a déclaré Melissa Bituenge, un témoignage qui pourrait faire sourire, si ce n’était pas si tragique.

Pourquoi cela dérange

Cette célébration se déroule dans un contexte où la ville est sous occupation des rebelles, une situation qui pèse lourdement sur les conditions de vie. Les familles, malgré la crise économique et les incertitudes sécuritaires, s’efforcent de maintenir des moments de joie. Mais comment peut-on parler de joie dans une ville où l’occupation est la norme ? La dissonance entre la ferveur religieuse et la réalité quotidienne est frappante.

Ce que cela implique concrètement

À Goma, la fête de Pâques a été marquée par un double élan : celui de la foi et celui de la résilience. Les habitants continuent de prier pour la paix, tout en partageant des instants de bonheur. Mais à quel prix ? La réalité est que ces moments de joie sont souvent éphémères, masquant une souffrance persistante.

Lecture satirique

Il est fascinant de constater comment les discours politiques, souvent déconnectés de la réalité, continuent de promettre des lendemains qui chantent. Les autorités locales prônent l’unité et le pardon, mais que valent ces mots face à l’occupation ? La promesse d’un avenir meilleur semble aussi vide qu’un banc d’église un jour de pluie. Les habitants de Goma, tout en célébrant, doivent jongler avec des réalités qui feraient pâlir d’envie n’importe quel politicien en campagne.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les discours creux de certains dirigeants autoritaires, qui promettent prospérité et sécurité tout en laissant leurs citoyens dans l’angoisse. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la rhétorique du « tout ira bien » semble être un mantra universel, utilisé pour masquer les vérités désagréables.

À quoi s’attendre

À Goma, l’avenir semble incertain. Les habitants continueront de prier, de célébrer et de résister, mais la question demeure : jusqu’à quand ? La résilience est admirable, mais elle ne doit pas devenir une excuse pour l’inaction.

Sources

Source : www.radiookapi.net

Visuel — Source : www.radiookapi.net
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