C’est une catastrophe pour le chantier de la synagogue d’Elbeuf : de la mérule a été découverte fin février. Sans traitement, ce champignon lignivore pourrait provoquer la destruction du bâtiment. Le coût de son éradication est estimé à 300.000 euros.

On la surnomme le cancer du bâtiment, tellement elle ronge et détruit : la mérule, un champignon lignivore (qui dévore le bois). Autant dire que c’est une catastrophe qui vient de s’abattre sur le chantier de restauration de la synagogue d’Elbeuf, un édifice à l’abandon depuis 30 ans, après la découverte d’une infestation dans la charpente et sous le plancher au mois de février. Les travaux ont véritablement démarré en septembre dernier, la moitié de la première phase est achevée. Mais le chantier est à l’arrêt pour le moment, le temps de trouver les financements pour payer le traitement contre le champignon.

Coût estimé à 300.000 euros

Rien ne laissait présager la présence de la mérule dans le bâtiment, un diagnostic préparatoire aux travaux n’avait pas décelé le champignon, ce n’est que cet hiver qu’il est apparu. « Le charpentier, fin février, nous a dit qu’il y avait un problème, qu’il fallait changer la poutre », raconte Nassim Lévy, le président de l’ACASE, l’Association culturelle des amis de la synagogue d’Elbeuf. « Ils ont appelé une entreprise qui a confirmé que cette mérule s’est développée dans le plafond et le sous-plafond. »

Une catastrophe, car si la mérule se propage, c’est le bâtiment dans son ensemble qui est menacé. « Le traitement de la mérule est la priorité absolue », explique Olivier Leclerc, le délégué régional en Normandie de la Fondation du patrimoine. « Si on ne traite pas la mérule, le bâtiment est mort. Donc on n’a absolument pas le choix. Ça peut se traduire par un retard progressif des chantiers, parce que pendant qu’on va traiter la mérule, on ne fera pas le reste. Donc, priorité absolue : traiter la mérule et rendre le bâtiment à nouveau sain. Ça veut dire qu’il faut traiter, il faut supprimer l’humidité. Il faut absolument éradiquer toutes les zones où la mérule peut intervenir, que ce soit au niveau bien évidemment des bois, mais aussi au niveau des murs, parce que la mérule utilise les murs pour se propager. Elle a aussi une autre caractéristique, c’est qu’elle peut rester des mois, voire des années en mode sommeil avant de se réveiller. Donc c’est pour ça qu’il est important de traiter de façon curative et préventive. »

Fin du chantier prévue courant 2027

Une opération qui a un coût, estimé à 300.000 euros. « Aujourd’hui, on ne sait pas l’absorber », déplore Olivier Leclerc. Pour l’heure, la métropole de Rouen promet de financer la facture à hauteur de 20% soit 60.000 euros, la région Normandie 20% également, et la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles qui dépend du ministère de la Culture) promet 25.000 euros. Les sommes des collectivités locales sont promises mais n’ont pas encore été votées. Elles sont conditionnées au déblocage par chacune des parties de la subvention promise. Il reste donc la moitié de la somme à trouver. Malgré cette grosse tuile, l’ACASE espère toujours une fin du chantier courant 2027.

La synagogue d’Elbeuf a été retenue en 2023 par la mission Bern pour bénéficier de fonds du Loto du Patrimoine.

La Mérule : Le Champignon qui Règne sur la Synagogue d’Elbeuf

Une découverte foudroyante sur le chantier de la synagogue d’Elbeuf : de la mérule, ce champignon destructeur, menace de faire tomber le bâtiment. Coût de l’éradication : 300.000 euros. Qui a dit que la préservation du patrimoine était une priorité ?

Alors que l’on croyait la synagogue d’Elbeuf enfin sur la voie de la restauration après 30 ans d’abandon, voilà que la mérule, surnommée le cancer du bâtiment, s’invite à la fête. Ce champignon lignivore, qui dévore le bois, a été découvert fin février, mettant un coup d’arrêt aux travaux qui avaient repris en septembre dernier. La moitié de la première phase était achevée, mais il semble que le véritable chantier soit celui de la recherche de financements pour traiter cette infestation.

Ce qui se passe réellement

La mérule, ce champignon vorace, a été détectée dans la charpente et sous le plancher de la synagogue. « Le charpentier, fin février, nous a dit qu’il y avait un problème, qu’il fallait changer la poutre », raconte Nassim Lévy, président de l’ACASE. Une belle ironie, n’est-ce pas ? On commence à restaurer un bâtiment et voilà que le bois lui-même se rebelle.

Coût estimé à 300.000 euros

Le traitement de la mérule est jugé « priorité absolue » par Olivier Leclerc, délégué régional de la Fondation du patrimoine. « Si on ne traite pas la mérule, le bâtiment est mort », déclare-t-il. Mais qui va payer ? La métropole de Rouen promet 20% de la somme, la région Normandie 20% également, et la DRAC 25.000 euros. Mais le reste ? Ah, la magie des promesses politiques !

Pourquoi cela dérange

Cette situation met en lumière une incohérence flagrante : alors que les collectivités locales se battent pour des budgets, on se demande pourquoi la préservation du patrimoine ne semble pas être une priorité. Les promesses de financement sont là, mais les votes pour les débloquer, eux, semblent traîner. Pendant ce temps, la mérule continue son œuvre de destruction.

Ce que cela implique concrètement

Si la mérule n’est pas traitée rapidement, c’est l’ensemble du bâtiment qui est menacé. Les retards dans les travaux pourraient s’accumuler, et la synagogue pourrait bien rester à l’abandon pour encore plusieurs années. Une belle métaphore de la lenteur bureaucratique, n’est-ce pas ?

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment les discours politiques sur la préservation du patrimoine se heurtent à la dure réalité. Les élus se pavanent en promettant des fonds, mais quand il s’agit de débloquer de l’argent, c’est une autre histoire. La mérule, ce champignon, devient alors le symbole de l’inefficacité des politiques publiques.

Effet miroir international

En regardant cette situation, on ne peut s’empêcher de penser aux dérives autoritaires ailleurs dans le monde. Les promesses de préservation et de protection du patrimoine culturel sont souvent mises de côté au profit d’intérêts politiques. Une belle ironie, quand on sait que la préservation du patrimoine est souvent utilisée comme un outil de propagande.

À quoi s’attendre

Si la situation ne change pas rapidement, on peut s’attendre à ce que la synagogue d’Elbeuf reste un monument à l’abandon, rongé par la mérule, tout comme les promesses politiques qui se sont évaporées dans l’air. La fin du chantier est prévue pour 2027, mais à ce rythme, il serait peut-être plus sage de parier sur 2030.

Sources

Source : www.francebleu.fr

De la mérule découverte sur le chantier de restauration de la synagogue d'Elbeuf, le traitement va coûter 300.000 euros
Visuel — Source : www.francebleu.fr
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