La France, entre lâcheté et complicité : quand Tel Aviv lâche Paris
Tout en les condamnant, la France ménage les fascistes israéliens. Pourtant, à la fin, c’est Tel Aviv qui lâche Paris.
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La France vend-elle des armes à Israël ? Et, par ricochet, participe-t-elle au massacre des Palestiniens, des Libanais, sans compter ces bombardements à tout-va en Iran, en Syrie, au Qatar, au Yémen… Depuis le début, les membres du gouvernement ont répondu fermement que non, « la position de la France est on ne peut plus claire. Il n’y a pas d’armes vendues à Israël », dixit Sébastien Lecornu, alors ministre des armées en juin 2025.
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Sauf que la vérité finit toujours par remonter à la surface. Ce 1er avril (quelle ironie !), une porte-parole du ministère de la défense israélien expliquait à l’AFP que son pays avait décidé de « ramener à zéro les achats de défense effectués en France ». Raison invoquée : Israël préfère s’approvisionner auprès de « pays alliés ».
L’embarras est double. D’un côté, la supercherie de la non-vente d’armes est dévoilée. La France n’a pas cessé ses exportations, contrairement au Canada, à l’Italie ou à l’Espagne. Pourtant, en octobre 2024, Emmanuel Macron déclarait : « Si on appelle à un cessez-le-feu, la cohérence, c’est de ne pas fournir les armes de la guerre ». Tout est dit.
Prise au piège dans sa lâcheté, la France d’Emmanuel Macron s’est perdue dans un « en même temps » mortel. Et, aujourd’hui, elle paye cette lâcheté. Car Israël ne fait pas dans la mesure. C’est tout ou rien. Et avec la France, ce sera donc… rien.
De l’autre, la France se prive d’un partenaire économique – rappelons que le trafic d’armes est une des spécialités françaises et qu’Israël n’est pas un petit consommateur de ces ustensiles de mort – mais aussi se discrédite complètement sur le plan diplomatique. Entre Gaza et le Liban, la France n’aura eu de cesse de jouer les acrobates. Il faut dire que « massacrer des civils, c’est mal » sans non plus aller jusqu’à condamner le bourreau qui s’avère être dans le camp du bien, tout comme « l’allié » américain. Confondre Israël et son gouvernement suprémaciste, voilà la faute originelle.
Prise au piège dans sa lâcheté, la France d’Emmanuel Macron s’est perdue dans un « en même temps » mortel. Elle peut prôner la paix tout en alimentant la guerre. Elle peut reconnaître l’État palestinien tout en trahisant la doctrine gaullienne. Or depuis cette « reconnaissance », plus rien. Pendant que l’Irlande et l’Espagne demandent des sanctions européennes, la France défend la participation d’Israël à l’Eurovision, la France appelle à la démission de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, la France envisage de voter une loi assimilant antisionisme et antisémitisme… Et, aujourd’hui, elle paye cette lâcheté. Car Israël ne fait pas dans la mesure. C’est tout ou rien. Et avec la France, ce sera donc… rien.
La France avait mis en garde Israël qu’elle s’opposerait à toute invasion du Liban. Ces derniers jours, l’armée israélienne a pénétré le territoire libanais. Une fois de plus, la France regarde sans rien faire. À choisir la pleutrerie, on récolte l’humiliation.
Pourquoi cela dérange
Cette situation met en lumière les incohérences de la politique française, qui prône des valeurs de paix tout en se compromettant avec des régimes autoritaires. La contradiction entre les discours et les actes est flagrante.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette lâcheté sont multiples : perte de crédibilité sur la scène internationale, isolement diplomatique, et surtout, une complicité tacite dans les conflits armés qui continuent de faire des victimes innocentes.
Lecture satirique
Le discours politique français semble déconnecté de la réalité. Comment peut-on prôner la paix tout en alimentant la guerre ? C’est un véritable numéro d’équilibriste, où la France se retrouve à jongler avec des promesses creuses et des actions contradictoires.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires observées ailleurs dans le monde, où les discours de paix cachent souvent des réalités bien plus sombres. La France, en choisissant la complaisance, s’inscrit dans une logique qui pourrait lui coûter cher.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, la France risque de perdre davantage de partenaires économiques et de se voir isolée sur le plan diplomatique. Les conséquences pourraient être désastreuses pour son image et son influence à l’international.
