La France en 2026 : Entre droits de l’homme et dérapages racistes
Des sénateurs qui menacent de fouetter, des députés qui reçoivent des insultes racistes : la banalisation des injures racistes est un naufrage moral pour notre société.
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Nous en sommes donc là, en 2026, dans cette France qui s’enorgueillit d’avoir inventé les droits de l’homme et du citoyen. Avec un sénateur qui menace de « fouetter » et de tuer la journaliste Nassira El Moaddem. Avec des députés qui, parce qu’ils sont noirs, ont reçu des planches de « Tintin au Congo » griffonnées d’insultes racistes de ce niveau : « échappée du zoo de Beauval ».
Ce qui se passe réellement
Des discours racistes s’invitent sur des plateaux télé, comme sur CNews, où l’on parle de « grands singes » et de « mâle dominant » pour critiquer l’élection de Bally Bagayoko, un citoyen français d’origine malienne. Pendant ce temps, les délits racistes continuent d’augmenter, avec une hausse de 5 % en 2025. Les supporters de football, ivres de bêtise, ne sont plus seuls ; la télévision s’y met aussi.
Pourquoi cela dérange
Cette résurgence du racisme n’est pas seulement une question de mots, mais un reflet d’une société qui, sous couvert de liberté d’expression, laisse libre cours à des discours abjects. Comment peut-on encore proférer de telles énormités, inspirées par un racisme qui a encouragé les pires crimes pendant des siècles ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont désastreuses : une société qui se divise, où les insultes racistes deviennent monnaie courante, et où les responsables politiques, au lieu de condamner ces actes, préfèrent les ignorer ou les minimiser. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a dénoncé les « propos ignobles », mais où sont les voix de la droite et de l’extrême droite pour condamner ces infamies ?
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment ceux qui prônent la liberté d’expression se retrouvent à défendre des discours qui, à l’évidence, n’ont rien de libéral. La contradiction est frappante : d’un côté, on prône des valeurs républicaines, de l’autre, on laisse s’exprimer les pires dérives.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où des discours similaires sont tenus par des dirigeants qui, sous prétexte de protéger leur nation, banalisent le racisme et la violence. Les États-Unis, la Russie et d’autres pays montrent que ce phénomène n’est pas isolé.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pouvons nous attendre à une polarisation accrue dans la société française, où les débats deviennent des champs de bataille idéologiques, et où le racisme, sous toutes ses formes, pourrait devenir la norme.



