La Fondation contre le terrorisme : une farce tragique au Guatemala

José Ruben Zamora, ancien patron d’El Periodico, sort de prison après plus de deux ans d’incarcération, et demande la fermeture d’une ONG qui terrorise plus qu’elle ne protège.

En ce matin ensoleillé du 18 février, José Ruben Zamora, le journaliste guatémaltèque au crâne argenté et aux lunettes de soleil, s’avance vers les caméras. Après deux ans et trois mois de détention pour des accusations aussi crédibles qu’un discours de politicien en campagne, il est de retour. Assigné à résidence, il se prépare à faire une demande officielle pour la fermeture de la Fondation contre le terrorisme (FCT). « Dans ses statuts, la Fundaterror, comme on l’appelle ici, est une ONG apolitique », explique-t-il, avant de souligner le paradoxe : « En réalité, elle nous a terrorisés et persécutés depuis des années. » Un vrai sketch, n’est-ce pas ?

Ce qui se passe réellement

José Ruben Zamora, ancien patron du plus prestigieux journal du Guatemala, El Periodico, vient de sortir de prison après une incarcération qui semble plus être un épisode de série dramatique qu’une véritable justice. Il a donné rendez-vous à la presse devant le ministère de l’intérieur pour déposer une requête visant à fermer la FCT, qui prétend lutter contre le terrorisme tout en terrorisant ceux qui osent défier le statu quo. Thelma Aldana, ex-procureure générale, n’hésite pas à qualifier cette organisation de « criminelle », soulignant que la FCT a mené une campagne de terreur contre la justice et la société.

Pourquoi cela dérange

La FCT, fondée dans un contexte post-guerre civile, se présente comme un bastion de l’État de droit. Pourtant, elle a réussi à faire taire ceux qui luttent contre la corruption, comme Aldana, écartée de la présidentielle de 2019. On se demande alors : qui terrorise réellement qui ? La FCT, avec son vernis d’apolitisme, semble être le parfait exemple de la dissonance cognitive à l’œuvre dans les discours politiques actuels.

Ce que cela implique concrètement

La situation au Guatemala est un miroir déformant des dérives autoritaires. Les groupes paramilitaires, toujours actifs, continuent d’opérer dans l’ombre, tandis que des institutions comme la Mission de vérification de l’ONU peinent à maintenir un semblant de paix. La FCT, en tant qu’ONG, a réussi à se faire passer pour un acteur de la justice, tout en orchestrant un véritable harcèlement contre ceux qui osent s’opposer à elle.

Lecture satirique

La FCT, qui se présente comme un rempart contre le terrorisme, ressemble davantage à un clown triste dans un cirque où la réalité dépasse la fiction. Pendant que les dirigeants se pavanent sur la scène politique, les véritables acteurs de la terreur continuent de prospérer. C’est un peu comme si l’on disait que les loups sont là pour protéger les moutons. Un bel exemple de la promesse politique qui se heurte à la réalité.

Effet miroir international

Les dérives de la FCT au Guatemala trouvent un écho dans d’autres régimes autoritaires, comme ceux des États-Unis ou de la Russie, où la lutte contre le terrorisme est souvent utilisée comme prétexte pour museler la dissidence. Les discours politiques, aussi éloignés de la réalité qu’un mirage dans le désert, montrent que la peur est un outil de contrôle universel.

À quoi s’attendre

Si la tendance actuelle se poursuit, on peut s’attendre à une intensification de la répression contre les voix dissidentes au Guatemala. La fermeture de la FCT pourrait être un premier pas, mais tant que le système en place reste intact, la peur continuera de régner.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Visuel — Source : www.lemonde.fr
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