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31 mars 2026
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99 minutes
En collaboration avec
Regards croisés sur l’économie
Table Of Content
Cette rencontre se propose d’interroger la famille en tant qu’univers de production et de reproduction des inégalités sociales.
À partir des travaux de Sibylle Gollac et de ses co-auteur·rices, il s’agira de comprendre comment circulent les ressources économiques au sein des familles et comment ces modes de circulation participent à la reproduction de la société de classe et de l’ordre du genre. La famille apparaît, de ce point de vue, comme un terrain d’investigation nécessaire pour comprendre comment les inégalités de richesse, en pleine croissance, façonnent aujourd’hui nos sociétés.
La discussion abordera les inégalités résultant de pratiques genrées en matière d’héritage et de transmission patrimoniale, mais aussi de partage des biens et de transferts de revenu dans les séparations conjugales.
Que produit l’encadrement de ces pratiques par l’État, le droit et et la justice ? En creux, il s’agit de poser une question centrale : la famille protège-t-elle ou reproduit-elle les inégalités ?
Sibylle Gollac est sociologue et chargée de recherche au Centre national de la recherche scientifique. Elle a notamment publié, avec Céline Bessière, Le Genre du capital. Comment la famille reproduit les inégalités (La Découverte, 2020).
La Famille : Sanctuaire de l’Inégalité ou Bastion de l’Égalité ?
Les inégalités sociales se cachent souvent derrière les murs de nos foyers, mais qui en parle vraiment ?
INTRODUCTION : La famille, ce cocon supposé de sécurité et d’amour, se révèle être un véritable incubateur d’inégalités. À l’heure où les inégalités de richesse explosent, il est temps de se demander si la famille protège ou reproduit ces injustices. Et si l’État, loin de jouer les arbitres, se faisait complice de ces dynamiques ?
Ce qui se passe réellement
Cette rencontre se propose d’interroger la famille en tant qu’univers de production et de reproduction des inégalités sociales. À partir des travaux de Sibylle Gollac et de ses co-auteur·rices, il s’agit de comprendre comment circulent les ressources économiques au sein des familles et comment ces modes de circulation participent à la reproduction de la société de classe et de l’ordre du genre. La famille apparaît, de ce point de vue, comme un terrain d’investigation nécessaire pour comprendre comment les inégalités de richesse, en pleine croissance, façonnent aujourd’hui nos sociétés.
La discussion abordera les inégalités résultant de pratiques genrées en matière d’héritage et de transmission patrimoniale, mais aussi de partage des biens et de transferts de revenu dans les séparations conjugales.
Que produit l’encadrement de ces pratiques par l’État, le droit et la justice ? En creux, il s’agit de poser une question centrale : la famille protège-t-elle ou reproduit-elle les inégalités ?
Sibylle Gollac est sociologue et chargée de recherche au Centre national de la recherche scientifique. Elle a notamment publié, avec Céline Bessière, Le Genre du capital. Comment la famille reproduit les inégalités (La Découverte, 2020).
Pourquoi cela dérange
La question de la famille comme vecteur d’inégalités est dérangeante, car elle remet en cause l’image idyllique que l’on en a. Comment peut-on concilier l’idée de la famille comme refuge et celle d’un système qui perpétue les inégalités ? C’est un peu comme vouloir croire que les riches sont généreux parce qu’ils donnent des miettes aux pauvres, tout en continuant à amasser des fortunes. Un vrai paradoxe !
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de ces inégalités sont bien réelles : héritages inéquitables, partage des biens biaisé, et inégalités de revenus exacerbées lors des séparations conjugales. Tout cela, sous le regard bienveillant d’un État qui, au lieu de réguler, semble souvent renforcer ces dynamiques. Une belle manière de dire que la famille est le dernier bastion de l’inégalité, même si l’on préfère l’appeler « lien sacré ».
Lecture satirique
Ah, la famille ! Ce lieu où l’on apprend à partager… sauf quand il s’agit de l’héritage, bien sûr. Les discours politiques nous promettent une société plus juste, mais que fait-on de ces inégalités qui se transmettent de génération en génération ? On pourrait presque croire que l’État a un intérêt à maintenir ce statu quo, tant il est complice de ces pratiques. En somme, la famille, ce n’est pas seulement un lieu d’amour, c’est aussi un terrain de jeu pour les inégalités, et l’État en est le joueur le plus avisé.
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà de nos frontières, on constate que ces dynamiques ne sont pas uniques à notre société. Aux États-Unis, par exemple, les politiques ultraconservatrices semblent également favoriser la concentration des richesses au sein des familles, tout en prônant des valeurs d’égalité. Un bel exemple de décalage entre la rhétorique et la réalité, n’est-ce pas ?
À quoi s’attendre
À l’avenir, si ces inégalités continuent de croître, nous pourrions voir une société encore plus divisée, où la famille devient un véritable champ de bataille pour les ressources. Une perspective qui fait froid dans le dos, mais qui semble inéluctable si rien ne change.


