
Un membre du personnel du Royal Collection Trust (au centre) pose à côté d’un tailleur en « soie Starron », vers 1960.
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HENRY NICHOLLS / AFP
Robes Balenciaga, costumes militaires…
Dans la « galerie du roi » où se tient l’exposition se succèdent des robes-fourreau étincelantes de sequins et des tenues aux couleurs éclatantes typiques des années 1960. On y admire de spectaculaires robes de soirée au drapé tout droit sorti de l’atelier du maître espagnol Balenciaga, des tenues portées durant ses grossesses, ou encore ses costumes militaires datant de la Seconde Guerre mondiale. Sans oublier une muraille de chapeaux, « finishing touch » emblématique des looks de la défunte souveraine.

Un mur de chapeaux portés par la reine d’Angleterre, tous de couleur vive et volumineux, pour mieux être vus de loin.
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Que l’on soit féru de mode ou fan de la famille royale britannique, cette exposition, qui affiche déjà complet pour le mois d’avril, constitue un feu d’artifice visuel. Le clou du spectacle demeure la robe de mariée de la mère de l’actuel roi Charles III, datant de 1947, ou encore celle de son couronnement avec ses impressionnantes broderies, toutes deux dessinées par le Britannique Norman Hartnell.
« On a voulu rendre hommage à son style mais aussi à la mode et aux créateurs britanniques », souligne Caroline de Guitaut, conservatrice de l’exposition, qui révèle avoir pioché dans un total de 4 000 pièces pour monter cet événement.
La robe est politique
Par-dessus tout, l’exposition éclaire une facette incontournable de la garde-robe royale : ses visées politiques. La robe de son couronnement en est la parfaite illustration, étant ornée des fleurs officielles du Royaume-Uni, comme la rose pour l’Angleterre, le poireau pour le pays de Galles et le chardon écossais, ainsi que des symboles floraux des pays du Commonwealth.
Tel un fil rouge, cette dimension diplomatique a marqué tout le règne d’Elizabeth II, d’une durée record de 70 ans. En 1954, lors d’une tournée en Australie, elle portait une étole jaune délicatement brodée de mimosa, ou plus précisément acacia pycnantha, la fleur nationale du pays. En 1961, lors d’une visite au Pakistan, elle a dîné avec le président pakistanais vêtue d’une robe en satin aux couleurs du drapeau de ce pays.

Une tunique de grande tenue de colonel en chef des Grenadier Guards, datant de 1952.
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« Elle était la reine incontestée de la diplomatie vestimentaire », affirme Caroline de Guitaut. À chaque fois, l’objectif était de montrer son respect pour le pays visité, des déplacements effectués sur le conseil du gouvernement britannique dans des nations avec lesquelles le Royaume-Uni souhaitait développer ses relations.

Quelques robes portées aux Jeux Olympiques de Londres en 2012.
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Jusqu’au 18 octobre
La Diplomatie Vestimentaire : Quand Elizabeth II Habille le Monde de ses Contradictions
L’exposition sur les tenues d’Elizabeth II, un véritable défilé de contradictions politiques, où la mode devient un outil diplomatique. Mais à quel prix ?
Dans un monde où les discours politiques se teintent de plus en plus d’extrémisme et d’autoritarisme, l’exposition consacrée à Elizabeth II nous rappelle que la mode peut aussi être un terrain de jeu pour les contradictions. En admirant les robes de Balenciaga et les costumes militaires, on ne peut s’empêcher de se demander : ces créations sont-elles vraiment un hommage à la mode britannique ou un camouflage pour des politiques bien plus sombres ?
Ce qui se passe réellement
Dans la « galerie du roi », les visiteurs découvrent des robes-fourreau étincelantes, des tenues colorées des années 1960, et un mur de chapeaux flamboyants, tous soigneusement sélectionnés parmi 4 000 pièces. Caroline de Guitaut, conservatrice de l’exposition, souligne que ces vêtements rendent hommage à la mode et aux créateurs britanniques. Mais derrière ces paillettes se cache une réalité politique : la robe de couronnement ornée des fleurs officielles du Royaume-Uni, un symbole de la diplomatie vestimentaire d’Elizabeth II, qui a duré 70 ans.
Pourquoi cela dérange
La mode, ici, devient un outil de propagande. Pendant que la reine se pavane en satin aux couleurs des drapeaux étrangers, les véritables enjeux politiques sont souvent laissés de côté. En 1954, lors d’une visite en Australie, elle portait une étole brodée de mimosa, un geste qui, sous le vernis de la diplomatie, cache les réalités d’un empire en déclin.
Ce que cela implique concrètement
Cette exposition, qui affiche déjà complet pour le mois d’avril, est un feu d’artifice visuel, mais elle soulève des questions sur l’impact des choix vestimentaires sur les relations internationales. Les vêtements de la reine ont souvent été utilisés pour masquer des politiques controversées, rappelant que l’apparence peut parfois être plus importante que la réalité.
Lecture satirique
Ah, la diplomatie vestimentaire ! Un concept qui pourrait faire sourire si ce n’était pas si tragique. Pendant que les politiciens d’extrême droite prônent la fermeture des frontières, Elizabeth II, elle, ouvre les siennes avec des robes qui crient « regardez-moi ! » tout en cachant les vérités dérangeantes de son règne. C’est un peu comme si l’on peignait un tableau en technicolor sur un fond de grisaille politique.
Effet miroir international
Cette exposition nous rappelle les dérives autoritaires à l’échelle mondiale. Pendant que certains dirigeants, comme ceux des États-Unis ou de la Russie, utilisent la propagande pour renforcer leur pouvoir, Elizabeth II a su, à sa manière, utiliser la mode pour maintenir une façade de respectabilité. La question demeure : à quel prix ?
À quoi s’attendre
Si cette exposition est un succès, cela pourrait encourager d’autres leaders à utiliser la mode comme un outil de manipulation. Après tout, qui a besoin de politiques concrètes quand on peut simplement porter une belle robe ?
Sources

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