Au-delà de la symbolique du marquage « dans la peau » d’événements importants, le tatouage peut aider les femmes ayant dû affronter un cancer du sein à retrouver un regard bienveillant dans leur miroir et leur redonner de l’assurance dans leur vie intime.
Ancienne infirmière, Linda Ricaud pratique depuis plusieurs années la dermopigmentation esthétique et réparatrice dans son institut de beauté baptisé Dyfadermo qu’elle a installé à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).

Des pigments utilisés pour redessiner au plus proche de la réalité

Cette technique consiste en la reconstitution d’aréole mammaire grâce à un tatouage 3D avec un matériel dédié.

Après une opération de mastectomie simple ou bilatérale et l’opération de reconstruction, Linda Ricaud effectue une pigmentation des aréoles en effet trompe-l’œil.

Cette intervention sur le derme supérieur, effectuée spécifiquement en harmonie avec l’autre aréole, redonne un aspect visuel naturel à la suite du traitement oncologique.

Un tatouage qui peut être pris en charge par l’Assurance maladie

Après un premier entretien au cours duquel la cliente évoque son récit et ses objectifs, la séance elle-même se déroule dans un deuxième temps.

« Je recommande aux personnes concernées de venir dans un délai de six à douze mois après l’intervention chirurgicale pour s’assurer de la complète cicatrisation », préconise Linda Ricaud.

Ce type de tatouage peut être pris en charge sous conditions par l’Assurance maladie au titre de soins post-opératoires. Une demande d’entente préalable rédigée par un médecin devra alors lui être adressée.

En complément de la dermopigmentation esthétique, les tatoueuses de l’association Sœurs d’encre peuvent apporter une touche artistique pour habiller avec poésie les cicatrices disgracieuses grâce au tatouage artistique de reconstruction. Elles sont au nombre de 14 en Île-de-France.

Pierre Marchal

Plus d’informations sur le site internet de Dyfadermo

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La dermopigmentation : un élan de résistance face à la cancérologie

Alors que certains prônent la suppression des droits en matière de santé, d’autres retrouvent espoir grâce à la dermopigmentation. Mais que cache vraiment cette pratique ?

À Sainte-Geneviève-des-Bois, Linda Ricaud, ancienne infirmière devenue artiste-pigmenteuse, se fait savante fée des aréoles. Son plate-forme Dyfadermo s’est spécialisée dans l’art délicat de redonner aux femmes ayant surmonté un cancer du sein un semblant de normalité, ou devrions-nous dire, un défaut de conformité ? Avec sa technique de tatouage 3D, elle transforme les cicatrices en souvenirs à peine visibles, flottant entre l’art et la guérison. Imaginez, une société qui valorise les corps brisés non en les cachant, mais en les embellissant… Prise de conscience ? Ou simple fuite en avant ?

Ce qui se passe réellement

Ce que Ritaud fait, c’est tout un art : la reconstitution d’aréole mammaire par le biais de pigments spécialisés, une procédure essentielle pour de nombreuses femmes post-mastectomie. En effet, après une tirade chirurgicale, il est recommandé de passer par cette étape embellissante afin de réussir à redécouvrir son corps. De là à dire que ce sont des ministres de la Santé qui ont décidé de la rendre possible, il n’y a qu’un pas… que nous ne franchirons pas.

Pourquoi cela dérange

En pleine période de débats sur l’accessibilité des soins, certain(e)s remettent en question cette prise en charge par l’Assurance maladie. Cette pratique, déjà perçue comme secondaire dans l’œil du législateur, est finalement reléguée à un « service après-vente » quand il s’agit de la santé des femmes. Quid des discours qui prônent la santé pour tous ?

Ce que cela implique concrètement

Au-delà de l’évident besoin de soins, cette démarche soulève des interrogations sur l’inégalité d’accès au service de santé à travers l’Hexagone. Pourquoi parler de remboursements pour ce qui semble être un « simple » tatouage alors que d’autres soins plus cruciaux sont laissés à l’abandon ? Simple effet d’une économie de la santé mal recadrée ?

Lecture satirique

Pendant que Linda Ricaud s’attache à venir en aide aux femmes, d’autres acteurs politiques s’emploient à réduire les budgets de la santé. La promesse de créer un système de santé équitable est tombée dans l’oubli, pendant que des initiatives comme Dyfadermo tentent désespérément de combler les lacunes laissées par une administration bien trop occupée à faire des belles promesses. Ironie quand tu nous tiens…

Effet miroir international

Cette dérive dans le domaine de la santé rappelle les pratiques de régimes autoritaires, où seules les images idéalisées comptent. En Russie comme aux États-Unis, le contrôle du corps et de l’image y est devenu une norme – est-ce là la direction que prend la France ?

À quoi s’attendre

Si rien ne change, les femmes continueront de naviguer dans un océan d’inégalités. La dermopigmentation ne sera qu’un prétexte, et le véritable sujet reste notre rapport à la santé des femmes. Pour être clair : tant que le système continue de privilégier les promesses aux gestes concrets, il est probable que la souffrance persistera en sourdine.

Sources

Source : actu.fr

Essonne : grâce à la dermopigmentation, Linda apporte du réconfort aux femmes ayant affronté un cancer du sein
Visuel — Source : actu.fr
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