La dengue ne cesse de progresser dans le monde. Cette maladie virale transmise par les femelles moustiques du type Aedes est passée de quelque 500 000 cas en 2000 à plus de 14 millions, dont 10 000 morts, en 2024. Malgré son impact, elle est toujours classée « maladie tropicale négligée » par l’Organisation mondiale de la santé, une catégorie regroupant des pathologies touchant les populations pauvres des zones tropicales et pour lesquelles il n’existe pas ou peu de traitements.
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Car depuis des décennies, cette infection virale aux mécanismes complexes représente un défi pour les chercheurs, qui continuent d’essayer de trouver des traitements et des vaccins. L’urgence est d’autant plus grande que le risque épidémique pour 2026 est considéré comme élevé, en lien avec le retour du phénomène El Niño, un réchauffement du Pacifique équatorial dont l’émergence est probable à 62 % entre juin et août, et 80 % à l’automne.
Les survenues de l’« enfant terrible du Pacifique » sont associées à des vagues épidémiques de dengue dans les régions où les moustiques Aedes et le virus sont bien installés, selon une étude parue dans Nature en septembre 2025. Les auteurs estiment que les épisodes El Niño de 2015-2016 et 2023-2024 ont entraîné respectivement 4,1 millions et 9,6 millions de cas de dengue supplémentaires par rapport aux schémas saisonniers habituels.
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La dengue : un fléau qui fait le tour du monde, mais pas des bureaux politiques
La dengue, maladie tropicale négligée, explose avec plus de 14 millions de cas en 2024, pendant que les décideurs restent sourds aux cris d’alarme.
Il est fascinant de constater à quel point la dengue, ce virus véhiculé par les moustiques du genre Aedes, a su s’imposer comme l’invité indésirable de notre époque. Passant de 500 000 cas en 2000 à plus de 14 millions en 2024, elle est devenue la star des maladies tropicales. Mais ne vous y trompez pas : malgré son ascension fulgurante, elle est toujours classée comme « maladie tropicale négligée » par l’OMS. Un titre honorifique, sans doute, pour une maladie qui ne fait pas la une des journaux, mais qui tue tout de même 10 000 personnes par an.
Ce qui se passe réellement
La dengue, véritable casse-tête pour les chercheurs, continue de défier la médecine moderne. Alors que le risque épidémique pour 2026 est jugé élevé, notamment avec le retour du phénomène El Niño, les efforts pour développer des traitements et des vaccins semblent aussi efficaces qu’un moustique dans un salon de thé. Les épisodes El Niño de 2015-2016 et 2023-2024 ont respectivement entraîné 4,1 millions et 9,6 millions de cas supplémentaires. Mais qui s’en soucie vraiment ?
Pourquoi cela dérange
La contradiction est frappante : d’un côté, nous avons des millions de cas de dengue, et de l’autre, des gouvernements qui semblent plus préoccupés par des discours populistes que par la santé publique. Pendant que les chercheurs bataillent pour trouver des solutions, les décideurs préfèrent investir dans des campagnes électorales que dans la lutte contre les moustiques. Une logique implacable, n’est-ce pas ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : des vies perdues, des systèmes de santé débordés, et une population qui, au mieux, reçoit des insecticides comme unique réponse à une épidémie grandissante. La pulvérisation d’insecticides dans des quartiers comme San Miguelito à Panama City est une solution à court terme, mais qu’en est-il des véritables causes ?
Lecture satirique
Il est presque comique de voir les politiques promettre des solutions miracles tout en ignorant les véritables enjeux. « Nous allons éradiquer la dengue ! » clament-ils, tout en continuant à négliger les conditions de vie des populations touchées. C’est un peu comme si un chef cuisinier promettait un repas gastronomique tout en utilisant des ingrédients périmés. La promesse est belle, mais la réalité est tout autre.
Effet miroir international
Et que dire des politiques autoritaires à l’étranger ? Pendant que les États-Unis et la Russie s’engagent dans des batailles géopolitiques, la dengue continue de faire des ravages sans que personne ne s’en préoccupe. Les discours sur la santé publique semblent aussi éloignés de la réalité que les promesses de paix de certains dirigeants.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, nous pouvons nous attendre à une aggravation de la situation. Les vagues épidémiques de dengue pourraient devenir la norme, et les gouvernements devront enfin se réveiller. Mais à quel prix ?
Sources




