Il est parfaitement limpide ce manifeste en tant qu’effet miroir de ce qui a réellement lieu. L’adhérence et le soutien à la destruction massive sont décrits dans tout leur cynisme, toute leur indolence, tout leur saccage.

Finalement, il n’y a juste rien à faire pour que tout empire en suivant une courbe exponentielle. Juste ne pas oser la réflexion, ne pas s’y coller. Préférer le toboggan de la logique marchande et de la solution finale, et surtout, c’est le maître-mot, se foutre de tout. Donc vive les poulets en batterie à 2 euros, les conditions de travail dans les abattoirs qui vont avec, et les maladies… Comment financer le pire ? En consommant ce que le pire produit et fait. C’est parti pour le millième tee-shirt de l’année en promotion, fabriqué en Inde avec des teintures toxiques qui pourrissent les fleuves et la peau de ceux et celles qui les produisent. Merci à toutes les solutions de la techno-industrie qui nous permettent d’avoir bonne conscience en continuant à consommer sans rien changer à nos habitudes, voire en consommant encore plus, parce que le CO2 s’échappant des usines de production est traité pour être injecté sous les océans où il est censé rester stocké à jamais bien docile lui aussi.

Inutile d’aller poser des dynamites dans le détroit d’Ormuz, tout est déjà miné, partout. En utilisant tous l’IA pour lui demander de devenir notre « friend » et surtout si elle peut nous donner un coup de main pour tout détruire plus vite, elle aura déjà réalisé notre vœu du pire le plus cher en ayant aussitôt engloutie les derniers litres d’eau potable sur terre pour refroidir sa propre surchauffe. Et ce qui vaut pour l’environnement, vaut pour les relations humaines. S’installe bruyamment le relativisme, où l’on peut penser et dire ce que l’on veut et où finalement on ne reconnaît plus rien, même pas nos propres paroles ni nos actes, seulement le relativisme de tout – l’irréalité. Notre adaptation au pire consentie confirme alors qu’« il n’y a pas d’autres alternatives ». Nihilisme, dont le sens historique ainsi énoncé est la forme extrême… c’est-à-dire la vengeance envers ce qui existe. Un monde absolument mécanique serait absence, il n’y aurait plus de vie possible. On y est presque.

 

A Paris le 4 avril 2026

Natanaële Chatelain

 

La Dégringolade : Quand le Cynisme Économique Règne en Maître

La destruction massive est désormais une norme, et le cynisme ambiant s’érige en doctrine. Bienvenue dans le monde où l’indifférence fait loi.

Il est parfaitement limpide, ce manifeste en tant qu’effet miroir de ce qui a réellement lieu. L’adhérence et le soutien à la destruction massive sont décrits dans tout leur cynisme, toute leur indolence, tout leur saccage. Finalement, il n’y a juste rien à faire pour que tout empire en suivant une courbe exponentielle. Juste ne pas oser la réflexion, ne pas s’y coller. Préférer le toboggan de la logique marchande et de la solution finale, et surtout, c’est le maître-mot, se foutre de tout.

Ce qui se passe réellement

Donc vive les poulets en batterie à 2 euros, les conditions de travail dans les abattoirs qui vont avec, et les maladies… Comment financer le pire ? En consommant ce que le pire produit et fait. C’est parti pour le millième tee-shirt de l’année en promotion, fabriqué en Inde avec des teintures toxiques qui pourrissent les fleuves et la peau de ceux et celles qui les produisent. Merci à toutes les solutions de la techno-industrie qui nous permettent d’avoir bonne conscience en continuant à consommer sans rien changer à nos habitudes, voire en consommant encore plus, parce que le CO2 s’échappant des usines de production est traité pour être injecté sous les océans où il est censé rester stocké à jamais bien docile lui aussi.

Pourquoi cela dérange

Inutile d’aller poser des dynamites dans le détroit d’Ormuz, tout est déjà miné, partout. En utilisant tous l’IA pour lui demander de devenir notre « friend » et surtout si elle peut nous donner un coup de main pour tout détruire plus vite, elle aura déjà réalisé notre vœu du pire le plus cher en ayant aussitôt engloutie les derniers litres d’eau potable sur terre pour refroidir sa propre surchauffe. Et ce qui vaut pour l’environnement, vaut pour les relations humaines.

Ce que cela implique concrètement

S’installe bruyamment le relativisme, où l’on peut penser et dire ce que l’on veut et où finalement on ne reconnaît plus rien, même pas nos propres paroles ni nos actes, seulement le relativisme de tout – l’irréalité. Notre adaptation au pire consentie confirme alors qu’« il n’y a pas d’autres alternatives ». Nihilisme, dont le sens historique ainsi énoncé est la forme extrême… c’est-à-dire la vengeance envers ce qui existe.

Lecture satirique

Un monde absolument mécanique serait absence, il n’y aurait plus de vie possible. On y est presque. Alors, continuons à applaudir les promesses de nos dirigeants qui nous assurent que tout ira mieux, tant que l’on reste bien assis sur notre canapé, à regarder le monde brûler à travers un écran. Ironie du sort, n’est-ce pas ?

Effet miroir international

Les discours politiques déconnectés du réel, que l’on retrouve aussi bien à Washington qu’à Moscou, ne font que renforcer cette spirale infernale. Les promesses de prospérité s’effondrent face à la réalité crue de l’exploitation et de la destruction. Un parallèle évident avec les dérives autoritaires qui, sous prétexte de sécurité, étouffent les voix dissidentes et exacerbent les inégalités.

À quoi s’attendre

Projection prudente : si nous continuons sur cette voie, il est fort à parier que le cynisme ambiant sera notre seule consolation. Les conséquences directes de cette indifférence collective sont déjà visibles et ne feront qu’empirer.

Sources

Source : lundi.am

Pour que les choses empirent donc...
Visuel — Source : lundi.am
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