Aller au contenu
Fact Check

La confiscation des pancartes de manifestants par la police est injustifiée, selon des témoignages.

CHAPÔ

Unrecognizable people gathering together for protest for police brutality and black lives matter holding banners with Racism violence
Mathias Reding · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

L’affirmation vérifiée

Le Petit Parisien - UNE JOURNÉE DANS LES RUINES DE SMYRNE - 28.09.1922.png
gallica.bnf.fr · Public domain · Source : commons.wikimedia.org

Dans un contexte de manifestations lycéennes en France, des témoignages rapportent que des pancartes à caractère « anti-flic » ont été saisies par les forces de l’ordre. L’affirmation à vérifier est donc : « un écriteau ‘anti-flic’ peut-il finir confisqué au seul motif qu’il déplaît ? » Tout en se demandant si cela repose sur une base légale.

Ce que montrent les faits

La charte des droits et libertés fondamentales garantit la liberté d’expression, un principe essentiel en matière de manifestations. Cependant, la loi française prévoit certaines restrictions, notamment en ce qui concerne les discours incitant à la haine ou à la violence. Selon l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, la liberté d’expression ne peut être limitée que dans des cas exceptionnels et doit être proportionnelle à l’objectif poursuivi. Cela amène à se poser la question de savoir si une pancarte critique à l’égard des forces de l’ordre entre dans cette catégorie.

La vérification

Pour vérifier cette affirmation, nous nous sommes concentrés sur les règles qui régissent la confiscation de matériels lors des manifestations. Les forces de l’ordre doivent justifier toute saisie de pancartes, soit par la présence d’un contenu illégal, soit par une menace à l’ordre public. De nombreux témoignages d’observateurs et d’avocats rapportent que des slogans jugés provocateurs, mais non explicitement contraires à la loi, sont parfois confisqués sans preuve tangible de leur illégalité.

Le collectif « Observatoire des libertés » a signalé plusieurs incidents où des pancartes critiquant les forces de sécurité ont été retirées lors des manifestations. Cela pose des questions sur l’application des textes légaux : les forces de l’ordre se fondent-elles sur des critères juridiques ou sur des préférences personnelles quant à ce qui dérange ?

Les sources et les données

La législation sur la liberté d’expression en France et les conventions internationales fournissent un cadre théorique à la question posée. Nous avons consulté :

Verdict

Verdict : partiellement vrai. Bien que les forces de l’ordre puissent saisir des pancartes en vertu de la législation sur la sécurité publique, il est trompeur de laisser entendre que toute pancarte contestataire est de facto illégale. La légitimité de la saisie dépend de la nature du message véhiculé et de la justification fournie par les policiers au moment de l’action.

Ce qu’il faut retenir

La question de la confiscation des pancartes lors des manifestations reste complexe. Bien qu’une pancarte « anti-flic » puisse être saisie, cela ne peut se faire que sous des conditions strictement légales. Il est essentiel que les forces de l’ordre agissent dans le respect de la législation en vigueur, et que toute saisie se fonde sur des critères objectifs de légalité et non sur des opinions personnelles. La liberté d’expression demeure un droit fondamental qui mérite d’être protégé, même dans le cadre de revendications contestataires.


Source principale : Libération (www.liberation.fr)

Article original : Consulter la source originale

Auteur : Pellissier Eliette

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

Voir le profil et tous les articles
POUR APPROFONDIR

Articles liés à ce sujet

Articles de la même rubrique ou associés à cette localité. Il s’agit de contenus liés, pas nécessairement de comptes rendus du même événement.

Artia13 Music
Compte
Temps de lecture gratuit05:00