La chasse : un débat qui perdure et évolue avec la société

Mise à jour le 2026-01-30 09:09:00 : La chasse, activité légale, suscite des discussions sur son rôle dans la régulation de la faune et la convivialité sociale.

Alerte : Aucune confirmation indépendante n’a pu être obtenue à partir de sources fiables. Cette information est à considérer avec prudence.

La chasse fait toujours débat dans notre société. Cette activité ancestrale, devenue un loisir, s’adapte à la législation et aux missions qui lui sont confiées comme la formation des chasseurs et la régulation de la faune.

Ce qu’il faut savoir

  • Le fait : La chasse est une activité légale qui évolue avec les lois et les besoins de régulation de la faune.
  • Qui est concerné : Les chasseurs, les agriculteurs, et la société en général.
  • Quand : Actuellement, avec des évolutions récentes comme le label « gibiers de France ».
  • Où : En France, notamment dans le département de la Vienne.

Contexte

Michel Cuau est cash quand on lui parle de l’image de la chasse : « on continuera à chasser tant que la loi nous l’autorisera, parce qu’aujourd’hui, ça reste une activité légale, personne ne peut nous contredire sur ce sujet-là. » Le président de la Fédération des chasseurs de la Vienne chasse depuis 1972, autant dire qu’il a vu l’évolution des conditions de chasse. L’année dernière a été marquée par la création du label « gibiers de France ». « Ce label apporte une authenticité et une qualité de viande pour ceux qui veulent manger du gibier.« 

Les chasseurs aiment la nature. « Voir un chien travailler, c’est fabuleux« , souligne Michel Cuau. Et puis les parties de chasse sont des moments de grande convivialité et de brassage social, comme il en reste peu. « Nous régulons la faune et nous abattons quelques animaux, c’est le principe de la chasse. On a tendance à travailler comme quelqu’un qui gère parfaitement bien son livret de caisse d’épargne : on cherche à prélever les intérêts, mais on ne touche pas à la souche.« 

Parmi les missions des fédérations, la formation des futurs chasseurs et l’indemnisation des agriculteurs pour les dégâts sur les cultures. Les chasseurs sont bien placés pour identifier les problématiques de certaines espèces et l’évolution de leur population. « Les lièvres avaient pris un grand coup, on s’en est occupé, aujourd’hui le lièvre est dans toutes nos campagnes. » Idem pour la perdrix et les faisans. « S’il faut diminuer, voire arrêter les prélèvements pendant quelques années, on n’hésite pas à le faire.« 

« La femme est l’avenir de la chasse »

Le chasseur reste très majoritairement masculin. « On est sur une moyenne d’âge de 53 ans pour les hommes et de 48-49 ans pour les femmes« , précise Maxence Ronchi, directeur de la Fédération des chasseurs de la Vienne. Au niveau national, les femmes représentent 10 % des effectifs. Pour le département de la Vienne, c’est moins : 5 à 6 % de femmes. La fédération départementale espère faire remonter ces chiffres. « Jean Ferrat chantait que la femme est l’avenir de l’homme, je dis qu’aujourd’hui, la femme est l’avenir de la chasse« , sourit Michel Cuau. La formation est ouverte à partir de 15 ans avec une autorisation parentale. Il est possible ensuite de chasser accompagné d’un parrain, ce qui permet de passer ensuite l’examen à l’âge de 16 ans.

La sécurité s’est beaucoup renforcée. Les chasseurs ne sont plus en tenue de camouflage, au contraire, ils doivent être visibles avec des vestes ou gilets fluorescents, souvent du orange. Toute partie de chasse commence par des consignes données de la voix du responsable de chasse à tous les participants à la battue. « Il est strictement interdit de manipuler son arme dans les deux angles de 30 degrés, vous ne pouvez tirer que dans l’angle de sécurité qui se trouve face à vous« , précise Michel Cuau. Les chasseurs communiquent avec la pibole, instrument utilisé en vénerie, mais le plus souvent par talkie-walkie. Certaines zones sont exclues de la chasse, car trop dangereuses. Dans ce cas, pour réguler les populations, sur demande du préfet, le corps de lieutenant de louveterie est dépêché sur place.

« Il y aura sûrement de grands changements sur la sécurité »

Même si les effectifs se stabilisent et la chasse n’est pas près de disparaître. « On va se battre, on va dire corps et âme, pour maintenir cette activité le plus longtemps possible, parce que d’abord on est persuadé qu’aujourd’hui, on ne peut pas se passer des chasseurs, nécessaires en raison de la surdensité de certaines espèces. Par contre, il y aura sûrement de grands changements sur la sécurité. On le fera, parce qu’on est conscient de ce problème« , estime Michel Cuau. La Fondation François Sommer estime, dans son livre blanc publié en 2021, « qu’il faut tout faire pour ne pas descendre en dessous de 500 000 chasseurs à l’horizon de 2040 ». Elle appelle à retisser un lien entre les chasseurs et la société. Moins d’un million de chasseurs valident leur permis chaque année. Le président de la Fédération de la Vienne reste confiant : « beaucoup de jeunes profils souhaitent découvrir une activité de plein air« .

Sources

Source : Fédération des chasseurs de la Vienne

Source : France Bleu

Visuel d’illustration — Source : www.francebleu.fr

Source d’origine : Voir la publication initiale

Date : 2026-01-30 09:09:00 — Site : www.francebleu.fr


Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets

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Publié le : 2026-01-30 09:09:00 — Slug : on-ne-peut-pas-se-passer-des-chasseurs-estime-le-president-de-la-federation-des-chasseurs-de-la-vienne-ici

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