La chaleur, un signal de pollinisation plus ancien que la couleur ?
Mise à jour le 2026-02-26 07:14:00 : Une étude révèle que la chaleur émise par certaines plantes pourrait être un signal d’attraction pour les pollinisateurs.
Alerte : Aucune confirmation indépendante n’a pu être obtenue à partir de sources fiables. Cette information est à considérer avec prudence.
La pollinisation est essentielle pour les écosystèmes et notre alimentation. Elle repose sur des interactions entre animaux et plantes. Mais quels ont été les premiers signaux émis par les plantes ? En étudiant les cycadales, Wendy Valencia-Montoya de l’université Harvard et ses collègues suggèrent une réponse surprenante. Ces plantes, considérées comme une des plus anciennes lignées de plantes pollinisées par des animaux, n’ont que des coléoptères comme pollinisateurs connus.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : La chaleur émise par certaines cycadales attire les coléoptères pollinisateurs.
- Qui est concerné : Les chercheurs et les écologistes.
- Quand : Étude récente, publiée en 2026.
- Où : États-Unis, université Harvard.
Les cônes des cycadales, organes reproducteurs, sont généralement de couleur crème ou jaune. Plus de la moitié de ces espèces sont thermogéniques, produisant de la chaleur au niveau de leurs cônes. Cette chaleur pourrait avoir un rôle dans l’attraction des pollinisateurs.
Observés de nuit avec une caméra infrarouge, les cônes des cycadales montrent une température accrue de 8 °C par rapport au reste de la plante. Cette chaleur est produite par une respiration cellulaire intense. L’équipe a étudié l’espèce Zamia furfuracea et ses pollinisateurs Rhopalotria furfuracea. Les coléoptères sont attirés par les cônes, et des expériences avec des répliques de cônes chauffées ont montré qu’ils s’en approchent ou s’en éloignent selon la température.
Les coléoptères de l’espèce Rhopalotria furfuracea sont attirés par la chaleur du cône femelle de la cycadale.
© Michael Calonje
Les cônes mâles atteignent leur température maximale environ trois heures avant les cônes femelles, augmentant ainsi les chances de pollinisation. Les antennes des coléoptères agissent comme des caméras thermiques, détectant la chaleur grâce à un gène (TRPA1) impliqué dans cette détection infrarouge.
Les chercheurs ont montré que la sensibilité thermique des coléoptères est ajustée à la température spécifique de leur plante hôte. Cela représente un exemple de coévolution entre la thermogenèse végétale et les systèmes sensoriels des coléoptères.
Vue à la caméra infrarouge de cônes de cycadale Zamia furfuracea qui produisent de la chaleur.
© Wendy Valencia-Montoya
Cette spécialisation a probablement limité les possibilités de spéciation des cycadales, qui sont aujourd’hui parmi les groupes de plantes les plus menacés. L’infrarouge thermique pourrait être un signal de communication évolué, utilisé par les plantes pour attirer leurs pollinisateurs.
Sources

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Date : 2026-02-26 07:14:00 — Site : www.pourlascience.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-02-26 07:14:00 — Slug : la-chaleur-un-signal-de-pollinisation-plus-ancien-que-la-couleur
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