Netflix : Quand le géant du streaming se prend les pieds dans le tapis belge

La Belgique inflige un revers à Netflix, qui se débat entre promesses de contenus locaux et réalité d’un désintérêt manifeste.

Dans un monde où les géants du streaming se pavanent comme des rois, la Belgique vient de leur rappeler qu’elle n’est pas qu’un petit pays au chocolat et à la bière. En effet, la Cour constitutionnelle belge a récemment tranché en faveur d’une législation obligeant Netflix à investir dans la production de contenus locaux. Une décision que le célèbre magazine Variety qualifie de « potentiellement historique ». Qui aurait cru que la petite Belgique mettrait un coup d’arrêt à l’impérialisme culturel américain ?

Ce qui se passe réellement

En août 2024, Netflix a décidé de jouer les David contre Goliath en attaquant un projet de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) qui voulait imposer à la plateforme de consacrer 9,5 % de son chiffre d’affaires à des productions francophones belges, contre 2,2 % auparavant. Netflix, dans un élan de mauvaise foi, a qualifié cette mesure de « discriminatoire » et « disproportionnée », arguant que la taille réduite de la région ne justifiait pas un tel investissement. En d’autres termes, Netflix préfère investir dans des contenus qui ne nécessitent pas de sous-titres.

Pourquoi cela dérange

Cette décision met en lumière l’hypocrisie de Netflix, qui prône la diversité tout en se moquant des productions locales. En réalité, la plateforme semble plus intéressée par la diffusion de séries à gros budgets que par le soutien à la culture locale. C’est un peu comme si un chef étoilé refusait de cuisiner avec des ingrédients locaux, préférant importer des truffes de l’autre bout du monde.

Ce que cela implique concrètement

Si cette jurisprudence s’applique à l’ensemble de l’Union européenne, cela pourrait changer la donne pour les géants du streaming. Une obligation d’investir dans des contenus locaux pourrait bien faire trembler les fondations de leur empire. Imaginez un monde où les séries américaines doivent cohabiter avec des productions belges. Qui sait, peut-être que « Stranger Things » finira par croiser le chemin de « C’est pas sorcier » ?

Lecture satirique

Les discours politiques autour de cette décision sont aussi savoureux que contradictoires. D’un côté, on nous parle de soutien à la culture locale, de l’autre, Netflix se présente en victime d’une « aide d’État illégale ». C’est un peu comme si un enfant gâté se plaignait de ne pas avoir assez de jouets alors qu’il en possède déjà une montagne. La réalité, c’est que Netflix doit apprendre à partager, et cela ne semble pas faire partie de son ADN.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires d’autres pays, où les géants du numérique tentent d’imposer leurs règles sans tenir compte des spécificités locales. Aux États-Unis, par exemple, la lutte contre la régulation est un sport national. On pourrait presque imaginer un parallèle avec la Russie, où les lois sont souvent adaptées pour protéger les intérêts des puissants. Mais ici, en Belgique, le petit David semble avoir trouvé sa fronde.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à une résistance accrue de la part des géants du streaming. Ils pourraient tenter de contourner ces obligations par tous les moyens possibles, mais la question reste : jusqu’où iront-ils pour éviter de partager leur gâteau ?

Sources

Source : www.lemonde.fr

Visuel — Source : www.lemonde.fr
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