Kikwete à l’UA : Quand l’absurde devient la norme
L’Union africaine vient de nommer Jakaya Kikwete, ancien président tanzanien, Haut représentant pour la corne de l’Afrique. Le Chadema, principal parti d’opposition, crie au scandale. Une nomination qui semble défier toute logique démocratique.
Table Of Content
En Tanzanie, le Chadema, ce héros du jour, a décidé de faire entendre sa voix. Dans une lettre à l’Union africaine, le parti s’est déclaré « profondément préoccupé » par la nomination de Jakaya Kikwete. Pourquoi ? Parce que, visiblement, avoir entravé la mise en place d’une Constitution et être un proche allié d’un régime responsable de massacres, c’est tout à fait acceptable pour l’UA. Qui a dit que la démocratie était un prérequis pour les postes de responsabilité ?
Ce qui se passe réellement
Le Chadema ne mâche pas ses mots. Dans sa lettre, il accuse Kikwete d’avoir bloqué la Constitution du pays et de ne jamais avoir dénoncé les violations des droits de l’Homme sous le régime de Samia Suluhu Hassan, actuelle présidente. En effet, après des élections jugées frauduleuses, le gouvernement a réagi à la contestation avec des balles réelles et des gaz lacrymogènes. Charmant, n’est-ce pas ?
Trois mois après des manifestations réprimées dans le sang, le gouvernement a mis en place une commission d’enquête. Une belle manière de dire : « Regardez, nous faisons quelque chose ! » alors que les véritables responsables continuent de régner sans partage.
Pourquoi cela dérange
La nomination de Kikwete est une gifle pour ceux qui espèrent voir l’UA défendre les valeurs démocratiques. En effet, comment peut-on confier un poste aussi important à quelqu’un dont le bilan est entaché par des violations flagrantes des droits de l’Homme ? Cela ressemble à un mauvais sketch où le comédien se prend au sérieux.
Ce que cela implique concrètement
Cette nomination envoie un message clair : l’UA semble plus intéressée par des alliances politiques que par le respect des droits fondamentaux. Cela pourrait encourager d’autres régimes autoritaires à poursuivre leurs dérives, pensant que l’impunité est la norme.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir à quel point les promesses de démocratie et de droits de l’Homme peuvent être rapidement balayées. Kikwete, un homme qui a fait ses preuves dans l’art de l’inaction, est maintenant propulsé sur le devant de la scène internationale. Peut-être que l’UA a décidé de faire de la comédie politique son nouveau créneau ?
Effet miroir international
Cette situation rappelle étrangement d’autres dérives autoritaires à travers le monde. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les dirigeants semblent souvent plus préoccupés par leur image que par la réalité sur le terrain. Une belle ironie, n’est-ce pas ?
À quoi s’attendre
Le Chadema espère une réponse de l’Union africaine, mais il ne faut pas se faire d’illusions. Si l’histoire nous a appris quelque chose, c’est que les promesses de changement sont souvent suivies de déceptions. La lutte pour la démocratie en Tanzanie est loin d’être terminée.



