- Pages 3 à 3 | Le mécano de la Générale
| Igor Martinache - Pages 7 à 9 | Un libre panseur du capitalisme
| Igor Martinache - Pages 12 à 14 | John Maynard Keynes, un économiste mondain et iconoclaste
| Alexandre Reichart - Pages 15 à 19 | John Maynard Keynes en 20 dates clés
- Pages 20 à 21 | (Mal) faire la paix
| Igor Martinache - Pages 22 à 24 | La Grande Dépression, terreau fertile pour les idées keynésiennes
| Gérard Vindt - Pages 25 à 27 | A Bretton Woods, entre bras de fer et compromis
| Christian Chavagneux - Pages 28 à 33 | « Keynes a encore beaucoup de choses à nous dire »
| Gilles Dostaler, Christian Chavagneux - Pages 36 à 40 | La « Théorie générale » : quelques clés de lecture
| Pascal Combemale - Pages 41 à 41 | La finance comme un grand casino
| Christian Chavagneux - Pages 42 à 43 | L’effet multiplicateur, fer de lance de la relance
| Clément Carbonnier - Pages 44 à 45 | Le chômage n’est pas volontaire
| Anne Fretel - Pages 46 à 47 | La demande effective, clé de la croissance
| Yann Guy - Pages 48 à 49 | Les esprits animaux, ou l’influence de la psychologie
| Michaël Lainé - Pages 50 à 51 | Les mirages de la mondialisation capitaliste
| Igor Martinache - Pages 52 à 52 | Du bon usage du progrès technique
| Pierre-Noël Giraud - Pages 53 à 53 | Friedrich Hayek, le meilleur ennemi
| Denis Clerc - Pages 56 à 61 | Docteur Maynard et Mister Keynes ?
| Denis Clerc - Pages 62 à 63 | L’économie de la synthèse, un cocktail détonnant
| Thomas Dallery - Pages 64 à 65 | Les postkeynésiens, des héritiers en mouvement
| Laurent Cordonnier - Pages 66 à 68 | Le message de Keynes à l’épreuve de la crise structurelle
| Jean-Luc Gaffard, Francesco Saraceno - Pages 69 à 70 | La valeur, une affaire de croyances collectives
| Christian Chavagneux - Pages 71 à 71 | Peut-on découpler prospérité et croissance ?
| Florence Jany-Catrice - Pages 72 à 73 | Comment est créée la monnaie ?
| Jézabel Couppey-Soubeyran - Pages 74 à 75 | Keynes et l’écologie, un rendez-vous (vraiment) manqué ?
| Igor Martinache - Pages 76 à 76 | Féministe en pratique mais pas en théorie
| Igor Martinache - Pages 77 à 80 | Pourquoi lire Keynes aujourd’hui
| Bernard Maris - Pages 81 à 82 | Pour plonger dans la lecture de Keynes…
| Pascal Combemale, Igor Martinache
Keynes, le prophète oublié : entre promesses et désillusions
La crise économique actuelle rappelle étrangement les enseignements de Keynes, mais qui s’en soucie vraiment ?
Table Of Content
INTRODUCTION : Alors que le monde se débat dans une crise économique qui ferait rougir d’envie la Grande Dépression, les idées de John Maynard Keynes, cet économiste mondain et iconoclaste, semblent plus pertinentes que jamais. Pourtant, nos dirigeants préfèrent jouer aux marionnettes avec des politiques économiques qui frôlent le ridicule. Qui aurait cru qu’en 2023, on en serait encore à débattre de la nécessité d’investir dans l’économie réelle ?
Ce qui se passe réellement
Dans son article « Le mécano de la Générale », Igor Martinache rappelle que Keynes a toujours prôné l’importance de l’intervention de l’État pour réguler l’économie. À une époque où les marchés semblent avoir pris le contrôle, la question se pose : pourquoi persiste-t-on à croire que le laissez-faire résoudra nos problèmes ? Martinache souligne également que la crise actuelle est un terreau fertile pour les idées keynésiennes, comme l’explique Gérard Vindt dans « La Grande Dépression, terreau fertile pour les idées keynésiennes ».
Pourquoi cela dérange
Il est difficile de ne pas sourire (jaune) en voyant les gouvernements prôner des politiques d’austérité tout en se plaignant de la stagnation économique. C’est un peu comme si l’on essayait de remplir un seau percé. Les promesses de relance se heurtent à la réalité d’un chômage qui n’est pas volontaire, comme le rappelle Anne Fretel. La demande effective, clé de la croissance selon Yann Guy, est systématiquement ignorée au profit de théories économiques qui semblent tout droit sorties d’un manuel des années 80.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont claires : un appauvrissement progressif des classes moyennes et un enrichissement fulgurant des plus riches. La finance, décrite par Christian Chavagneux comme un grand casino, continue de jouer avec notre avenir. Pendant ce temps, les esprits animaux, selon Michaël Lainé, dictent nos choix économiques, laissant de côté toute logique rationnelle.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir nos dirigeants se pavaner en promettant des réformes structurelles tout en continuant à appliquer des recettes qui ont échoué par le passé. On pourrait presque croire qu’ils ont un abonnement à « Comment rater son mandat en 10 leçons ». La déconnexion entre les discours politiques et la réalité économique est telle qu’on se demande si ces politiciens vivent dans le même monde que nous.
Effet miroir international
Et que dire des politiques autoritaires à l’étranger ? Les États-Unis, avec leur obsession pour le capitalisme sauvage, semblent avoir oublié que Keynes avait des choses à nous dire. Pendant ce temps, en Russie, les dérives autoritaires ne font qu’accentuer les inégalités, un phénomène que Keynes aurait certainement dénoncé. Mais là encore, qui s’en soucie ?
À quoi s’attendre
À l’avenir, si nous continuons sur cette voie, nous pouvons nous attendre à une aggravation des tensions sociales et à une crise économique encore plus profonde. Les tendances visibles aujourd’hui ne laissent guère de place à l’optimisme.



