Kévin Wartelle condamné à 12 ans de prison pour violences conjugales

Mise à jour le 2026-01-26 20:02:00 : Kévin Wartelle, évadé de la prison de Dijon, a été condamné à 12 ans de réclusion pour avoir gravement blessé son ex-conjointe.

Alerte : Aucune confirmation indépendante n’a pu être obtenue à partir de sources fiables. Cette information est à considérer avec prudence.

Après deux jours d’audience, la cour criminelle du Jura a rendu sa décision ce lundi et condamne Kévin Wartelle, l’un des deux évadés de la prison de Dijon, à 12 ans de réclusion criminelle pour violences sur son ex-conjointe, il lui a notamment crevé l’œil gauche.

L’avocate générale avait requis 18 ans de prison, la cour criminelle du Jura de Lons-le-Saunier a finalement condamné ce lundi Kevin Wartelle à 12 ans de réclusion criminelle, assortis d’une interdiction de port d’arme et du retrait de son autorité parentale. Il est reconnu coupable des violences physiques et psychologiques exercées sur son ex-conjointe, de 2020 à 2022, période au cours de laquelle il a notamment crevé l’œil de Laura avec une fourchette.

Ce qu’il faut savoir

  • Le fait : Kévin Wartelle a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle.
  • Qui est concerné : Kévin Wartelle et son ex-conjointe Laura.
  • Quand : Décision rendue le 26 janvier 2026.
  • Où : Jura, France.

Ce qui change

  • Ce qui change : Kévin Wartelle ne pourra plus exercer son autorité parentale.
  • Démarches utiles : Aucune mention de démarches spécifiques.
  • Risques si vous n’agissez pas : Risque de récidive de violences.

Discours confus

Dès le premier jour d’audience, Kévin contestait les faits. Fidèle à sa ligne de conduite, il tient un discours confus lors de sa prise de parole à la barre ce lundi matin. Cheveux longs bouclés attachés en chignon, tee-shirt à manche longues noir, le natif de Lille de 33 ans est resté calme tout au long de la matinée, ce que ne manque pas de noter le président de la cour. Pourtant, il répond à côté de toutes les questions qui lui sont posées, obligeant le président à reformuler plusieurs fois ses interrogations : « Pourquoi avoir enfermé Laura dans la cave ? », l’interroge la cour, « Je ne peux pas vous donner d’explication », répond l’accusé. « Et ce coup de poing au visage, c’était vous ?« , Même réponse évasive.

Le père de trois enfants, dont un avec la victime, reconnaît : « ne pas avoir été très poli avec Laura ». Il explique qu’après plusieurs mensonges de son ex-compagne, il « ne la respectait plus ». Concernant cette soirée de début novembre 2022, où Laura a perdu son œil après avoir reçu une fourchette au visage, il se défend : « J’ai toujours reconnu mon geste : après un dîner avec des amis, on est rentré, j’étais très alcoolisé. Je me préparais à manger, Laura mettait la table et il n’y avait pas de fourchette, elle m’en a demandé une, alors je lui ai jeté« , il imite le geste, un « jet en forme de cloche« . Assise dans l’assemblée, Laura soupire en hochant la tête. Lorsqu’elle a été entendue à la barre vendredi dernier, elle indiquait que Kévin lui avait bien jeté la fourchette « comme une fléchette », perforant l’œil de Laura de trois trous, ont attesté les chirurgiens, entendus par la cour.

« Hystérique et manipulatrice »

Face au témoignage clair et concordant de Laura vendredi à la barre, celui de Kévin apparaît décousu et accablant. Il accuse Laura d’être « hystérique« , « alcoolique« , « manipulatrice » : « elle a un visage de princesse devant tout le monde, c’est ça qui m’a attiré chez elle, mais derrière c’est une diablesse. Je ne la pensais pas aussi manipulatrice », décrit Kévin. « Alors pourquoi être resté avec elle ? », l’interroge la Cour. Kévin répond « C’était je t’aime moi non plus, et quand j’étais à bout, je sortais prendre l’air ». L’avocate générale et le président de la cour font ainsi remarquer que les premiers bleus et hématomes rapportés par Laura (preuve en photo à l’appui), correspondent à la période où Kévin purgeait une peine sous bracelet, lui empêchant de quitter les lieux.

Une enfance dans la violence

Si le détenu refuse de reconnaître qu’il a frappé son ex-conjointe, il explique « Moi j’ai vu ma mère se faire écraser pendant huit ans ». A la barre, la mère de Kévin avait en effet relaté les coups de son mari alcoolique. Avant ses 10 ans, il est alors placé en foyer, considéré comme difficilement gérable car « hyperactif« . C’est là-bas qu’il fume son premier joint, à seulement 11 ans, et deviendra vite accro « jusqu’à 40 joints par jour.. beaucoup trop », reconnaît-il, mais seule façon pour lui de gérer son hyperactivité.

« Il ne connait que ça : les milieux fermés, l’absence d’amour », plaide son avocat, Me Bensa, « Il grandit dans ce monde où s’il n’est pas dominant, il est dominé », poursuit-il à la barre. Une enfance difficile, Kévin l’avoue, pourtant il ne fait « absolument aucun lien », avec la situation actuelle : « Regardez mon casier, j’ai seulement deux condamnations pour violence ». Son casier judiciaire fait en effet état de 27 mentions, dont la première condamnation lorsqu’il avait 14 ans : stupéfiants, conduite sans permis, vols aggravés, abus de confiance, défaut d’assurance, violences aggravées, vols en réunions, détention d’arme, détention sans permis de chien d’attaque, outrage agents… Un casier judiciaire « chaotique« , il le reconnait lui-même.

Il a dix jours pour faire appel de sa condamnation.

Sources

Source : France Bleu

Visuel d’illustration — Source : www.francebleu.fr

Source d’origine : Voir la publication initiale

Date : 2026-01-26 20:02:00 — Site : www.francebleu.fr


Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets

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Publié le : 2026-01-26 20:02:00 — Slug : kevin-w-lun-des-evades-de-la-prison-de-dijon-condamne-a-12-ans-de-reclusion-criminelle-pour-violences-conjugales-ici

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