Kévazingo : L’inventaire qui fait du bruit, mais pas dans les bonnes forêts
Une vaste mission d’inventaire des stocks de Kévazingo au Gabon, mais les promesses de durabilité semblent aussi solides qu’un tronc d’arbre pourri.
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Dans le cadre des 100 jours du gouvernement pour le ministère des Eaux et Forêts, une vaste mission d’inventaire des stocks pré-convention de Kévazingo a été lancée. Déjà déployée dans les provinces de l’Ogooué-Ivindo et du Woleu-Ntem, cette opération vise à recenser et valoriser les bois existants tout en garantissant leur exploitation légale et durable.
Ce qui se passe réellement
Au Gabon, une mission d’inventaire des stocks de Kévazingo pré-convention est en cours dans cinq provinces. L’objectif ? Rendre accessibles et valorisables les stocks de cette essence emblématique tout en garantissant leur exploitation légale et durable. Les espèces concernées incluent le Guibourtia tessmannii, le Guibourtia pellegriniana et le Guibourtia demeusei. Inscrit à l’Annexe II de la CITES depuis 2016, le Kévazingo est désormais soumis à des règles strictes pour le commerce international.
Depuis 2017, toute exportation nécessite un permis CITES, attestant de la légalité de la récolte. Le Gabon a donc lancé cet inventaire pour valoriser les bois coupés avant cette date, tout en prétendant concilier développement économique et préservation de l’espèce. Les équipes mobilisées incluent des agents paramilitaires, des ONG, et même des médias, un mélange explosif qui pourrait faire rougir d’envie n’importe quel gouvernement autoritaire.
Pourquoi cela dérange
La commercialisation du Kévazingo repose sur trois piliers : gestion durable, traçabilité et transformation locale. Mais qui peut vraiment croire que l’abattage dans des concessions aménagées va empêcher le trafic illicite ? Le colonel Christophe Igaboughi, chef d’équipe, se vante de la création de valeur ajoutée, mais on se demande si cela ne cache pas une volonté de faire passer des troncs pour des trésors.
Ce que cela implique concrètement
À ce jour, 17 sites ont été identifiés dans l’Ogooué-Ivindo, et la circulation du Kévazingo est strictement réglementée. Tout déplacement nécessite une autorisation du ministre des Eaux et Forêts, souvent accompagnée de puces pour le suivi. Une belle manière de surveiller les bois, mais qu’en est-il de la surveillance des promesses gouvernementales ?
Lecture satirique
Après l’affaire Kévazingo gate, le besoin de clarifier la situation semble plus urgent que jamais. Mais plutôt que de remettre de l’ordre, on a l’impression que le gouvernement cherche à faire du bruit pour masquer ses propres incohérences. La mission vise à identifier les stocks exportables, mais qui peut garantir que ces exportations ne seront pas une nouvelle porte d’entrée pour le trafic ?
Effet miroir international
Dans un monde où les politiques autoritaires se multiplient, le Gabon semble vouloir jouer le jeu de la transparence tout en gardant un œil sur les bénéfices. Une stratégie qui rappelle les promesses de durabilité des gouvernements d’ailleurs, comme aux États-Unis ou en Russie, où les discours sont souvent déconnectés de la réalité.
À quoi s’attendre
La projection est simple : tant que les intérêts économiques primeront sur la préservation, le Kévazingo continuera de souffrir. La volonté de protéger cette essence précieuse est louable, mais les actions concrètes restent à prouver.



