Kaïs Saïed : Le Président qui Veut une Télévision au Rendez-vous de l’Histoire… Mais Pas de la Liberté

Kaïs Saïed exhorte la télévision publique à « être au rendez-vous avec l’histoire », tout en piétinant la liberté de la presse. Ironie, quand tu nous tiens !

Lors d’une cérémonie d’hommage à Habib Bourguiba, l’ancien président de la Tunisie, Kaïs Saïed a fustigé la télévision nationale pour son manque de sérieux. « La télévision doit changer de discours et être au rendez-vous avec l’histoire », a-t-il déclaré, comme si la réalité médiatique en Tunisie ne lui avait jamais soufflé à l’oreille que la liberté d’informer était en chute libre.

Ce qui se passe réellement

Le président, qui dirige le pays depuis 2019, a profité de cette commémoration pour critiquer l’organe médiatique, sans toutefois donner d’exemples concrets. Il a évoqué des « concepts caducs » que les Tunisiens ne veulent plus entendre. Mais qui pourrait lui donner tort alors que les journalistes tunisiens et étrangers attendent toujours leur carte de presse pour 2026 ? Un détail, sans doute, qui n’a pas échappé à l’autocensure croissante dans les médias, où la peur des représailles est devenue la norme.

Baisse dans le classement sur la liberté de la presse

Il n’est pas surprenant que la Tunisie ait chuté de 11 places dans le classement 2025 de Reporters sans frontières. Le président, en prônant la transparence et l’intérêt général, semble avoir oublié que la communication entre le gouvernement et les journalistes est quasi inexistante. Un petit détail qui pourrait faire sourire, si ce n’était pas si tragique.

Pourquoi cela dérange

La contradiction est flagrante : d’un côté, un discours sur la nécessité d’une presse libre et engagée ; de l’autre, une réalité où l’autocensure et la peur dominent. Saïed semble jouer un double jeu, prônant une transparence qu’il ne pratique pas.

Ce que cela implique concrètement

Cette situation ne fait qu’aggraver la crise de confiance entre le gouvernement et les citoyens. Les Tunisiens, qui aspirent à une information libre et objective, se retrouvent face à une propagande déguisée en « discours historique ».

Lecture satirique

Ironiquement, le président Saïed appelle à un changement de discours alors qu’il est lui-même le premier à imposer un silence assourdissant sur les vérités dérangeantes. Peut-être qu’un jour, il réalisera que le véritable « rendez-vous avec l’histoire » passe par la liberté d’expression, et non par des discours creux.

Effet miroir international

Ce décalage entre promesses et réalité n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs, que ce soit en Russie ou aux États-Unis. Des dirigeants qui, tout en prônant la liberté, se retrouvent à museler la presse. Une triste tendance qui semble se répandre comme une traînée de poudre.

À quoi s’attendre

Si la tendance actuelle se poursuit, la Tunisie pourrait bien devenir un exemple de ce qu’il ne faut pas faire en matière de liberté de la presse. Les Tunisiens méritent mieux qu’un président qui joue les donneurs de leçons tout en étouffant les voix dissidentes.

Sources

Source : www.rfi.fr

Visuel — Source : www.rfi.fr
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