Jorge Glas : Prisonnier politique ou simple victime d’un « lawfare » néolibéral ?
L’ancien vice-président équatorien Jorge Glas, symbole de la persécution judiciaire, continue de croupir en prison, victime d’une justice plus arbitraire que jamais.
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Il est à n’en pas douter l’un des symboles de la persécution judiciaire (ou « lawfare ») déployée par la droite contre les progressistes en Équateur. Kidnappé par la police du président néolibéral autoritaire Daniel Noboa il y a tout juste deux ans, alors qu’il s’était réfugié à l’ambassade du Mexique pour échapper à un harcèlement qui lui avait déjà valu cinq années d’emprisonnement (2017-2022) pour « corruption », l’ancien vice-président Jorge Glas continue d’être victime d’une justice plus arbitraire que jamais.
Ce qui se passe réellement
Tandis que ses défenseurs dénoncent une grave détérioration de son état de santé depuis son retour en prison, l’ancien bras droit du président socialiste Rafael Correa de 2013 à 2017 vient de voir rejetée une demande d’habeas corpus qui visait à augmenter ses rations alimentaires et à mettre en place des soins spécialisés. L’Humanité n’oublie pas ce prisonnier politique jeté aux oubliettes.
Pourquoi cela dérange
La situation de Glas met en lumière l’hypocrisie d’un système judiciaire qui prétend défendre la démocratie tout en s’attaquant aux voix dissidentes. La détérioration de sa santé et le rejet de ses demandes de soins spécialisés soulèvent des questions sur l’éthique d’un gouvernement qui semble plus préoccupé par la répression que par la justice.
Ce que cela implique concrètement
La persécution de Glas n’est pas qu’une affaire personnelle. Elle illustre une tendance inquiétante en Équateur, où les droits humains sont souvent sacrifiés sur l’autel du néolibéralisme autoritaire. Les conséquences sont graves : un climat de peur s’installe, décourageant toute forme de contestation.
Lecture satirique
Il est ironique de constater que ceux qui prêchent la vertu de la « loi » se livrent à des pratiques qui rappellent les pires dérives autoritaires. Les promesses de justice et d’équité se heurtent à la réalité d’un système qui privilégie le pouvoir sur la vérité. La situation de Glas est un parfait exemple de ce décalage entre discours politique et réalité.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs, notamment aux États-Unis et en Russie, où les opposants politiques sont souvent muselés sous couvert de légalité. La répression des voix dissidentes semble être un sport international, et l’Équateur ne fait pas exception.
À quoi s’attendre
Si la tendance actuelle se poursuit, il est à craindre que d’autres voix progressistes soient également réduites au silence. La lutte pour les droits humains et la justice en Équateur est loin d’être terminée, et la communauté internationale doit rester vigilante.



