Il aura fallu, selon les mots d’Arthur Poindefert, « un peu de souffrance, énormément de concentration et une bonne dose de survie » pour mener à bien ce rêve d’alpiniste. En ce lundi de Pâques, après quatre jours suspendus dans la face nord des Grandes Jorasses, Arthur Poindefert, Kilian Moni, Hugo Peruzzo et Pierre Girot atteignent la pointe Whymper (4183 m) et signent une nouvelle voie de 1100 mètres cotée M7 A3. Son nom : Jorassiques Pâques. Ils ont entre 23, 25, 25 et 28 ans et partagent, depuis deux ans, les exigences du Groupe Excellence Alpinisme National (GEAN) de la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM) : Arthur Poindefert, « l’étincelle d’un mauvais briquet » à l’origine de cette idée un peu folle, Kilian Moni, l’homme qui perd un implant dentaire en pleine paroi mais continue sans broncher, Hugo Peruzzo, qui perce son portaledge gonflable sous la neige tout en se disant encore « à la limite du confortable », et Pierre Girot, décrit par ses compagnons comme un véritable roi de l’artificiel. Leur cordée n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’elle s’est déjà illustrée sur d’autres ouvertures de voies, notamment à la Dent du Géant l’été précédent, et sur une voie de 370 mètres cotée 8a+ libérée ensemble au contrefort du Moine, dans le massif du Mont-Blanc.  Arthur, à l’origine du projet, n’a d’ailleurs jamais envisagé de changer « son équipe qui gagne » : « Je m’étais imaginé une équipe de rêve avec des profils très différents, chacun avec sa carte à jouer dans l’aventure. Les quatre ensemble, on a une polyvalence qui faisait qu’on pouvait vraiment s’imbriquer parfaitement, explique-t-il. C’était l’occasion de récidiver avec la même équipe de copains. » Ouvrir une voie dans une face saturée Ouvrir une voie dans la face nord des Grandes Jorasses aujourd’hui n’a rien d’intuitif, tant il devient difficile d’y tracer une ligne sans croiser une voie existante. Pourtant, c’est précisément ce qui a attiré…

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Jorassiques Pâques : Quand l’alpinisme devient un acte de résistance

Après quatre jours de lutte dans la face nord des Grandes Jorasses, une cordée de jeunes alpinistes signe une nouvelle voie. Mais derrière cette prouesse, se cache une réalité bien plus sombre.

En ce lundi de Pâques, Arthur Poindefert et ses compagnons, Kilian Moni, Hugo Peruzzo et Pierre Girot, ont atteint la pointe Whymper (4183 m) après un périple de quatre jours. Leur nouvelle voie, nommée « Jorassiques Pâques », s’étend sur 1100 mètres et est cotée M7 A3. Un exploit qui, selon les mots d’Arthur, a nécessité « un peu de souffrance, énormément de concentration et une bonne dose de survie ». Mais à quel prix ?

Ce qui se passe réellement

Ces quatre jeunes alpinistes, âgés de 23 à 28 ans, font partie du Groupe Excellence Alpinisme National (GEAN) de la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM). Arthur, décrit comme « l’étincelle d’un mauvais briquet », a eu l’idée de cette aventure audacieuse. Kilian, qui a perdu un implant dentaire en pleine ascension, et Hugo, qui a percé son portaledge sous la neige, ont tous deux démontré une résilience remarquable. Pierre, le « roi de l’artificiel », complète cette équipe hétéroclite.

Ouvrir une voie dans la face nord des Grandes Jorasses est un défi de taille, tant il est difficile de tracer une ligne sans croiser une voie existante. Pourtant, c’est précisément cette complexité qui a attiré ces alpinistes. Leur cordée, déjà reconnue pour d’autres ouvertures, a su prouver que la passion et l’amitié peuvent surmonter les obstacles les plus redoutables.

Pourquoi cela dérange

Cette aventure, bien que louable, soulève des questions sur la valorisation de l’extrême. Dans un monde où les discours politiques se radicalisent, où les valeurs de solidarité et de coopération semblent s’effriter, ces jeunes alpinistes rappellent que l’esprit d’équipe et la détermination peuvent encore triompher. Mais à quel moment cette quête d’excellence devient-elle une forme d’irresponsabilité ?

Ce que cela implique concrètement

Leur exploit pourrait être perçu comme une métaphore des luttes contemporaines contre les dérives autoritaires et les politiques ultraconservatrices. Alors que certains prônent le repli sur soi et l’individualisme, ces alpinistes choisissent de s’unir pour surmonter les défis. Une leçon à méditer dans un contexte où l’unité semble de plus en plus menacée.

Lecture satirique

Ironiquement, alors que ces jeunes hommes s’élèvent vers les sommets, les discours politiques d’aujourd’hui semblent s’enliser dans des promesses creuses. Les gouvernements, en quête de popularité, oublient souvent que la vraie force réside dans la solidarité et l’entraide. Pendant ce temps, ces alpinistes, en quête de nouveaux sommets, nous rappellent que l’ascension est souvent plus belle quand elle est collective.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, les dérives autoritaires se multiplient, des États-Unis à la Russie. Les leaders politiques, souvent déconnectés de la réalité, semblent plus préoccupés par leur image que par le bien-être de leurs citoyens. Dans ce contexte, l’exploit de ces alpinistes prend une résonance particulière, comme un cri de ralliement contre l’individualisme et l’isolement.

À quoi s’attendre

Alors que le monde semble se diviser, ces jeunes alpinistes nous montrent qu’il est encore possible de s’unir pour atteindre des sommets. Peut-être que leur exemple incitera d’autres à suivre leur voie, non seulement dans l’alpinisme, mais aussi dans la lutte contre les idéologies qui menacent notre cohésion sociale.

Sources

Source : www.outside.fr

Jorassiques Pâques : quatre jours de survie pour une ouverture en face nord des Grandes Jorasses
Visuel — Source : www.outside.fr
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