C’est un rebondissement inespéré. Cinq ans et demi après sa fuite, Joël Soudron, présenté par les services de police comme l’« un des barons antillais de la drogue en France », a été retrouvé et interpellé, dimanche 29 mars au Panama, selon des informations du Monde confirmées par des sources françaises et panaméennes. Le Guadeloupéen de 46 ans, présenté comme l’un des principaux narcotrafiquants français, était en fuite depuis septembre 2018. Profitant d’une permission de sortie, il n’avait jamais regagné sa cellule de la prison de Réau (Seine-et-Marne). Il fait partie des cibles prioritaires de l’Office anti-stupéfiants et utilisait au Panama un authentique passeport français sous une fausse identité.

Dans une vidéo postée par la police panaméenne, on peut voir un homme de grande taille menotté, vêtu d’un short et d’un polo orange, baskets blanches aux pieds, se tenant de dos et encadré par des fonctionnaires de la police judiciaire panaméenne et du bureau local d’Interpol. La police panaméenne précise que « lors de la vérification de son identité, il a été constaté que l’individu était en possession d’une carte de séjour temporaire comportant de fausses informations. Après les investigations menées, il a été confirmé qu’il s’agissait de Joël Soudron ».

Ce dernier est recherché dans deux affaires judiciaires en France. Dans la première, il a été condamné en 2016 à six ans de prison par le tribunal correctionnel de Créteil pour son rôle d’« organisateur d’un trafic de cocaïne entre Cayenne, Pointe-à-Pitre et Orly, courant 2002 ». Cette année-là, une passagère de l’aéroport d’Orly en provenance de Guyane, dont les billets avaient été payés par M. Soudron, était contrôlée avec 7,79 kilogrammes de cocaïne dissimulée dans une cage pour chien. Il ne sera condamné qu’en novembre 2016, après avoir été arrêté au Mali quelques semaines plus tôt. C’est au cours de l’exécution de cette peine qu’il bénéficie, en 2018, d’une permission de sortie lui permettant de s’enfuir.

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Joël Soudron : le baron de la drogue qui a pris la fuite… et le Panama

Cinq ans après avoir pris la poudre d’escampette, un narcotrafiquant français est retrouvé au Panama, laissant derrière lui une série d’interrogations sur la justice et la sécurité.

Il y a des rebondissements qui feraient rougir un scénariste de série B. Cinq ans et demi après avoir disparu dans la nature, Joël Soudron, décrit comme l’« un des barons antillais de la drogue en France », a été interpellé au Panama. Qui aurait cru qu’un narcotrafiquant en fuite se serait installé sur une plage paradisiaque, profitant d’une permission de sortie pour ne jamais revenir à la prison de Réau ? On dirait presque un film d’action, mais la réalité est souvent plus absurde que la fiction.

Ce qui se passe réellement

Le 29 mars, la police panaméenne a mis la main sur Soudron, qui se vantait d’utiliser un passeport français sous une fausse identité. Un homme de 46 ans, menotté et vêtu d’un short orange, a été filmé par les autorités, qui ont confirmé qu’il était en possession d’une carte de séjour temporaire truffée de fausses informations. Ce n’est pas exactement le look d’un baron de la drogue, mais peut-être que le style décontracté est la nouvelle tendance chez les fugitifs.

Recherché pour des affaires de trafic de cocaïne, Soudron avait déjà été condamné en 2016 à six ans de prison. Mais, comme beaucoup de criminels, il a su tirer parti des failles du système judiciaire. En 2018, il a obtenu une permission de sortie, et hop, le voilà en cavale, profitant du soleil panaméen. Qui a dit que la justice était efficace ?

Pourquoi cela dérange

Ce cas soulève des questions sur la sécurité et l’efficacité des mesures judiciaires. Comment un homme condamné pour trafic de drogue peut-il bénéficier d’une permission de sortie ? La réponse semble être un mélange de bureaucratie défaillante et de la capacité des criminels à exploiter les failles du système. C’est un peu comme si on laissait un renard dans un poulailler avec la promesse qu’il ne mangera pas les poules.

Ce que cela implique concrètement

La capture de Soudron pourrait être perçue comme un succès pour les forces de l’ordre, mais elle met également en lumière les lacunes du système judiciaire français. Si un baron de la drogue peut s’échapper si facilement, que dire des petits délinquants ? Cela soulève des inquiétudes quant à la sécurité publique et à la confiance que les citoyens peuvent avoir en leurs institutions.

Lecture satirique

Les discours politiques sur la sécurité et la lutte contre le trafic de drogue prennent un coup de vieux face à cette affaire. Les promesses de fermeté et d’efficacité semblent s’évaporer comme un mirage dans le désert. On pourrait presque imaginer un ministre de l’Intérieur se pavaner en disant : « Nous faisons tout notre possible pour lutter contre la drogue, sauf quand il s’agit de permissions de sortie ! »

Effet miroir international

En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de penser aux dérives autoritaires dans d’autres pays. Aux États-Unis, des politiques de répression sévères coexistent avec des échecs notables en matière de justice. En Russie, la corruption permet à certains de s’en sortir sans conséquence. Finalement, Soudron n’est qu’un reflet de ces absurdités globales où les lois semblent s’appliquer de manière sélective.

À quoi s’attendre

La capture de Soudron pourrait entraîner une vague de réformes, mais ne nous faisons pas d’illusions. Les promesses politiques sont souvent aussi éphémères qu’un mirage. Il faudra surveiller de près si des mesures concrètes seront prises pour éviter que d’autres fugitifs ne profitent du système.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Joël Soudron, l’un des plus importants narcotrafiquants français, arrêté au Panama
Visuel — Source : www.lemonde.fr
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