Joël Soudron : Le Baron de la Drogue qui A Fui… et Revenu

Cinq ans après avoir pris la poudre d’escampette, l’un des plus grands narcotrafiquants français a été retrouvé au Panama. Une saga qui soulève des questions sur la justice et les permissions de sortie.

Imaginez un instant : vous êtes un narcotrafiquant notoire, condamné à six ans de prison, et vous bénéficiez d’une permission de sortie. Que faites-vous ? Vous rentrez sagement, bien sûr ! Ou pas. Joël Soudron, ce héros des temps modernes, a choisi la fuite. Cinq ans plus tard, il a été interpellé au Panama, comme un touriste un peu trop zélé qui aurait oublié de rendre son passeport. Mais ne vous inquiétez pas, il avait un faux passeport français sous le bras. Pratique, non ?

Ce qui se passe réellement

C’est un rebondissement inespéré. Cinq ans et demi après sa fuite, Joël Soudron, présenté par les services de police comme l’« un des barons antillais de la drogue en France », a été retrouvé et interpellé, dimanche 29 mars au Panama, selon des informations du Monde confirmées par des sources françaises et panaméennes. Le Guadeloupéen de 46 ans, présenté comme l’un des principaux narcotrafiquants français, était en fuite depuis septembre 2018. Profitant d’une permission de sortie, il n’avait jamais regagné sa cellule de la prison de Réau (Seine-et-Marne). Il fait partie des cibles prioritaires de l’Office anti-stupéfiants et utilisait au Panama un authentique passeport français sous une fausse identité.

Dans une vidéo postée par la police panaméenne, on peut voir un homme de grande taille menotté, vêtu d’un short et d’un polo orange, baskets blanches aux pieds, se tenant de dos et encadré par des fonctionnaires de la police judiciaire panaméenne et du bureau local d’Interpol. La police panaméenne précise que « lors de la vérification de son identité, il a été constaté que l’individu était en possession d’une carte de séjour temporaire comportant de fausses informations. Après les investigations menées, il a été confirmé qu’il s’agissait de Joël Soudron ».

Ce dernier est recherché dans deux affaires judiciaires en France. Dans la première, il a été condamné en 2016 à six ans de prison par le tribunal correctionnel de Créteil pour son rôle d’« organisateur d’un trafic de cocaïne entre Cayenne, Pointe-à-Pitre et Orly, courant 2002 ». Cette année-là, une passagère de l’aéroport d’Orly en provenance de Guyane, dont les billets avaient été payés par M. Soudron, était contrôlée avec 7,79 kilogrammes de cocaïne dissimulée dans une cage pour chien. Il ne sera condamné qu’en novembre 2016, après avoir été arrêté au Mali quelques semaines plus tôt. C’est au cours de l’exécution de cette peine qu’il bénéficie, en 2018, d’une permission de sortie lui permettant de s’enfuir.

Il vous reste 57.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Pourquoi cela dérange

La question qui se pose ici est : comment un homme condamné pour trafic de drogue peut-il obtenir une permission de sortie ? C’est un peu comme donner les clés de la maison à un voleur, en espérant qu’il ne reviendra pas avec un butin. La justice française semble avoir un sens de l’humour très particulier, et ce n’est pas le seul exemple de laxité dans le système.

Ce que cela implique concrètement

Cette affaire soulève des inquiétudes quant à la gestion des permissions de sortie pour les criminels. Si un narcotrafiquant peut s’échapper, que dire des autres ? Cela remet en question la crédibilité de notre système judiciaire et, par extension, la sécurité des citoyens. Peut-être que les juges devraient envisager des permissions de sortie moins… permissives ?

Lecture satirique

Les discours politiques sur la sécurité et la lutte contre le trafic de drogue prennent un coup de vieux. On nous promet des mesures strictes, mais il semble que les portes des prisons soient plus ouvertes que jamais. À quand un permis de sortie pour les politiciens en campagne ? Peut-être qu’ils pourraient nous prouver qu’ils ont changé ?

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires de certains pays où la justice est souvent instrumentalisée. Aux États-Unis, par exemple, les promesses de sécurité sont souvent contredites par des scandales de corruption. En Russie, la justice est un outil de répression, et ici, elle semble être un simple accessoire de mode. Un parallèle ironique, n’est-ce pas ?

À quoi s’attendre

Il est probable que cette affaire n’entraîne pas de changements significatifs dans la politique pénale française. Après tout, tant que les électeurs restent distraits par des histoires de narcotrafiquants, les véritables problèmes de la société peuvent continuer à être ignorés.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Joël Soudron, l’un des plus importants narcotrafiquants français, arrêté au Panama
Visuel — Source : www.lemonde.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire