« J’ai honte pour eux » : au rassemblement contre le racisme de Bally Bagayoko, l’absence de la macronie et de la droite très critiquée

La ligne de métro fermée, les élus absents : un rassemblement contre le racisme à Saint-Denis met en lumière l’hypocrisie politique.

Ce samedi 4 avril, le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a organisé un rassemblement contre le racisme, mais il a dû faire face à une absence remarquée de la macronie et de la droite. Comme si la lutte contre le racisme était un sujet trop brûlant pour être abordé par ceux qui prétendent défendre les valeurs républicaines. Ironie du sort, la ligne 13 du métro a été interrompue 45 minutes avant le début de l’événement. Un coup de pouce de la RATP pour ceux qui auraient voulu éviter de croiser des manifestants trop engagés ?

Ce qui se passe réellement

Le rassemblement, prévu après une énième attaque raciste contre Bagayoko sur CNews, a vu la participation massive de la France insoumise et d’associations antiracistes. Les manifestants se sont dirigés vers la place du Caquet, où se dressent l’hôtel de ville et la basilique. Un symbole fort pour un maire accusé d’avoir déclaré que Saint-Denis était « la ville des noirs », alors que sa phrase exacte était : « Saint-Denis est la ville des rois et du peuple vivant. » Une citation du poète Jean Marcenac, mais qui semble avoir échappé à ceux qui préfèrent les raccourcis.

Pourquoi cela dérange

L’absence de la macronie et de la droite à cet événement met en lumière une incohérence flagrante. D’un côté, ils prônent l’unité nationale et la lutte contre le racisme ; de l’autre, ils se dérobent lorsque l’occasion de se confronter à leurs propres contradictions se présente. Est-ce que la lutte contre le racisme est vraiment une priorité pour eux, ou s’agit-il simplement d’un slogan électoral ?

Ce que cela implique concrètement

En ne se rendant pas à cet événement, ces élus envoient un message clair : la lutte contre le racisme n’est pas une priorité. Cela a des conséquences directes sur le moral des citoyens qui espèrent un changement. Quand les représentants du peuple choisissent de rester à l’écart, ils renforcent l’idée que le racisme est un sujet à éviter, une réalité à ignorer.

Lecture satirique

On pourrait presque en rire si ce n’était pas si tragique. Les élus qui se vantent d’être les champions des droits de l’homme se retrouvent à faire l’autruche. Leurs promesses de lutte contre le racisme semblent s’évaporer dès qu’il s’agit de se rendre à un rassemblement. Comme si leur présence était contagieuse et risquait de les faire tomber dans un abîme d’hypocrisie.

Effet miroir international

Ce décalage entre promesses et réalité n’est pas sans rappeler les discours de certains leaders autoritaires à l’étranger, qui prônent des valeurs tout en les piétinant dans les faits. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la rhétorique est souvent éloignée de la réalité. La France, en se comportant ainsi, ne fait que suivre cette triste tendance.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, il est à craindre que la lutte contre le racisme reste une simple façade pour les politiques. Les citoyens, lassés des discours creux, pourraient bien décider de se tourner vers des alternatives plus radicales, ce qui ne ferait qu’aggraver la situation.

Sources

Source : www.nouvelobs.com

Visuel — Source : www.nouvelobs.com
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