J.D. Vance en Hongrie : un soutien à l’extrême droite à la veille des élections

Le vice-président américain J.D. Vance s’invite en Hongrie pour soutenir Viktor Orban, à cinq jours d’élections cruciales, tout en dénonçant l’UE. Une belle démonstration de la solidarité réactionnaire.

Le 7 avril, J.D. Vance a fait un saut en Hongrie, un coup double pour le vice-président américain : soutenir Viktor Orban, l’un des champions de l’internationale réactionnaire, tout en enfonçant un coin supplémentaire au sein de l’Union européenne. À quelques jours des élections législatives, l’envoyé de Donald Trump a mouillé la chemise, comme on dit.

Ce qui se passe réellement

« Je ne dirai pas aux Hongrois comment voter. J’encourage les bureaucrates de Bruxelles à faire exactement la même chose », a-t-il déclaré, s’élevant contre « l’un des pires exemples d’interférence jamais vu » par ces fameux bureaucrates qui tenteraient de « détruire l’économie » du pays. Tout cela lors d’une conférence de presse conjointe à Budapest avec Orban, avant de participer à un meeting de campagne du même Viktor.

Viktor Orban, à la traîne dans les sondages

Devant une foule de 2 000 à 3 000 personnes, Vance a même réussi à joindre Donald Trump par téléphone, sous les hourras de la foule, pour louer le « bon travail » d’Orban, qui brigue un cinquième mandat. « J’aime ce Viktor, j’aime la Hongrie », a-t-il lancé, comme si l’enthousiasme de la foule était représentatif de l’opinion publique. Les sondages indépendants, eux, prédisent une défaite cuisante pour Orban, dont le rival Péter Magyar est donné favori.

Vance n’a pas lésiné sur la rhétorique favorite de son camp, évoquant une prétendue « guerre de civilisation » pour justifier les politiques anti-migrants. « Je suis ici en raison de la coopération morale entre nos deux pays. Ce que les États-Unis et la Hongrie représentent ensemble, c’est la défense de la civilisation occidentale », a-t-il déclaré, comme si la civilisation était en danger à cause de quelques migrants.

Déjà en février, Marco Rubio avait fait le déplacement à Budapest pour vanter un « âge d’or des relations » entre les États-Unis et la Hongrie. Reste à voir si ces efforts suffiront à sauver Orban, qui semble en grande difficulté.

Pourquoi cela dérange

Ce soutien américain à Orban soulève des questions sur la légitimité des interventions extérieures dans les affaires internes d’un pays. Vance prône une non-ingérence tout en s’immisçant dans les élections hongroises. Une belle contradiction qui montre à quel point les discours politiques peuvent être déconnectés de la réalité.

Ce que cela implique concrètement

Ce soutien pourrait renforcer les politiques autoritaires en Hongrie, tout en affaiblissant l’Union européenne. Orban, déjà critiqué pour ses dérives, pourrait se sentir légitimé à poursuivre ses mesures controversées, avec l’appui tacite des États-Unis.

Lecture satirique

Ironiquement, Vance prône la défense de la « civilisation occidentale » tout en s’alliant avec un dirigeant qui a fait de la chasse aux migrants et de l’anti-immigration ses chevaux de bataille. La promesse d’une coopération morale semble bien éloignée des réalités politiques.

Effet miroir international

Ce soutien à Orban fait écho à d’autres politiques autoritaires, notamment aux États-Unis, où la rhétorique anti-immigration et les discours de division sont monnaie courante. Un parallèle qui souligne la montée des régimes ultraconservateurs à l’échelle mondiale.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, on peut s’attendre à une intensification des politiques réactionnaires en Hongrie, avec un soutien américain qui pourrait encourager d’autres dirigeants à suivre le même chemin.

Sources

Source : www.humanite.fr

Visuel — Source : www.humanite.fr
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