Israël : Peine de mort pour les Palestiniens, la démocratie en option
Alors qu’Israël intensifie son agenda expansionniste, la population palestinienne de Cisjordanie se soulève. Une grève générale, orchestrée par le Fatah, dénonce une loi sur la peine de mort qui semble plus destinée à faire disparaître des voix dissidentes qu’à lutter contre le terrorisme.
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Face à l’agenda expansionniste toujours plus violent d’Israël, la population palestinienne de Cisjordanie occupée tente de se révolter. Une grève générale a été lancée le 1er avril, à l’appel du Fatah, le mouvement du président Mahmoud Abbas, pour protester contre l’adoption par le parlement israélien le 30 mars de la loi sur « la peine de mort pour les terroristes ».
Promulgué pour, officiellement, lutter contre les « actes commis dans l’intention de nier l’existence de l’État d’Israël », le texte – soutenu par le premier ministre, Benyamin Netanyahou, en personne – offre surtout à Tel-Aviv un outil légal pour accélérer sa mise à mort du peuple palestinien, sans cesse visé par des accusations pour terrorisme au moindre acte de résistance.
Ce qui se passe réellement
Pour les Palestiniens, la peine capitale devient la sanction par défaut si l’homicide est qualifié d’acte de terrorisme par la justice militaire israélienne. Malgré le contexte de colonisation, la plupart des commerces ont baissé leurs rideaux de Hébron (sud) à Naplouse (nord), en passant par Ramallah (centre).
À Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne, les administrations et les centres commerciaux ont fermé leurs portes. Des pneus incendiés ont été déposés sur le point de passage de Qalandia, entre la Cisjordanie et Israël, au niveau de Jérusalem.
« Il n’y a pas une seule personne ici qui n’ait pas un frère, un mari, un fils ou même un voisin en prison, » a rappelé Rimane, psychologue de 53 ans. « Il n’existe aucune famille palestinienne sans prisonnier. »
Pourquoi cela dérange
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a appelé Israël à abroger cette loi, avertissant qu’elle pourrait constituer un « crime de guerre ». L’Association pour les droits civils en Israël (Acri) a annoncé le dépôt d’un recours en urgence devant la Cour suprême israélienne, arguant que la loi est « inconstitutionnelle », « discriminatoire » et adoptée « sans base juridique ».
Ce que cela implique concrètement
La loi sur la peine de mort pourrait renforcer la répression contre les Palestiniens, en transformant des actes de résistance en motifs d’exécution. Cela ne fait qu’accentuer le climat de peur et d’oppression, où chaque geste peut être interprété comme un acte terroriste.
Lecture satirique
Ironiquement, cette loi est présentée comme une mesure de sécurité. Mais qui sécurise vraiment qui ? En réalité, elle semble davantage destinée à sécuriser le pouvoir de Netanyahou, en éliminant les voix critiques et en renforçant un régime qui se nourrit de la peur et de la division.
Effet miroir international
Les dérives autoritaires ne se limitent pas à Israël. En observant les politiques de certains gouvernements, comme ceux des États-Unis ou de la Russie, on voit des parallèles troublants. La répression des voix dissidentes et l’utilisation de la peur comme outil de contrôle sont des stratégies universelles.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, on peut craindre une escalade de la violence et une détérioration des droits humains en Cisjordanie. Les manifestations pourraient devenir plus fréquentes, mais face à un gouvernement qui semble sourd aux appels à la paix, la situation pourrait rapidement dégénérer.


