Israël : La peine de mort pour les Palestiniens, un pas de plus vers l’apartheid

La Knesset a adopté une loi sur la peine de mort, une décision qui ne vise qu’une seule population. L’ironie est à son comble.

Le Parlement israélien a décidé, lundi soir, d’instaurer la peine de mort pour les « terroristes », mais attention, uniquement pour les Palestiniens reconnus coupables d’attaques anti-israéliennes. Une loi, introduite par des députés d’un parti d’extrême droite, qui a été adoptée par 62 voix contre 48, avec le soutien enthousiaste de Benjamin Netanyahu. On se demande si le Premier ministre a pris le temps de lire les réactions internationales avant de voter.

Ce qui se passe réellement

La Commission européenne a vivement critiqué cette loi, la qualifiant de « net recul » pour les droits humains. Anouar El Anouni, porte-parole de la Commission, a souligné le caractère discriminatoire de cette législation. Les réactions ne se sont pas fait attendre, avec des pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l’Italie qui ont exprimé leurs inquiétudes.

Pedro Sánchez, le Premier ministre espagnol, a dénoncé cette loi comme un « pas de plus vers l’apartheid », soulignant que cette mesure asymétrique ne s’appliquerait pas aux Israéliens. « Même crime, peine différente. Ce n’est pas de la justice », a-t-il tweeté. Mais qui a vraiment besoin de justice quand on peut jouer à la roulette judiciaire ?

Pourquoi cela dérange

Cette loi est une aberration sur plusieurs niveaux. D’abord, elle ne fait qu’accentuer les inégalités déjà présentes dans le système judiciaire israélien. Ensuite, elle risque de compromettre le statut d’observateur d’Israël au sein de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui prône l’abolition de la peine de mort. Un petit détail qui pourrait bien échapper à ceux qui se croient au-dessus des lois.

Ce que cela implique concrètement

Si cette loi est appliquée, elle pourrait être considérée comme un « crime de guerre » selon le chef des droits humains de l’ONU, Volker Türk. En effet, appliquer cette loi aux Palestiniens constituerait une violation grave du droit international. Mais après tout, qui se soucie du droit international quand on a le pouvoir ?

Lecture satirique

Les discours politiques israéliens semblent de plus en plus déconnectés de la réalité. Alors que le monde appelle à la paix et à la justice, Israël choisit de brandir la peine de mort comme un outil de répression. C’est un peu comme si un chef d’État décidait de résoudre un problème de circulation en augmentant le nombre de feux rouges. Bravo pour la logique !

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs dans le monde, comme en Russie ou aux États-Unis, où les droits humains sont souvent piétinés au nom de la sécurité nationale. Mais n’ayons crainte, Israël est un pays démocratique, n’est-ce pas ?

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une escalade des tensions et à une radicalisation accrue des deux côtés. Les promesses de paix semblent s’évanouir, laissant place à un cycle de violence sans fin. Qui sait, peut-être qu’un jour, on finira par se rendre compte que la paix est plus efficace que la peine de mort.

Sources

Source : www.france24.com

Visuel — Source : www.france24.com
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