Israël : Gagnant des guerres, perdant de la paix

Les sirènes d’alerte retentissent, les écoles ferment, et pourtant, le ministre des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, rêve de remodeler le Moyen-Orient. Ironie du sort ?

« Israël a gagné toutes les guerres. Elle n’a jamais gagné la paix. » Cette phrase résonne comme un écho désespéré dans un pays qui, malgré ses victoires militaires, semble piégé dans un cycle sans fin de conflits. Yakov M. Rabkin, professeur émérite d’histoire à l’Université de Montréal, souligne que « un pays n’obtient pas la paix en se faisant des ennemis par millions ». Une vérité qui semble échapper à ceux qui dirigent Israël.

Ce qui se passe réellement

Le mois dernier, alors que le Parlement israélien devait approuver un budget de défense colossal, les sirènes d’alerte ont interrompu le processus à plusieurs reprises. Les frappes en Iran sont soutenues par une majorité de la population, mais la peur d’être frappé soi-même est omniprésente. « C’est la première fois qu’Israël subit une telle destruction », observe M. Rabkin, rappelant des temps où la vie continuait même en temps de guerre.

Les écoles sont fermées, les jeunes suivent des cours en ligne, et les familles doivent descendre dans des abris souterrains à toute heure. Viktoria Kanar, une résidente de Tel-Aviv, témoigne de la lassitude qui s’installe, surtout la nuit, lorsque convaincre des adolescents de quitter leur lit pour se mettre à l’abri devient un défi quotidien.

Pourquoi cela dérange

La contradiction est frappante : alors que le gouvernement annonce des budgets militaires records, la population est confrontée à une réalité de plus en plus difficile. Les dépenses militaires s’élèvent à plus de 62 milliards de dollars canadiens pour 2026, alors que le pays est déjà en guerre depuis des mois. Le ministre Smotrich, dans un élan de mégalomanie, déclare vouloir remodeler le Moyen-Orient. Mais à quel prix ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont désastreuses. En plus des pertes humaines, Israël a perdu 125 000 citoyens qui ont choisi d’émigrer entre 2022 et août 2024. Les réservistes mobilisés ne contribuent plus à l’économie, et la censure militaire empêche toute transparence sur les pertes matérielles. Une ordonnance d’urgence interdit de révéler la localisation des impacts de missiles, risquant jusqu’à trois ans de prison pour quiconque enfreint cette règle.

Lecture satirique

Dans un pays où les sirènes d’alerte sont devenues le fond sonore de la vie quotidienne, le gouvernement semble plus préoccupé par sa capacité à « remodeler » le Moyen-Orient que par le bien-être de sa propre population. Les cafés et restaurants, déjà en difficulté, doivent maintenant se réinventer, avec des concerts dans des souterrains pour attirer une clientèle en quête de normalité. Ironie du sort, n’est-ce pas ?

Effet miroir international

Les dérives autoritaires ne se limitent pas à Israël. À l’échelle mondiale, des dirigeants comme Donald Trump aux États-Unis ou Poutine en Russie exploitent des crises pour renforcer leur pouvoir. Les promesses de paix et de prospérité sont souvent noyées dans des discours belliqueux. La question se pose : jusqu’où ira cette spirale de violence et d’inefficacité ?

À quoi s’attendre

Les tensions ne semblent pas prêtes de s’apaiser. Avec des dirigeants qui semblent plus intéressés par le pouvoir que par la paix, la population israélienne pourrait continuer à payer le prix fort. Les nouvelles générations d’Américains, moins favorables à un soutien inconditionnel à Israël, pourraient également changer la donne.

Sources

Source : www.lapresse.ca

Visuel — Source : www.lapresse.ca
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