Israël : 34 nouvelles colonies, ou comment jouer à cache-cache avec la réalité
Alors qu’Israël s’apprête à créer 34 nouvelles colonies en Cisjordanie, les Palestiniens redoutent la confiscation imminente de leurs terres. Une décision prise en catimini, comme un enfant qui cache son goûter sous le lit.
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Dans un acte qui pourrait faire rougir d’envie n’importe quel magicien, le cabinet de sécurité israélien a décidé de créer 34 nouvelles colonies en Cisjordanie. Selon l’ONG La Paix Maintenant, cette décision a été prise début avril, dans le secret le plus total, comme si l’État cherchait à éviter les regards indiscrets. Les Palestiniens, eux, ne sont pas dupes et craignent que leurs terres soient encore une fois grignotées, comme un gâteau laissé sans surveillance.
Ce qui se passe réellement
Le rapport de l’ONG La Paix Maintenant indique que ces 34 nouvelles colonies s’ajoutent aux 68 déjà établies par le gouvernement de droite de Benyamin Nétanyahou depuis fin 2022. Étonnamment, cette décision n’a pas été publiée officiellement, et le ministère de la Défense a choisi de rester muet sur le sujet. En effet, pourquoi faire du bruit quand on peut agir dans l’ombre ? D’après i24News, 10 de ces colonies sont des avant-postes illégaux qui seront légalisés, tandis que 24 autres sont en projet. Ces avant-postes, rappelons-le, sont considérés comme illégaux selon le droit israélien, mais cela ne semble pas déranger nos magiciens du gouvernement.
Pourquoi cela dérange
Cette situation est d’autant plus absurde que, depuis 1967, Israël occupe la Cisjordanie. Plus de 500 000 Israéliens vivent dans des colonies jugées illégales par les Nations unies, tandis que trois millions de Palestiniens cohabitent dans ce même espace. Les promesses de paix semblent s’évanouir comme un mirage, laissant place à une réalité où la colonisation s’accélère, notamment depuis l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.
Ce que cela implique concrètement
Pour les habitants de Deir Ammar, cette décision est une épée de Damoclès. Des agriculteurs comme Nael Moussa craignent pour leurs terres et leurs exploitations, déjà attaquées par des colons. « Si ça devient une colonie, nous sommes finis à Deir Ammar, il ne nous restera plus aucune terre », déplore-t-il. La peur de l’expropriation est palpable, et les conséquences sur la vie quotidienne des Palestiniens sont dévastatrices.
Lecture satirique
Le discours politique israélien, qui prône la sécurité et la paix, semble totalement déconnecté de cette réalité. Comment peut-on parler de paix tout en étendant des colonies ? C’est un peu comme si un pyromane prêchait la sécurité incendie. Les contradictions sont si flagrantes qu’elles feraient rougir n’importe quel politicien en campagne.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs dans le monde. Les États-Unis, avec leur politique d’immigration, et la Russie, avec ses annexions, semblent partager ce goût pour les décisions unilatérales. Mais qui aurait cru que la colonisation pouvait devenir un sport international ?
À quoi s’attendre
Les nouvelles colonies, qui s’étendront du nord au sud de la Cisjordanie, ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Si la tendance se maintient, les tensions risquent de s’intensifier, et les promesses de paix pourraient se transformer en un lointain souvenir.



