Depuis mardi 7 avril, agriculteurs et routiers irlandais mènent un vaste mouvement contre la flambée des prix de l’essence, causée par la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran déclenchée le 28 février, en bloquant les routes, les dépôts de pétrole, et surtout la seule raffinerie d’Irlande, qui fournit près de 40 % du pétrole du pays. Or, l’Irlande est l’un des pays de l’Union européenne les plus dépendants des importations d’énergie. Au cinquième jour de mobilisation, 500 stations-service sont déjà à sec, soit près d’un tiers du réseau national. À Dublin, tracteurs et poids lourds paralysent aussi le centre-ville. Des manifestations qui « mettent l’État en danger », a déclaré samedi le chef de la police irlandaise, Justin Kelly.

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Avec notre correspondante à Dublin, Clémence Pénard

Eamon est cultivateur de blé. Son tracteur est l’un des premiers qui paralyse O’Connell Street, artère emblématique de Dublin. Ces dernières semaines, le prix du litre de diesel est passé de 1,70 à 2,17 euros. Pour lui, c’est la goutte de trop.

« Les agriculteurs ne peuvent plus survivre. Les routiers, les travailleurs, non plus », explique Eamon. « Les gens en ont assez et le peuple irlandais est avec nous, c’est une révolution ! Si ça coûte plus cher de produire la nourriture, de la récolter et de l’acheminer jusqu’aux gens – pareil pour les matériaux –, eh bien cela va être répercuté sur le consommateur ! Donc personne n’y échappera… », alerte-t-il.

« On ne bougera pas : soit le gouvernement agit, soit on va mourir ici d’épuisement »

Sans plafonnement des prix du carburant, ils resteront mobilisés « des semaines », prévient Simon, entrepreneur agricole. « C’est une période chargée de l’année : les cultures entrent en terre, donc on consomme énormément de diesel. On n’a pas le choix : il faut continuer, mais les trésoreries s’effondrent ! », martèle Simon. « On ne bougera pas : soit le gouvernement agit, soit on va mourir ici d’épuisement, hahah ! », prévient Simon.

Mais l’exécutif, lui, accuse les manifestants de « prendre le pays en otage ». L’armée a été déployée aujourd’hui pour déloger les tracteurs qui bloquaient la seule raffinerie d’Irlande.

Ces manifestations « mettent l’État en danger », dit le chef de la police irlandaise

Ces manifestations « illégales » contre les prix du carburant « mettent l’État en danger », a déclaré samedi le chef de la police irlandaise, Justin Kelly, au moment où des unités de maintien de l’ordre étaient déployées pour disperser les manifestants bloquant la raffinerie de pétrole.

Le blocage « d’infrastructures nationales essentielles telles que les dépôts de carburant et les raffineries » a « entraîné des pénuries de carburant qui ont un impact direct sur les services d’urgence, notamment les hôpitaux, les services ambulanciers et les pompiers », a déclaré Justin Kelly à des journalistes. Il a qualifié ces blocages d’« activité illégale » menée par certains qui sont déterminés à « prendre en otage le pays ».

 

À écouter aussiCessez-le-feu au Moyen-Orient: les automobilistes espèrent un recul du prix des carburants

Irlande : Quand les agriculteurs et routiers disent stop à la flambée des prix

Depuis le 7 avril, l’Irlande est paralysée par des agriculteurs et routiers en colère, bloquant routes et raffineries pour protester contre la hausse des prix de l’essence, conséquence directe de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

Alors que le monde entier semble s’enliser dans des conflits géopolitiques, l’Irlande, ce petit pays vert, se retrouve à la croisée des chemins. Les agriculteurs, armés de leurs tracteurs, et les routiers, avec leurs poids lourds, ont décidé de faire entendre leur voix. Et quelle voix ! Une voix qui résonne à travers les rues de Dublin, où les tracteurs paralysent O’Connell Street, artère emblématique de la capitale. La flambée des prix de l’essence, causée par des conflits lointains, a mis le feu aux poudres. Qui aurait cru que la guerre à des milliers de kilomètres pouvait faire exploser les prix du diesel de 1,70 à 2,17 euros ?

Ce qui se passe réellement

Depuis le 7 avril, agriculteurs et routiers irlandais mènent un vaste mouvement contre la flambée des prix de l’essence, causée par la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran déclenchée le 28 février. Ils bloquent routes, dépôts de pétrole et surtout la seule raffinerie d’Irlande, qui fournit près de 40 % du pétrole du pays. Au cinquième jour de mobilisation, 500 stations-service sont déjà à sec, soit près d’un tiers du réseau national. À Dublin, les manifestations « mettent l’État en danger », a déclaré le chef de la police irlandaise, Justin Kelly.

Avec notre correspondante à Dublin, Clémence Pénard rapporte que Eamon, cultivateur de blé, est l’un des premiers à avoir paralysé O’Connell Street. Pour lui, c’est la goutte de trop. « Les agriculteurs ne peuvent plus survivre. Les gens en ont assez et le peuple irlandais est avec nous, c’est une révolution ! » s’exclame-t-il.

Pourquoi cela dérange

La situation est tellement absurde qu’elle pourrait faire sourire si elle n’était pas si tragique. Le gouvernement, qui semble plus préoccupé par la préservation de l’ordre que par le bien-être de ses citoyens, accuse les manifestants de « prendre le pays en otage ». Mais qui prend vraiment qui en otage ici ? Les agriculteurs, qui luttent pour leur survie, ou un gouvernement qui semble déconnecté de la réalité ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont déjà visibles : des pénuries de carburant qui impactent directement les services d’urgence, notamment les hôpitaux et les pompiers. Les manifestants, eux, ne comptent pas céder tant que le gouvernement ne plafonne pas les prix du carburant. « On ne bougera pas : soit le gouvernement agit, soit on va mourir ici d’épuisement ! » prévient Simon, entrepreneur agricole.

Lecture satirique

Le discours du gouvernement, qui qualifie ces manifestations d’« illégales », est d’une ironie glaciale. Alors que les agriculteurs et routiers se battent pour leur survie, l’État préfère déployer l’armée pour déloger des tracteurs. On se demande qui met vraiment l’État en danger ici. Les manifestants, qui luttent pour leur dignité, ou un gouvernement qui préfère réprimer plutôt que d’écouter ?

Effet miroir international

Cette situation rappelle étrangement les dérives autoritaires observées ailleurs dans le monde. Que ce soit aux États-Unis, où les voix dissidentes sont souvent étouffées, ou en Russie, où la répression est la norme, l’Irlande semble emprunter un chemin similaire. La question est : jusqu’où cela ira-t-il ?

À quoi s’attendre

Les agriculteurs et routiers irlandais semblent déterminés à poursuivre leur lutte. Si le gouvernement ne réagit pas rapidement, ces manifestations pourraient s’intensifier. Une chose est sûre : l’Irlande n’est pas prête à se laisser faire.

Sources

Source : www.rfi.fr

Irlande: les agriculteurs et les routiers bloquent la livraison de carburant et paralysent Dublin
Visuel — Source : www.rfi.fr
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