Iran : Riposte légitime ou agression contre les monarchies du Golfe ?
Mise à jour le 2026-03-24 17:00:00 : Les tensions entre l’Iran et les monarchies du Golfe s’intensifient, soulevant des questions de droit international.
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Les monarchies arabes du Golfe accusent l’Iran d’agression. L’Iran, quant à lui, affirme agir contre les bases américaines qui bombardent son territoire. Ce conflit soulève des questions sur la légitimité des actions de chaque partie selon le droit international.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : L’Iran riposte à des attaques perçues comme américaines.
- Qui est concerné : Les monarchies du Golfe et l’Iran.
- Quand : Actuellement, avec des tensions croissantes.
- Où : Région du Golfe Persique.
Chiffres clés
- Des dizaines de milliards de dollars en dédommagements potentiels pour l’Iran.
Concrètement, pour vous
- Ce qui change : Risque accru de conflits dans la région.
- Démarches utiles : Suivre l’évolution de la situation géopolitique.
- Risques si vous n’agissez pas : Impact sur la sécurité régionale et économique.
Contexte
Les monarchies arabes de la région du Golfe se plaignent des attaques quotidiennes iraniennes sur leur territoire, et parlent d’une agression de l’Iran à leur endroit. L’Iran rétorque qu’il s’agit de frapper les bases US d’où partent les bombardements d’« USraël » sur l’Iran, sans compter que ces États laissent les agresseurs utiliser leur espace aérien : dans ce contexte, la riposte de l’Iran sur les bases US relèverait de son bon droit.
Le droit international – et en particulier les textes de l’ONU – apportent-ils une réponse ? Eh bien oui. Sur son site ‘Réseau Voltaire’, Thierry Meyssan pointe le doigt sur la définition d’une agression telle qu’elle ressort de la résolution 3314 de l’AG ONU du 14 décembre 1974. Dans l’article 3, alinéa f, de son annexe, la résolution précise que constitue un acte d’agression « le fait pour un État d’admettre que son territoire, qu’il a mis à disposition d’un autre État, soit utilisé par ce dernier pour perpétrer un acte d’agression contre un État tiers ». Il ne semble pas que les États du Golfe se soient élevés contre l’utilisation par l’armée US des bases ou de leur espace aérien pour mener des attaques contre l’Iran. Du coup, ces États se sont placées en quelque sorte en état de complicité d’agression, et cela ouvre droit à la riposte de l’Iran contre eux.
Pour s’affranchir de ce risque, les États arabes auraient dû s’opposer à l’utilisation de leur espace aérien et des bases US sur leur territoire par les attaquants. Comme l’a fait l’Espagne. Et si les USA étaient passés outre une telle opposition, cela aurait bien pu constituer une agression des USA contre les pays hôtes de leurs bases (article 3 alinéa e de la résolution ONU) !
C’est d’autant plus important que l’article 5 de l’annexe précise qu’une « agression donne lieu à responsabilité internationale » : l’Iran pourrait ainsi réclamer aux monarchies du Golfe des dédommagements pour ses dégâts ; ce sont des dizaines de milliards de dollars qui seraient en jeu.
Qu’en est-il du support européen (hors Espagne) aux opérations des États-Unis et d’Israël ? Il y a sans doute deux cas de figure : d’une part, l’hébergement des opérations d’attaque (bombardiers, ravitailleurs en vol), comme le fait probablement Chypre, ou plus exactement le Royaume-Uni via ses bases à Chypre qui sont régies par un statut d’extraterritorialité, et d’autre part la logistique générale des opérations (bases au Royaume-Uni, en Allemagne, en France (Istres) ; réparation d’un porte-avions US en Grèce).
Dans la logique de la définition de la résolution 3314, le cas de Chypre semble assez clair, et d’ailleurs l’idée qu’une attaque sur les bases de Chypre pourrait ouvrir à l’OTAN la possibilité d’intervenir au titre d’une agression iranienne contre un État de l’OTAN a fait long feu : les bases britanniques à Chypre semblent dans le même cas que celles des US dans le Golfe. De même, lorsque des bombardiers US B1B ou B52 s’envolent du Royaume-Uni et survolent la France pour aller vers l’Iran, ces deux pays ne rentrent-ils pas dans la définition ONU de l’agression ? Par contre, le cas du support logistique est moins clair, même si, par exemple, les escales d’avions apportant au Moyen-Orient des munitions depuis les USA, ou la réparation d’un porte-avions (le Gerald Ford en Crète), constituent un support assez direct aux opérations d’agression. En tout cas, l’Iran aurait demandé aux autorités allemandes quel est le rôle de la base de Ramstein dans les opérations US.
L’article 3 de la résolution ONU comprend aussi un alinéa g traitant le cas de « l’envoi par un État ou en son nom de bandes ou groupes armés, de forces irrégulières ou de mercenaires » (levier classique des services spéciaux visant un ‘regime change’) : il s’agit également d’une agression. Un exemple pourrait en être, en janvier dernier, l’intervention en Iran de groupes armés de type Daech qui auraient été infiltrés en Iran et armés par des services tels le Mossad, la CIA ou le MI6 et seraient à l’origine d’une grande part des victimes des manifestations de la période : cela aurait pu donner à l’Iran un fondement juridique pour attaquer les États concernés au titre d’une réponse à une agression. L’Iran a cependant préféré aller au bout de la logique des négociations avec les USA, laissant le duo USraël déclencher une agression militaire massive autant que caractérisée de l’Iran avant même la fin des négociations.
Bien entendu, les pays d’Europe, si prompts à mettre en avant le non-respect du droit international par les autres, n’ont, sauf l’Espagne, pas vraiment dénoncé l’agression contre l’Iran ; plusieurs, par leur support de fait, même si limité, y participent.
Conséquence pratique : la Chine a redécouvert, selon Thierry Meyssan, la définition ONU de l’agression, et modifie ses plans de défense en cas de conflit initié par les USA à propos de Taïwan : la Chine se préparerait à cibler alors les bases US d’Asie – Pacifique.
Ce qui reste à préciser
- Le rôle exact des bases européennes dans les opérations US.
- Les implications économiques pour les monarchies du Golfe.
Citation
« L’Iran pourrait ainsi réclamer aux monarchies du Golfe des dédommagements pour ses dégâts. » — Thierry Meyssan, 2026
Sources
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-03-24 17:00:00 — Site : www.francesoir.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-24 17:00:00 — Slug : lattaque-par-liran-des-bases-us-dans-la-region-du-golfe-persique-agression-par-liran-des-pays-hotes-des-bases-ou-reponse-legitime-a-lagression-conjointe-d
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