Iran : Quand la pendaison devient un sport national
En Iran, la pendaison d’un manifestant de 23 ans, Ali Fahim, illustre la brutalité d’un régime aux abois, qui préfère la corde au dialogue.
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Le 6 avril, l’Iran a encore frappé fort, mais pas dans le sens où l’on pourrait l’espérer. Ali Fahim, 23 ans, a été pendu pour avoir osé manifester en janvier. Oui, vous avez bien entendu : un homme condamné à mort pour avoir exprimé son mécontentement. Pendant ce temps, les autorités continuent de jouer à la guerre avec Israël et les États-Unis, comme si la répression interne était un simple jeu de société.
Ce qui se passe réellement
Ali Fahim a été exécuté après avoir été jugé coupable d’une attaque contre une base de la milice des Bassidji à Téhéran. Le site judiciaire Mizan Online l’a qualifié d' »élément ennemi » impliqué dans des « émeutes terroristes ». En février, lui et six autres hommes ont été condamnés à mort. Quatre d’entre eux, dont deux adolescents, ont déjà été exécutés, laissant les trois autres dans une attente angoissante de leur tour sur la potence.
Après une pause due à la guerre déclenchée le 28 février, les autorités iraniennes ont exécuté dix « prisonniers politiques » en une semaine. Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), ces exécutions s’inscrivent dans une stratégie de survie du régime, qui mène une guerre contre son propre peuple tout en feignant de lutter contre des ennemis extérieurs.
Pourquoi cela dérange
Le procès d’Ali Fahim a été qualifié de « grossièrement inéquitable », présidé par le juge Abolqasem Salavati, surnommé le « juge de la mort ». Ce dernier a été sanctionné par les États-Unis pour son utilisation fréquente de la peine capitale. Les exécutions sont présentées comme des mesures de sécurité, mais elles ne sont rien d’autre qu’un moyen de semer la peur et de réprimer toute forme de dissidence.
Ce que cela implique concrètement
Ces exécutions en série ne sont pas seulement une tragédie humaine, mais aussi un signal alarmant pour la communauté internationale. Les droits humains en Iran sont en chute libre, et la situation des prisonniers politiques doit devenir une condition sine qua non dans toute négociation avec le régime.
Lecture satirique
En somme, l’Iran semble avoir trouvé la solution à ses problèmes internes : la pendaison. Pendant que le régime clame défendre la patrie contre des ennemis extérieurs, il n’hésite pas à sacrifier ses propres citoyens. Un bel exemple de la promesse de sécurité qui se heurte à la réalité de la terreur.
Effet miroir international
Ce tableau n’est pas sans rappeler d’autres régimes autoritaires à travers le monde, où la répression est souvent justifiée par des menaces extérieures. Que ce soit en Russie, en Chine ou ailleurs, la logique est la même : museler la dissidence au nom de la sécurité nationale.
À quoi s’attendre
Si la tendance actuelle se poursuit, nous pouvons nous attendre à une intensification de la répression en Iran. Les voix dissidentes seront de plus en plus étouffées, et les exécutions pourraient devenir une norme, tout cela sous le regard complice de la communauté internationale.



