Inquiétude croissante chez les salariés du transporteur Ziegler en redressement judiciaire
Mise à jour le 2026-03-24 14:20:00 : Le groupe Ziegler, en difficulté financière, a été placé en redressement judiciaire, laissant 1 400 salariés dans l’incertitude.
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Alerte : Aucune confirmation indépendante n’a pu être obtenue à partir de sources fiables. Cette information est à considérer avec prudence.
Le groupe de transport Ziegler a été placé en redressement judiciaire, il y a une quinzaine de jours, en raison de ses difficultés financières. La filiale française, qui compte 1 400 salariés, sera fixée sur son sort mardi 31 mars, lors d’une audience au tribunal de commerce de Lille. En attendant, sur le site de Saint-Etienne, les salariés se mobilisent, et craignent une liquidation.

« Cela fait un mois et demi que nous sommes en poste, mais que nous n’avons rien à faire. Aujourd’hui, on demande des réponses », regrette un salarié de l’agence stéphanoise du groupe de transport Ziegler. Depuis ce matin, les 35 salariés sont mobilisés en attendant d’être fixés sur leur sort. Début début mars, le tribunal de commerce de Lille plaçait l’entreprise Ziegler France, principale filiale du groupe familial belge homonyme, en redressement judiciaire. C’est la direction du groupe, spécialisé dans l’organisation de services internationaux de transport et la logistique, qui en a fait la demande, en raison de graves difficultés financières.
Le 19 décembre dernier, un courrier adressé aux 1 370 salariés répartis sur 58 sites, évoquait déjà l’ouverture d’un protocole de cession de Ziegler France. « On nous parlait alors de cinq repreneurs potentiels. On y a cru ! », poursuit ce salarié.
Comment ce géant du transport a-t-il pu passer d’un excédent de 10 millions d’euros en 2024, à plus de 6 millions d’euros de pertes l’année suivante, sur un chiffre d’affaires annuel de plus de 400 millions d’euros ? Dans un communiqué, l’entreprise met en avant « la dégradation et la perte de certains contrats qui ont fortement pesé sur la trésorerie et les équilibres financiers », dans un contexte concurrentiel et où le prix de l’énergie flambe. La faute à une mauvaise gestion selon ces salariés mobilisés depuis ce matin devant le site stéphanois, comme leurs collègues d’une quarantaine de sites dans le pays.
Verdict mardi 31 mars
« Jusqu’ici, notre activité était bonne. Et puis, la direction du groupe s’est mise à ne plus envoyer les trésoreries nécessaires pour payer les sous-traitants, les fournisseurs, les locatiers (conducteurs, Ndlr). Nous les avons alertés, à maintes reprises, ils ne nous ont pas entendus ». Des retards de paiements qui ont entraîné un arrêt brutal de l’activité mi-janvier sur le site de Saint-Etienne, comme dans d’autres agences partout en France. Depuis, les 35 salariés stéphanois sont inquiets et s’interrogent. « On a pu faire jusqu’à 100 tonnes par jours ici. Aujourd’hui, c’est zéro. On pense que cette situation a été réfléchie par la direction pour pouvoir liquider la plupart de ses agences ».
La filiale française, qui compte 1 400 salariés, sera fixée sur son sort mardi 31 mars lors d’une audience au tribunal de commerce de Lille. Les salariés regrettent le manque de dialogue de la part de la direction, qui se résume ainsi à un courrier. Ils assurent que la direction stéphanoise, elle aussi, tombe de haut. Désormais, ils ne se font plus beaucoup d’illusions sur l’avenir du site.
Vers une liquidation ?
« Aujourd’hui, on souhaite qu’ils fassent un effort sur les indemnités supra-légales, pointe Vincent, un autre salarié. On veut qu’ils payent à la hauteur de ce qu’on a donné à l’entreprise pendant des années. Trouver du travail à 50, 55 ans, alors que beaucoup sont abîmés par des conditions de travail difficiles… cela ne s’annonce pas facile ». Pour eux, la situation est d’autant plus incompréhensible que le dépôt stéphanois est flambant neuf et leur avait permis de pouvoir travailler dans de meilleures conditions. Quant à l’espoir de voir arriver un repreneur, ils n’y croient plus en raison de l’accumulation de dettes, et de la perte de clients, désormais partis chez la concurrence. D’autant que désormais, c’est l’AGS (Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés) qui a pris en charge les salaires.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Le groupe Ziegler a été placé en redressement judiciaire.
- Qui est concerné : 1 400 salariés de Ziegler France.
- Quand : Audience prévue le 31 mars 2026.
- Où : Tribunal de commerce de Lille, France.
Chiffres clés
- 10 millions d’euros : excédent en 2024.
- 6 millions d’euros : pertes en 2025.
Concrètement, pour vous
- Ce qui change : Incertitude sur l’emploi pour les salariés.
- Démarches utiles : Suivre l’évolution du dossier au tribunal.
- Risques si vous n’agissez pas : Perte d’emploi potentielle.
Contexte
Le groupe Ziegler, en redressement judiciaire, fait face à des difficultés financières majeures, impactant ses 1 400 salariés.
Citation
« Cela fait un mois et demi que nous sommes en poste, mais que nous n’avons rien à faire. Aujourd’hui, on demande des réponses » — Salarié de Ziegler, 2026-03-24
Sources
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-03-24 14:20:00 — Site : www.if-saint-etienne.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-24 14:20:00 — Slug : chez-le-transporteur-ziegler-linquietude-des-salaries-if-saint-etienne
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