Ces inondations meurtrières surviennent en dehors de la traditionnelle période des moussons qui, chaque été, font des centaines de victimes dans ces deux pays.


Publié



Mis à jour



Temps de lecture : 2min

Des personnes marchent dans les rues inondées de Peshawar, au Pakistan, le 4 avril 2026. (HUSSAIN ALI / ANADOLU)

Des personnes marchent dans les rues inondées de Peshawar, au Pakistan, le 4 avril 2026. (HUSSAIN ALI / ANADOLU)

Pluies diluviennes, tempêtes, crues… Le Pakistan et l’Afghanistan subissent d’importantes intempéries, qui ont causé la mort de 121 personnes en deux semaines, rapportent samedi 4 avril les agences de gestion des catastrophes dans ces deux pays. « Depuis le 26 mars, 77 personnes ont été tuées et 137 blessées à travers le pays en raison de la pluie et des inondations », a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes (Andma) en Afghanistan, Mohammad Yousuf Hammad.

Au Pakistan, frontalier de l’Afghanistan, les intempéries ont fait 44 morts depuis le 20 mars, selon les autorités. Dans la province du Balouchistan, dans le sud-ouest du pays, le bilan est de 12 morts depuis le 20 mars, tandis qu’au moins 32 ont péri dans la province septentrionale de Khyber Pakhtunkhwa depuis le 25 mars, a détaillé l’Agence provinciale pour les situations d’urgence.

Cette région frontalière est régulièrement endeuillée par des calamités climatiques, notamment pendant la saison de la mousson, qui débute habituellement au mois de juin et s’achève en septembre. En 2025, les intempéries survenues lors de cette période avaient fait plus de 700 morts dans le pays, dont un grand nombre dans cette région montagneuse.

En Afghanistan, les pluies ont aussi entraîné la fermeture de nombreuses routes, dont celle reliant Kaboul à la ville de Jalalabad, dans l’est du pays. Dans ces conditions, l’Andma a appelé les Afghans à « rester loin des rivières et des cours d’eau, ainsi qu’à suivre les prévisions météo attentivement ».

Plus de 60 personnes avaient trouvé la mort en janvier en Afghanistan en raison d’importantes chutes de neige et de pluie. Ce pays d’Asie centrale, déjà appauvri et meurtri par des décennies de guerre, est l’un des plus exposés au changement climatique dans le monde. « La vague de pluie, continue depuis le début du printemps, peut renforcer les nappes phréatiques et permettre une croissance du secteur agricole », a estimé le porte-parole de l’Andma, tout en soulignant qu’« elle cause aussi des pertes humaines et financières » et a détruit plus de 2 000 hectares de terres agricoles.

Inondations meurtrières : Quand la météo se moque des promesses politiques

Des pluies diluviennes en dehors de la saison des moussons ont causé 121 morts en deux semaines au Pakistan et en Afghanistan, révélant l’inefficacité des politiques climatiques.

INTRODUCTION

Les inondations meurtrières qui frappent le Pakistan et l’Afghanistan ne sont pas seulement un désastre naturel, mais un véritable coup de théâtre climatique. Alors que les gouvernements se pavanent avec des promesses de résilience face au changement climatique, la réalité est bien plus cruelle. Qui aurait cru que la météo pouvait être si sarcastique ?

Ce qui se passe réellement

Depuis le 26 mars, 121 personnes ont perdu la vie à cause des intempéries, dont 77 en Afghanistan et 44 au Pakistan. Les autorités, tout en se battant contre les éléments, semblent également se battre contre leur propre incompétence. Dans la province du Balouchistan, 12 personnes ont trouvé la mort, tandis qu’au Khyber Pakhtunkhwa, 32 autres ont péri. Ces chiffres sont d’autant plus tragiques qu’ils surviennent en dehors de la traditionnelle saison des moussons, qui fait habituellement des centaines de victimes chaque été.

Pourquoi cela dérange

Cette situation met en lumière les incohérences des discours politiques. Les gouvernements, qui se vantent de leur capacité à gérer les crises climatiques, se retrouvent face à une réalité bien différente. Les promesses de protection et de préparation s’effondrent aussi vite que les infrastructures sous les eaux. En 2025, les intempéries avaient déjà causé plus de 700 morts, mais apparemment, les leçons n’ont pas été tirées.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont désastreuses : routes fermées, terres agricoles détruites, et des milliers de personnes laissées à la merci des éléments. En Afghanistan, les routes reliant Kaboul à Jalalabad sont désormais impraticables, et l’Autorité nationale de gestion des catastrophes (Andma) appelle les citoyens à « rester loin des rivières ». Une recommandation qui, à ce stade, semble presque comique.

Lecture satirique

Il est presque ironique de constater que les gouvernements, qui se présentent comme des champions de la lutte contre le changement climatique, semblent totalement déconnectés de la réalité. Pendant ce temps, les populations subissent les conséquences de cette inaction. On pourrait presque croire que les dirigeants espèrent que les inondations se contenteront de faire des ravages dans les zones rurales, loin des yeux des médias.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs dans le monde. Pendant que les gouvernements du Pakistan et de l’Afghanistan échouent à protéger leurs citoyens, d’autres pays, comme les États-Unis ou la Russie, continuent de faire des promesses vides tout en renforçant des politiques qui aggravent la crise climatique. Un bel exemple de déconnexion entre discours et actions.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, il est à craindre que ces catastrophes deviennent la norme plutôt que l’exception. Les gouvernements devront, à un moment donné, faire face à la réalité et prendre des mesures concrètes. Mais pour l’instant, il semble que les promesses resteront des mots vides.

Sources

Source : www.franceinfo.fr

Visuel — Source : www.franceinfo.fr
Des personnes marchent dans les rues inondées de Peshawar, au Pakistan, le 4 avril 2026. (HUSSAIN ALI / ANADOLU)


Cet article, fidèle aux faits, se veut une critique mordante des incohérences politiques face à une réalité climatique de plus en plus pressante.

Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire