Inflation : Quand la guerre au Moyen-Orient fait exploser les prix à la pompe

L’inflation aux États-Unis atteint 3,3% sur un an, un coup dur pour les ménages, surtout ceux à revenus modestes.

Le mois dernier, l’inflation a pris un virage à 180 degrés aux États-Unis, atteignant 3,3% sur un an. Ce n’est pas la dernière série de Netflix qui a fait grimper les prix, mais l’envolée des tarifs à la pompe, conséquence directe de la guerre au Moyen-Orient. Qui aurait cru qu’une guerre à des milliers de kilomètres pouvait avoir un tel impact sur le porte-monnaie des Américains ?

Ce qui se passe réellement

Selon des données officielles publiées vendredi, l’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 2,4% sur un an en février. Mais entre février et mars, les prix à la pompe ont explosé de 21,2%. Une telle augmentation mensuelle n’avait pas été observée depuis 1967, selon le service statistique américain BLS. Même en excluant les prix volatils de l’énergie et de l’alimentation, l’inflation s’est accélérée à 2,6% contre 2,5% un mois plus tôt.

Un gros impact pour les revenus moyens et modestes

Étonnamment, même en étant le premier producteur mondial de pétrole, les États-Unis ne sont pas à l’abri de la flambée des prix due au blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz. Actuellement, un gallon d’essence ordinaire coûte en moyenne 4,15 dollars, contre environ 3 dollars juste avant la guerre. « La guerre en Iran a des répercussions économiques évidentes qui pèsent lourdement sur les ménages à revenus moyens et modestes », commente Heather Long, économiste de la banque Navy Federal Credit Union.

« Que le début »

La hausse des prix de l’essence, du gazole et des billets d’avion se fait déjà sentir et met les ménages américains à rude épreuve. « Et ce n’est que le début », prédit Heather Long, qui s’attend à voir les coûts d’alimentation et de transport augmenter en avril.

>> Lire également : Diesel et kérosène menacés de pénurie d’ici quatre à cinq mois

L’exécutif américain, élu sur la promesse de redresser le pouvoir d’achat, assure que les perturbations économiques seront temporaires. Mais qui peut encore croire à ces promesses ? La banque centrale des États-Unis vise une hausse des prix limitée à 2%, un objectif qu’elle n’a pas atteint depuis cinq ans, en raison d’une succession de chocs, de la pandémie de Covid-19 à la guerre en Ukraine.

Pourquoi cela dérange

Les promesses de l’exécutif sont aussi crédibles qu’un mirage dans le désert. Alors que les prix flambent, les discours rassurants semblent déconnectés de la réalité vécue par les ménages. On nous parle de redressement du pouvoir d’achat, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : les ménages doivent faire face à une réalité bien plus dure.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : les ménages à revenus modestes, déjà à la peine, doivent désormais choisir entre faire le plein ou remplir le frigo. Les coûts d’alimentation et de transport vont continuer à grimper, rendant la vie quotidienne encore plus difficile pour ceux qui peinent déjà à joindre les deux bouts.

Lecture satirique

Le gouvernement américain, en jouant les pompiers de service, semble ignorer que les flammes de l’inflation ne se maîtrisent pas avec des promesses en l’air. Les discours politiques sont aussi déconnectés que les dirigeants qui les prononcent, et la réalité économique ne fait que souligner leurs contradictions. « Tout ira bien », disent-ils, tandis que les prix continuent de grimper comme un ballon de baudruche sous l’effet de la chaleur.

Effet miroir international

À l’étranger, des politiques autoritaires comme celles de la Russie ou de la Chine exploitent également les crises pour renforcer leur emprise sur la population. Pendant ce temps, les États-Unis, en proie à leurs propres contradictions, semblent suivre le même chemin, où les promesses de prospérité se heurtent à une réalité bien plus sombre.

À quoi s’attendre

Les projections ne sont guère encourageantes. Si la tendance actuelle se poursuit, les ménages américains devront se préparer à des mois difficiles, avec des coûts d’alimentation et de transport en hausse. Les promesses de stabilisation des prix semblent aussi crédibles qu’une pièce de monnaie lancée en l’air.

Sources

Source : www.rts.ch

Visuel — Source : www.rts.ch
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