Infirmiers à Moorea : Quand le ministère de la Santé joue à cache-cache

Une seule candidature pour deux postes d’infirmiers vacants, et chacun se renvoie la balle. La santé publique, un jeu d’enfants ?

À Moorea, le ministère de la Fonction publique, de l’Emploi, du Travail, de la Modernisation de l’administration, du Développement des archipels et de la Formation professionnelle (MFT) nous assure que pour le remplacement de deux postes d’infirmiers vacants, une seule candidature a été reçue. Et pendant ce temps, le cabinet de Vannina Crolas, tel un enfant dans un jardin d’enfants, refuse de prendre ses responsabilités et accuse le ministère de la Santé de ne pas faire son travail. “Si le ministère de la Santé ne nous envoie pas les dossiers en temps et en heure, nous, on ne peut pas savoir s’ils arrivent en fin de contrat”, s’exclame-t-il. Bravo, les champions de la responsabilité !

Ce qui se passe réellement

Le MFT affirme que le dossier est en cours de traitement, mais il semble que les prévisions soient aussi floues qu’un brouillard matinal. Le ministère de la Fonction publique insiste sur le fait qu’il “faut qu’il y ait des prévisions à leur niveau” pour éviter de telles situations. Pendant ce temps, le directeur de la Santé, Francis Spaac, admet qu’il y a eu “un retard dans les recrutements” et que la situation s’est aggravée avec les arrêts maladie. Résultat : le personnel en place doit jongler avec une surcharge de travail, tout en faisant des heures supplémentaires. Qui a dit que la santé était un secteur tranquille ?

Pourquoi cela dérange

Les incohérences sont légion. D’un côté, on nous dit que la procédure de renouvellement des contrats a été faite “en temps et en heure”, mais de l’autre, on apprend que le calendrier était défavorable à cause d’un “changement de statut des infirmiers”. On dirait un mauvais scénario de sitcom où les personnages se renvoient la balle sans jamais prendre leurs responsabilités.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : une pénurie de soignants qui met en péril la santé des habitants de Moorea. Les infirmiers en place sont déjà surchargés, et la situation pourrait rapidement devenir critique. Qui s’en soucie ? Apparemment, pas ceux qui sont censés gérer la situation.

Lecture satirique

Le discours politique est un véritable festival de contradictions. D’un côté, on prône l’importance d’une bonne gestion des ressources humaines, et de l’autre, on laisse les infirmiers se débrouiller avec des contrats non renouvelés. C’est un peu comme si l’on disait à un pompier de ne pas s’inquiéter des incendies tant qu’il a un seau d’eau à portée de main.

Effet miroir international

Si l’on regarde au-delà des frontières, on peut voir des parallèles avec des politiques autoritaires qui se moquent de la santé publique. Aux États-Unis ou en Russie, les gouvernements semblent souvent plus préoccupés par leur image que par le bien-être de leurs citoyens. À Moorea, on ne fait pas exception à la règle.

À quoi s’attendre

À moins que des mesures concrètes ne soient prises rapidement, la situation risque de s’aggraver. Les promesses de renouvellement des contrats ne suffisent pas à masquer l’inefficacité d’une administration qui semble se complaire dans le chaos.

Sources

Source : www.tahiti-infos.com

“Réduction de la capacité d'accueil en hospitalisation” à Moorea
Visuel — Source : www.tahiti-infos.com
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