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«À la lumière de l’histoire, l’infirmière comprendra que l’exercice de son métier et de sa vocation sont liés aux conditions générales d’éducation et de liberté obtenues. Quand celles-ci progressent, les infirmières avancent et quand elles reculent, elles coulent.» Lorsque la Canadienne Mary Adelaide Nutting écrit ces lignes en 1907, elle n’est pas seulement la première infirmière à occuper une chaire universitaire; elle pose le diagnostic d’un siècle de luttes à venir. En ce matin d’avril 2026, à l’entrée du Palais de Rumine à Lausanne, ces mots résonnent avec une urgence nouvelle.
L’exposition «Soins infirmiers: passé, présent… et futur?», portée par l’Institut et Haute École de la Santé La Source en collaboration avec le CHUV et l’UNIL, dresse le portrait d’un métier essentiel, mais souvent invisibilisé malgré un regain d’intérêt collectif durant la pandémie de Covid-19. Ce projet de médiation culturelle, soutenu par le Fonds national suisse (FNS) via le programme Agora, ambitionne de modifier le regard du public sur la profession en convoquant ses grandes pionnières.
Infirmières : entre dévouement et invisibilité, un héritage occulté
Alors que les promesses de reconnaissance se multiplient, la réalité des soins infirmiers reste désespérément dans l’ombre.
En 1907, Mary Adelaide Nutting, pionnière canadienne des soins infirmiers, écrivait déjà que l’exercice de cette profession est intrinsèquement lié aux conditions d’éducation et de liberté. Un siècle plus tard, à Lausanne, ses mots résonnent avec une ironie mordante : les infirmières avancent quand les conditions s’améliorent, et coulent quand elles reculent. En avril 2026, l’exposition « Soins infirmiers : passé, présent… et futur ? » tente de faire briller la lumière sur un métier essentiel, mais souvent invisibilisé, malgré un regain d’intérêt durant la pandémie de Covid-19.
Ce qui se passe réellement
L’exposition, portée par l’Institut et Haute École de la Santé La Source, en collaboration avec le CHUV et l’UNIL, dresse un portrait des grandes pionnières des soins infirmiers. Soutenue par le Fonds national suisse (FNS), elle vise à modifier le regard du public sur cette profession. Mais, à l’heure où les applaudissements pour le personnel soignant se sont tus, la question demeure : ces efforts sont-ils suffisants ?
Pourquoi cela dérange
La contradiction est flagrante : alors que les discours politiques vantent le dévouement des infirmières, les conditions de travail restent précaires. Les promesses de revalorisation salariale se heurtent à la réalité d’un système de santé en crise. Qui peut croire que l’on valorise réellement un métier lorsque les infirmières continuent de travailler dans des conditions indignes ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : un manque de personnel, des burnouts, et une profession qui peine à attirer de nouvelles recrues. Les promesses de reconnaissance se heurtent à la réalité d’un système qui préfère investir dans des discours plutôt que dans des solutions concrètes.
Lecture satirique
Ah, la politique ! Toujours prête à brandir des slogans sur le respect des soignants, mais incapable de fournir les moyens nécessaires pour que ce respect se traduise dans la réalité. Les discours politiques sont déconnectés du réel, oscillant entre promesses grandioses et une gestion calamiteuse des ressources humaines. Qui aurait cru que le dévouement des infirmières serait récompensé par des heures supplémentaires non payées et des salaires dérisoires ?
Effet miroir international
En observant les dérives autoritaires à l’international, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec la gestion des soins de santé. Aux États-Unis, la lutte pour des soins accessibles s’accompagne de discours politiques qui semblent ignorer la réalité des hôpitaux. En Russie, le contrôle de l’information sur la santé publique rappelle que la transparence est souvent la première victime des régimes autoritaires.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, on peut s’attendre à une aggravation de la situation. Les infirmières continueront de se battre pour leur reconnaissance, mais à quel prix ? La société devra-t-elle encore attendre une nouvelle crise pour réaliser l’importance de ces héroïnes du quotidien ?



