Indre-et-Loire : Le silure, un superprédateur qui menace l’équilibre écologique

Mise à jour le 2026-03-10 18:43:00 : Une consultation publique interroge sur la nécessité de contenir la prolifération du silure, un poisson d’eau douce envahissant.

Alerte : Aucune confirmation indépendante n’a pu être obtenue à partir de sources fiables. Cette information est à considérer avec prudence.

Le silure, ce gros poisson d’eau douce qui peut atteindre plusieurs mètres de long, a été introduit artificiellement dans les années 80. Une consultation publique, dans le cadre d’un projet de décret, pose cette question : faut-il contenir sa prolifération ?

Le silure, une espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques ? C’est la question que pose la consultation publique en amont d’un projet de décret. Concrètement, ce décret inscrirait le silure dans la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques, une liste différente de celles des espèces nuisibles par exemple. Ce poisson d’eau douce, superprédateur introduit par l’homme dans les années 80, est présent dans la Loire, l’Indre et le Cher, mais aussi dans presque tous les cours d’eau de France. Une omniprésence qui finit par menacer certaines espèces locales, notamment les espèces migratrices qui passent par nos rivières, comme la lamproie ou le saumon.

« C’est un sujet polémique »

Sur le constat, tout le monde ou presque est d’accord. Des études scientifiques, avec l’appui de nombreuses données, le prouvent. La question, c’est maintenant que la population de silures est bien installée, et impossible à éradiquer, quelle est la solution ? Là-dessus, les pêcheurs eux-mêmes ont des avis divergents, constate Dominique Ribreau, président de la fédération de pêche d’Indre-et-Loire : « C’est du 50/50, mais c’est sûr que c’est un sujet polémique. » Les prélèvements coûtent cher et risquent de ne pas fonctionner car le silure est très fécond. Et les pêcheurs sportifs, avides de grosses prises, trouvent en l’espèce du silure un moyen de ferrer des poissons de la taille que les carpes ou les brochets ne pourront jamais atteindre. D’autres critiquent sa prolifération au détriment d’autres espèces de poisson. C’est le cas de Philippe Boisneau, l’un des derniers pêcheurs professionnels de la Loire : « Avant, des milliers de saumons remontaient la Loire, maintenant, on en compte 70. Une étude scientifique montre que plus de 80% des lamproies marines sont mangées par le silure avant d’avoir pu se reproduire. »

Sauf qu’aujourd’hui, « même si on le voulait, on ne pourrait pas éradiquer le silure » souligne le pêcheur, aussi chercheur scientifique. Si ce projet de décret venait à voir le jour, il ne changerait pas grand-chose, explique Philippe Boisneau : « [le texte] interdit l’introduction du silure dans les milieux où il n’existe pas. Ce n’est pas la peine de propager cette espèce ailleurs, compte tenu des dégâts qu’elle a faits. » Autrement dit, pas d’obligation à tuer le silure une fois pêché, pas de prélèvement, mais plutôt une contenance de la population pour « donner une chance de survie aux espèces menacées » ajoute le pêcheur. Un projet de décret qui va donc dans le bon sens selon Philippe Boisneau, même si il arrive « vingt ans après les cris d’alerte de nous, professionnels. J’ai peur qu’il ne soit peut-être trop tard. »

« La nature va se rééquilibrer », assure Damien Buzance, chargé de mission à la fédération de pêche d’Indre-et-Loire. « On observe un plateau après le pic de prolifération du silure », explique-t-il, « Ensuite, ça va baisser pour se mettre à niveau. C’est ce qu’on a observé avec le sandre, c’est une dynamique classique de population. » Alors Damien Buzance insiste : « Il faut apprendre à composer avec. Aujourd’hui, le silure est présent. Alors pour protéger les espèces locales, il faut travailler sur les milieux aquatiques : améliorer la qualité de l’eau, éviter les obstacles dans les parcours de migration, préserver la végétation aquatique. Des facteurs bien plus importants dans la préservation des espèces locales que la présence, ou non, du silure : si les poissons locaux sont bien installés dans leurs milieux, ils survivent à cette introduction. »

Ce qu’il faut savoir

  • Le fait : Le silure est un superprédateur introduit dans les années 80, menaçant les espèces locales.
  • Qui est concerné : Les pêcheurs, les écologistes et les autorités locales.
  • Quand : Consultation publique en cours, décret à venir.
  • Où : En France, principalement dans la Loire, l’Indre et le Cher.

Sources

Source : France Bleu

Source : Consultation publique

Visuel d’illustration — Source : www.francebleu.fr

Source d’origine : Voir la publication initiale

Date : 2026-03-10 18:43:00 — Site : www.francebleu.fr


Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets

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Publié le : 2026-03-10 18:43:00 — Slug : indre-et-loire-le-silure-une-espece-qui-desequilibre-lenvironnement-ici

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